Les myosites infectieuses
(Clin, chir., 1904, XVIII, p. 220.)
Après avoir consacré quelques pages aux myosites syphilitiques et tuberculeuses qui sont la conséquence d’une infection tout à fait spéciale, bien définie, j’étudie les espèces appelées plus ordinairement myosites infectieuses, qui sont polymicrobiennes et ont une évolution clinique d’une extrême gravité. Le développement de gaz dans le foyer inflammatoire en est quelquefois une caractéristique, qu’il soit en corrélation avec les aptitudes propres à certains microbes, ou qu’il résulte simplement de la décomposition putride du tissu musculaire.
119. — La psoïtls. — Le phlegmon gangreneux du plancher de la honche.
(Clin, chir., 1904. XIX, p. 231.)
Des faits inédits rapportés dans cette leçon montrent (que la psoïtis existe réellement, quoi qu’on en ait pu dire, et qu’elle se rattache sans
le moindre doute possible aux myosites infectieuses. Elle se développe dans des conditions analogues et peut guérir si elle est traitée à temps, malgré certaines difficultés de diagnostic utiles à connaître, par l’incision profonde et autant que possible précoce.
La nature des lésions, l’aspect des parties incisées, la forme des lambeaux mortifiés qui se détachent permettent de faire rentrer le phlegmon gangreneux de la bouche dans le cadre des myosites infectieuses, avec cette réserve que l’infection débute peut-être par le tissu conjonctif très lâche et très ténu de cette région.