Traitement des fistules stercorales
et des anus contre nature.
[Clin, chir., 1904, XXXIV, p. 428.)
Le premier de ces travaux renferme une classification des fistules stercorales et des anus contre nature étroits ou larges, qui peut être de quelque utilité dans la pratique. Il .est surtout consacré à la réhabilitation de la méthode de Dupuytron [entérotomie, que j’appelle kentrotomie), trop délaissée pour des raisons insuffisantes, et qui, .en tout cas, au point de vue de la mortalité, se montre très avantageuse, par rapport à la résection intestinale encore très grave en 1895. Ace moment, les 3,54 p. 100 de mortalité après la kentrotmie, suivie ou non d’autoplastie de l’orifice, s’opposaient aux 26,49 .p. 100 de la résection.
J’ai rappelé que le traitement opératoire des .petites.fistules était loin d’être simple et qu’il pouvait même être dangereux. J’ai tait valoir l’exoéllence de la méthode de Dupuytren dans .beaucoup de cas; mais j’ai affirmé pour certains autres la nécessité d’opérations comme Ventérorraphie'latéraleique 'i’eà proposé delaire après la destruction de l’éperon ) et la résection avec suture bout à bout.
Fort heureusement, le pronostic de.cette dernière est devenu moins sévère depuis cette époque; mais il y a encore à compter sérieusement avec le péril qu’elle comporte.
Dans les deux communications qui suivent ont été rapportées des observations à’anus contre nature vaginal que j’avais pu guérir, malgré leur grande étendue et certaines complications très spéciales, par la suture à deux plans précédée par des applications de l’entérotome ; j’ai mentionné aussi un anus ombilical guéri par la 'kentrotomie et un inguinal pour lequel la résection s’est finalement montrée indispensable.
Le diagnostic des tumeurs du ventre offre quelquefois des difficultés particulières. Ceci est vrai surtout quand des niasses inflammatoires développées dans l’épaisseur de la paroi intestinale, dans le gros intestin spécialement, prennent des apparences de tumeurs malignes.
Ce travail est basé sur l’observation très complexe d’un malade chez qui toute une série de symptômes, et particulièrement une tuméfaction considérable de la région ombilicale de l’abdomen, avaient fait croire è l’existence d’une néoplasie cancéreuse très étendue et déjà difficilement opérable. La disparition rapide de ces masses par un traitement très simple, dans lequel le repos au lit entrait pour une grande part, trancha définitivement la question.
A cette occasion, je recherchai dans la littérature médicale, les faits, d’ailleurs peu nombreux, qu’il était permis de rapprocher de celui-ci. Indépendamment des périgastrites qui ont été signalées depuis plusieurs années déjà, et de ces épiploïtes dont il a été question plus haut, je découvris des appendicites chroniques hyperplasiques (Lejars), des
de faits ou l’erreur de diagnostic avait été commise ou bien près d Il est à remarquer que la localisation de ces masses inflamma développement chronique ou subaigu autour du côlon transoer. tout à fait exceptionnelle. C’est pourquoi j’ai dû insister ai certaine complaisance sur la valeur démonstrative du cas qui personnel.
l’appendicite
traitement.
31, — Infection et intoxication dans l’appendicite.
{Bull, de l’Acad. de méd., 1898, t. XL, p, 412.)