Conditions de succès de l’intervention chirurgicale
dans l’occiusion intestinaie.
{Journal de thérapeutique de Gubler, 1876, p. 485,531 et 569.)
A l’époque où parut ce travail, la laparotomie commençait seulement à prendre une place dans le traitement de l’étranglement interne. Une thèse soutenue à Paris, en 1872, celle de Delaporte, et plusieurs travaux publiés à l’étranger, en Angleterre surtout, avaient imprimé une nouvelle impulsion à cette question de premier ordre. J’entrepris l’analyse
et la critique dfe ces travaux en vue d’établir solidement les bases des indications et contre‘indications respectioes de l'ouverture du ventre et de Vanus artificiel, je résumai mes-idées de la manière suivante ;
« Toutes les fois que l’agent de l’étranglement; ou la cause de l’obstruction, est extérieur à Vintestin (brides pleines ou creuses, cicatricielles ou épiploïques, noeuds diverticulaires, orifices normaux ou' anormaux, hernies internes, tumeurs), la: gastrotomie ou laparotomie est indiquée en principe. Au contraire, toutes les fois que l’état anatomique de l’intestin est tel que l’agent Æétranglement ne peut être supprimé, ni la cause matérielle de V étranglement écartée, V entérotomie seule est rationnelle à titre de ressource suprême et comme répondant à l’indication la plus pressante, qui est de vider l’intestin, au-dessus du point d’arrêt des matières (rétrécissements, polypes, dégénérescences diverses, etc.).. En ce qui concerne le volvulus ou torsion, et l’invagination, la question est plus délicate. »
C’est que, en effet, pourcedernieraccidentsurtout, l’expectationn’avait pas donné de très mauvais résultats (27 p, iOO sur les 557 cas empruntés à la statistique de Lichtenstern), et l’on pouvait se demander si la laparotomie ferait beaucoup mieux. Aujourd’hui on n’en douterait plus, mais l’intervention précoce seule offre des chances sérieuses de succès.
Actuellement comme jadis, la question du diagnostic prime tout; diagnostic absolu et complet à peu près impossible dans beaucoup de circonstances, ce qui justifie les audaces devenues d’ailleurs très banales de la laparotomie exploratrice.
Dominé par cette idée,, j’ai partagé toutes les éventualités de la clinique en trois groupes :
1“ Cas où un diagnostic précis est possible ;
2“ Cas où l’on peut arriver à un diagnostic probable.;
3» Cas où un diagnostic certain ou niême probable est impossible.
Suivent de minutieuses indications relatives au manuel opératoire des deux opérations et l’affirmation énergique de l'a nécessité des interventions précoces.
24. — Du traitement des fistules stercorales et de l’anus contre nature.
Congrès franc, de chir., 1895, p. 224.)