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ANATOMIE PATHOLOGIQUE CHIRURGICALE

grité habituelle du duodénum.

o) La sous-muqueuse est ordinairement envahie sur une étendue plus considérable que la muqueuse elle-même. Et non seulement la masse principale des boyaux sous-muqueux dépasse la zone envahie de la muqueuse, mais on trouve même des traînées néoplasiques aberrantes qui ne sont autres que des lymphatiques infectés, à plus de 2 centimètres du gros de l’infiltration sous-muqueuse. 11 importe donc de faire porter la section chirurgicale le plus loin possible (pas à moins de 5 centimètres de la limite apparente du néoplasme) ;

b) La progression des cancers du pylore vers la petite courbure présente une fréquence des plus remarquables. Elle existe dans près de 90 pour 100 des cas. Cet envahissement de la petite courbure se fait par la voie lymphatique. 11 ne s’agit là que d’un cas particulier de cette loi générale qui nous montre la tendance des épithéliomas à fuser vers le hile lymphatique de l’organe envahi. Ce fait anatomo-pathologique a comme corollaire pratique la nécessité de réséquer la petite courbure sur la plus grande étendue possible.

c) L’intégrité habituelle du duodénum permet au contraire de limiter à 2 ou 3 centimètres la résection de ce segment d’intestin.

2” Comme tout épithélioma, le cancer de l’estomac tend à envahir les ganglions lymphatiques; il faut distinguer les adénopathies qu’il provoque en adénopathies immédiates et en adénopathies à distance.

Sous le nom d'adénopathies immédiates, on entend l’envahissement des ganglions gui sont l'aboutissant direct des lymphatiques stomacaux. Ces ganglions arrêtent pour un temps la dissémination du cancer dans le système lymphatique. Leur envahissement est constant dans les cas nécropsiques. Je l’ai rencontré dans 84 pour 100 des cas sur les pièces de gastrectomie et j’incline à penser que ce

Fig. 13. — Coupe schématique montrant ie mode de progression habituel de l’infiltration néoplasique à la périphérie des épithéliomas de l’estomac.

chiffre est encore au-dessous de la réalité. On ne peut affirmer l’intégrité des gan-

Il est, en effet, possible de trouver des ganglions dé la petite courbure envahis, alors que ceux de la grande courbure sont encore intacls.

Les lymphatiques afférents, intermédiaires aux ganglions et à la tumeur, contiennent fréquemment des éléments néoplasiques.

Les adénopathies à distance ont une apparition plus tardive. Lorsqu’elles siègent dans des régions facilement accessibles ii l’exploration (adénopathies externes) elles ont une valeur diagnostique qu’on a d’ailleurs- peut-être

L’infection presque constante des ganglions fait de leur extirpation la condition sine qua non d'une opération radicale. Le groupe dont l'ablation présente le plus iTimportance est le groupe de la petite courbure. 11 faut, autant que faire se peut, enlever en bloc le néoplasme et les ganglions infectés, à cause des lésions fréquentes des lymphatiques intermédiaires entre ces ganglions et la tumeur

L’existence d’adénopathies étendues contre-indique l’intervention radicale et ne permet qu’une opération palliative. Celle-ci sera le plus souvent une

nés aux dépens des restes de l'appareil branchial (reliquat du sinus cervical de

Cette origine explique sans exception toutes les particularités anatomiques et histologiques de ces néoplasmes, particularités dont les autres théories ne pouvaient donner le pourquoi. Elle explique leur localisation dans la zone cervico-faciale au niveau des points où peuvent se rencontrer des reliquats de l’appareil branchial ou des fentes séparant les différents bourgeons primitifs du massif facial. Elle explique aussi les ressemblances que présentent entre eux tous ces néoplasmes en dépit de leurs sièges variés. Elle donne enfin le pourquoi de leur complexité histologique.

On sait la multiplicité des tissus qui prennent part à la constitution de l'appareil branchial (cellules épithéliales, tissu cartilagineux, tissu conjonctif embryonnaire); chacun de ces éléments peut entrer et entre en fait le plus souvent dans là constitution de ces néoplasmes. Le polymorphisme de leurs formations épithéliales (vésicules colloïdes, globes épidermiques, etc.) s’explique par l’activité génétique bien connue du revêtement épithélial des fentes branchiales.

On peut donner à toutes ces tumeurs le nom de branchiomes. Leur communauté d’origine n’implique d’ailleurs pas une identité d’évolution. Il y a des branchiomes bénins et des branchiomes malins, et il semble que la tendance à la malignité soit d’autant plus grande qu’il s’agit de branchiomes se développant

27. — Pathogénie de la grenouillette sublinguale (en collaboration avec M. Veau). Presse Médicale, novembre 1002.

Après avoir rappelé les caractères anatomiques et histologiques de la gre-

kystique se développe aux dépens de débris épithéliaux du sillon paralingual externe. Bien entendu cette explication pathogénique ne s’applique qu’à certains cas de grenouillette et notamment à ceux dont la surface interne est tapissée par un revêtement épithélial typique.

28. - Note sur les cellules interstitielles dans le testicule ectopique de l'adulte. Revue de Chirurgie, 10 juillet 1900, p 44 (en collaboration avec M. P. Lecènk).

Dans ce travail nous insistons sur l’augmentation numérique considérable des cellules interstitielles dans le testicule ectopique de l’adulte. Cette augmen-

talion a été indiquée par différents auteurs, notainmeiil par MM. Felizet et Branca. Nous avons insisté sur l’intérêt que présente ee détail de l’histologie du testicule en ectopie.

Au point de vue anatomique et pkfjsiolugique, cette abondance de cellules interstitielles nous parait montrer que ces cellules sont bien d’origine conjonctive et indépendantes de la spermatogénèse puisque leur accumulation coïncide avec l’atrophie et la suppression fonctionnelle de l’épithélium séminal.

Au point de vue pathologique elle explique la fréquence des tumeurs malignes et notamment la prédominance des sarcomes.

L'ablation du testicule ectopique est donc indiquée après la puberté.

29. — Note sur l'histologie de répididymite blennorragique. Travaux de Chirurgie Anatomo-Clinique, publiés par H. Hartmann (Sleinhcil, 1904), 2® série, p. 328.

Dans cet article j’ai montré qu’il s’agissait d’une épididymite interstitielle avec prédominance des lésions autour des lymphatiques.

Ces eonstatations paraissent indiquer que la voie lymphatique est la voie suivie par le gonocoque pour infecter l’épididyme dans la grande majorité

30. — Sur un cas de rectite proliférante (en collaboration avec M. Durrieux). Journal des Praticiens, 1898, p. 179.

Dans ce cas, les végétations résultaient de la prolifération typique des culs-de-sac glandulaires de la muqueuse. 11 s’agissait d’un véritable polyadénome d’origine inflammatoire.

le diagnostic de la première variété ; beaucoup plus difficile de séparer les deux autres, et qu’en cas de doute on devait conclure à la myélocystocèle, variété la plus fréquente.

Dans la myélocystocèle dorsale, variété bénigne, l’état des téguments est normal ; au contraire, leur arrêt de développement indique l’existence d’une myélocystocèle ventrale grave.

Au point de vue pronostic, il y a un grand intérêt à séparer les différentes variétés, car la méningocèle est d’un pronostic favorable et facilement curable

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