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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

I. — Étude spéciale des lymphatiques des différentes parties du corps. (En collaboration avec P. Poirier.) — Article LVMPHATieuES du Traité d'anatomie humaine, par P. Poirier et A. Charpy. Masson et O', éditeurs.

Je crois être le premier à avoir employé en France la méthode de Gérota pour l’injection des lymphatiques. A cette époque (1900), cette méthode était pour ainsi dire ignorée chez nous et je ne trouvais personne pour me guider dans mes premiers essais. Je reconnus rapidement les avantages que l’on pouvait retirer de cette nouvelle technique, beaucoup moins onéreuse et infiniment plus souple que la méthode classique de l’injection au mercure, que de rares initiés étaient d’ailleurs seuls à même de pratiquer. Après avoir appliqué initialement la méthode de Gérota aux lymphatiques de l’estomac, je repris l'étude des lymphatiques des différents organes, en vuè de la rédaction de l’article « Lympha-

contrôler les descriptions classiques è l’aide de la méthode nouvelle et j’ai pu ainsi compléter et parfois rectifier les opinions généralement admises. Le nombre des figures originales contenues dans cet article témoigne de la place occupée dans sa rédaction par les recherches personnelles.

mes élèves, ont fait l’objet de publications spéciales qui seront analysées plus

citerai notamment ;

La topographie des ganglions du creux

Sur plusieurs pièces j’ai pu injecter un lymphatique allant aboutir à un ganglion de la chaîne iliaque externe.

8. — Note sur les lymphatiques du clitoris (en collaboration avec M. Marc\lle). Bulletins et Mémoires delà Société Anatomique de Paris, novembre 1901, p. 624.

Étude portant sur onze sujets.

Les lymphatiques du gland clitoridien ont h peu près la même disposition que ceux du gland chez l’homme. Ils naissent d’un réseau très dense émettant trois h quatre troncs cheminant sur la face dorsale du clitoris et s’anastomosant en un réseau présyinphysien dans lequel on.peut trouver de petits ganglions.

De ce réseau partent deux ordres de troncs :

Des troncs cruraux au nombre de 3 à 4 aboutissant à une série de ganglions superposés le long de la veine crurale (rétro-crural externe, ganglion de Cloquet, ganglion i nguinal profond),.

Un tronc inguinal, le plus souvent unique, aboutissant au ganglion rétro-crural externe.

Les lésions du clitoris peuvent donc retentir sur certains ganglions intrapelviens.

9. — Note sur les lymphatiques du gland (en collaboration avec M. Margille) Bulletins et Mémoires de la Société Anatomique de Pans, décembre 1901,

Dans une étude portant sur douze cadavres de nouveau-nés nous avons pu injecter par la méthode de Gerota les lymphatiques du gland et leurs efférents. Nous avons montré que ces derniers suivent deux voies :

La voie crurale, comprenant trois ou quatre troncs aboutissant à trois ganglions profonds du canal crural, étagés verticalement contre la face interne de la veine fémorale (de- haut en bas : ganglion rétro-crural interne, ganglion de Cloquet et ganglion crural profond).

du cordon et aboutissant au ganglion rétro-crural externe.

de Tarière fessière.

a«s primitifs sont répartis en :

Les fibres lisses, que contient cette aponévrose, doivent être regardées comme faisant partie de ce que Klaatscli a désigné sous le nom de musculature cœlomique, et sont les homologues des lames sous-péritonéales annexées aux ligaments larges de la femme.

Comme on le voit, l’évolution du péritoine péri-vésical rappelle d'une façon frappante l’évolution du péritoine intestinal. On sait, en effet, que le mésentère primitif subit, au cours du développement, une régression très nette, et de même que la vessie, d’abord franchement intra-séreuse s’applique secondairement contre la paroi intérieure, de même le côlon ascendant, le côlon descendant et le duodénum perdent leur méso primitif. Cette coalescence secondaire aboutit à la formation de lames aponévrotiques (feuillet de Zuckerkandl, de Toldt, etc.) qui doivent être regardées comme les homologues des aponévroses ombilico-prévésicale et prostato-péritonéale.

En général, le me

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