‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 45 sur 152 · Le traitement ambulatoire des fractures · texte numérisé non relu

Le traitement ambulatoire des fractures

{Bull, de la Soc. de chir., 1897, t. XXIII„p. 296, et antérieurement Thèse de doctoral de Lapeyre, Paris, 1893-1894, n» 185.)

C’étaient les premiers essais faits à.Paris de traitement des fractures de jambe sans immobihaation .au lit, au moyen d’appareils en plâtre fabriqués d’une façon .spéciale conformément à la méthode de Dollinger (de Budapest). L’idée a été reprise .ultérieurement.et suivie par mes collègues Reclus et .Pierre Delbet.

37. — Implantation d’os décalciflé dans les cavités osseuses pathologiques et à la suite des ablations d’os.

(Voy. Thèse de doctorat deiBusoARUST, Paria, 1891-1892, n» 4 ; Études de Clin, chir., p. 22-227, et Congrès franç. de chir., 1893, p. 245.)

Sayre (de New-York) avait employé ce moyen, mais sous la forme de petits fragments. Kümmél (de Hambourg) avait procédé plus largement en substituant un fragment déjà volumineux à un petit os, comme le premier métacarpien, enlevé en entier. .J’allai plus loin en bourrant de grandes cavités osseuses avec autant de longues et épaisses lamelles qu’il en fallait pour les combler, et en remplaçant de cette façon des groupes, d’os, comme le carpe et le tarse.

La greffe d’os mort ne persiste pas; le fait fut parfaitement démontré

dès le début, de ces essais. Elle disparaît inévitablementet on entier; mais (les expériences de Buscarlet, mon interne, l’ont bien établi), dès sa mise en place, elle deoient le siège d’une infiltration active par les leucocytes et les cellules médullaires provenant des tranches voisines de l’os. Ces cellules se transforment en tissu fibreux bien avant que la résorption de la greffe se soit entièrement accomplie, et ce tissu peut lui-même se transformer partiellement en tissu osseux, ou du moins se calcifier.

Après avoir eu recours bien souvent à cette méthode depuis mes premières tentatives, je suis arrivé aux conclusions suivantes :

Résultats médiocres, à la suite des substitutions totales dans les cas d’ostéites tuberculeuses du carpe ou du tarse, ou de résections des os longs sur une certaine longueur.

Résultats parfois excellents, d’autres fois simplement assez satisfaisants après l’obturation des cavités d’évidement pour ostéomyélite ou tuberculose, mais surtout pour l’ostéomyélite diaphysaire. Dans ces cas, j’ai obtenu des guérisons absolues eh moins de trois semaines, après suture des téguments par-dessus la cavité obturée et drainage temporaite. J’ai obtenu des guérisons plus lentes, mais encore complètes, après l’obturation des cavités de l’extrémité inférieure du fémur, si rebelles à tous les traitements. Plusieurs applications d’os décalcifié ont été quelquefois nécessaires. Parfois aussi, il faut le reconnaître, cette méthode a échoué entièrement, comme du reste toutes les autres méthodes d’obturation osseuse.

Page 1