Traitement des plaies artério-veineuses
(Buü. de là Soc. de chir., 1881.)
Dans ce travail lu devant la Société de chirurgie, mais resté inédit par suite de perte de mon manuscrit, j’ai développé cette idée que, s’il s’agit de la blessure d’une grosse artère et d’une grosse veine, la ligature des quatre bouts doit être faite d’emblée, et que le même traitement convient s’il se produit des hémorragies répétées quelques jours après la blessure de vaisseaux moyens.
39. — Anévrysme traumatique du tronc tibio-péronier guéri par des Injections sous-cutanées de sérum gélatlné.
{Bull, de rÀcad. de mid., 1905, vol. LUI, p. 365.)
Le siège de la dilatation artérielle était tel que l’extirpation du sac devait inévitablement entraîner la gangrène de la jambe ; il eût fallu, en effet, interrompre la circulation dans toutes les branches de division et dans les principales collatérales du tronc péronier; or la circulation anastomotique n’avait pas eu le temps de se constituer.
Après quelques jours de douce compression directe combinée avec la flexion moyenne de la jambe sur la cuisse, je mis à profit la méthode des injections sous-cutanées de sérum gélatiné préconisée et employée avec succès par MM. Lancereaux et Paulesco pour le traitement des anévrysmes des grosses artères du thorax et de la base du cou, et je fis à ce blessé six injections sous-cutanées de 200 grammes de sérum gélatiné parfaitement stérilisé, à cinq ou six jours d’intervalle. J’obtins ainsi une guérison complète, et je pus montrer le malade à la Société de chirurgie, dans un état absolument satisfaisant (BuU. de la Soc. de chir., 1905, t. XXI, p. 295).
Cette méthode ne peut pas être substituée systém.atiquement à la méthode sanglante, qui a donné, en somme, de très beaux résultats ; mais on peut prévoir les cas où celle-ci exposerait trop au péril de la gangrène et où le malade ne pourrait pas supporter l’anesthésie générale. Le sérum gélatiné, employé prudemment, mais aussi à doses suffisantes, pourrait y suppléer avantageusement.
40. — Anévrysme de l’artère axillaire gauche traité par les injections sous-cutanées de sérum gélatiné.
(Bull, de la Soc. de chir., 1911, p. 198.)
Autre application de cette méthode qui, après dix injections de 180 à 200 centimètres cuhes, amena dans la poche des changements favorables se traduisant par une diminution de près de moitié en longueur et en largeur. De O^.OTh en longueur sur O^.Ob de largeur, elle s’était réduite finalement à 0'“,043 sur 0“,033, et ces résultats se sont maintenus.