Contribution à l’histoire de l’extraction des calculs
du rein.
(Bull, de l'Acaci. de méd., 1881, p. 194, et Bull, de thérap. méd, chir., 1882, p. 337.)
Il a déjà été question des deux faits rapportés dans ce travail : d’une part, inùision d'une très considérable collection purulente rénale et extraction par fragments d’un gros calcul du poids de 32 grammes ; d’autre part, tentative de néphrolithotomie réduite au débridement de la capsule propre du rein et au ponotionnement explorateur multliple de l’organe.
Je rappelle seulement que ces deux faits, qui remontent à 1881 et 1882, ont été, avec ma première néphrectomie, le prélude du mouvement chirurgical concernant la chirurgie rénale, qui n’a eu son plein développement en France que plusieurs années après.
54. — Néphrectomie pour une fistule urinaire Inguinale résultant de l’incision d’une hydronéphrose, suivie de guérison.
(Buü. de l’Acad. de méd., 1881, p. 1412, et Arch. gén. de méd., 1884, p. 641.)
Il a déjà été question de ce fait plus haut. Je rappellerai seulement ici que la première néphrectomie avait été faite en France par Léon Le Fort, trois mois auparavant et sans que j’en eusse connaissance, pour une fistule urétérale consécutive à une ovariotomie ; l’opérée avait succombé rapidement.
Mon opération fut la seconde en date et fut suivie de succès. Elle consista dans Vextirpation du rein avec le sac rétracté de Vhydronéphrose et dans des débridements profonds de la fistule inguinale. L’ancien trajet drainé jusqu’à sa partie la plus élevée se combla entièrement au bout d un certain temps. Uopéré est resté en excellente santé jusqu’à ce jour.
— Hystérectomie par la voie vaginale pour un cancer de l’ntérus.
(Bull, de la Soc. de chir., 1885, p. 738.)
Cette opération fut une des premières exécutées en France. Elle avait suivi de près celles de Démons, Péan, Dudon, Tillaux, Terrier, Trélat
et Gillette. J’avais employé un système de ligatures étagées, posées sur les ligaments larges avant leur section, au moyen d’aiguilles mousses recourbées, cannelées sur le dos et à chas largement percé, que j’avais fait construire tout exprès. J’ai reconnu depuis lors que ce procédé était compliqué, et je me suis rallié à l’emploi des pinces à demeure pour l’hémostase définitive.
66. — De la cure dite radicale du varicocèle d’après 16 observations personnelles. — Exposé d’un procédé d’excision du scrotum.
{Ann. des mal. des org. génito-urinaires, 1887, p. 14 et 92.)
Ce travail se compose de deux parties principales. La prêmière a pour objet Vexamen critique de certains procédés de cure radicale. La seconde se subdivise en deux chapitres, dont l’un est l’exposé de sept nouvelles observations de varicocèles opérés, et dont l’autre fait connaître dans ses détails un procédé nouveau dexcision du scrotum par lequel je pense avoir simplifié le manuel opératoire. J’y ajoute la description de ce que j’appelle l’excision combinée.
Parmi les procédés seuls dignes d’examen à cette époque, j’ai étudié surtout la ligature des veines avec ou sans excision, et le procédé de Horteloup que j’avais employé avec de bons résultats dans 6 cas sur 8.
h’excision du scrotum à temps successifs que j’ai imaginée peut s’exécuter sans appareil instrumental, sauf mes pinces à hystérectomie vaginale, que j’utilise de la manière suivante :
Après avoir refoulé les testicules le plus haut possible, je place une des pinces sur le scrotum, le bec tourné vers le périnée, la concavité en haut. A une distance d’un centimètre en dedans de cette concavité, je traverse de part en part le scrotum avec quatre ou cinq crins de Florence. J’excise alors avec un bistouri tout le pli de scrotum qui dépasse le bord convexe des pinces, et immédiatement je serre et je noue les crins de Florence.
Je répète ce temps opératoire deux fois encore, en me rapprochant de la racine de la verge.
Ce que j’appelle l’excision combinée consiste à faire d’abord l’excision du faisceau veineux à la sortie du canal inguinal et à pratiquer ensuite la résection des bourses. On doit s’arranger pour que la ligne de section
de cette dernière vienne se confondre à sa partie supérieure avec i’extrémité inférieure de l’incision inguinale.
Ma pratique, basée sur mes quinze premières opérations et sur un grand nombre d’autres qui les ont suivies, m’a conduit aux conclusions suivantes :
1“ L’opération fondamentale pour le traitement du varicocèle consiste dans l’excision plus ou moins étendue du principal faisceau veineux
2» A cette excision, on doit ajouter un résection plus ou moins large des bourses, si celles-ci sont plus ou moins pendantes, résection limitée ou portant sur toute leur hauteur depuis le périnée jusqu’à la racine de la verge, ou mieux jusqu’à la région inguinale ;
3» L’excision combinée me paraîtassurertrèscomplètementi’exécution de cette intervention complexe.
57. — De la vaglno-flxatton utérine pour le traitement des rétrodéviations. (En collaboration avec .M. R. Pichevin.)
(Congrès de gÿnécalogie, d'oistétriqae et de pédiatrie de Bordeaux, 1895.)
Le nombre de mes publications relatives aux déviations de l’utérus en arrière montre de quelle constante préoccupation cette question a étél’objetdemapart. Question éminemment délicate, complexe, et qui ne comporte pas une solution unique. Aussi mes tâtonnements ont-ils été nombreux. Opération d’Alexander, raccourcissement intra-abdominal des ligaments ronds, hystéropexie abdominale, vagino-fixation, toutes ces opérations pouvant se combiner avec l’amputation du col et la vagino-périnéorraphie, j’ai tout employé, et je suis arrivé à cette conviction que les raccourcissements intra-abdominaux des ligaments, ceux surtout que l’on associe à l’amputation du col et aux opérations plastiques sur le vagin et le périnée, représentaient la méthode la plus digne de confiance.
La fixation de l’utérus à la paroi antérieure du vagin, après ouverture du cul-de-sac péritonéal vésico-utérin, est une opération intéressante à laquelle, M. Pichevin et moi, nous avons tâché d’apporter quelques perfectionnements ; mais elle a le tort de trop bien réaliser cette fixation et de trop taire basculer l’utérus en avant.