‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 26 · DYSTOCIE PAH VOLUME EXAGÉRÉ DU FOETUS · texte numérisé non relu

DYSTOCIE PAH VOLUME EXAGÉRÉ DU FOETUS

Bulletins et Mémoires de la Société obstétricale et gynécologique de Paris, 12 février 1891.

Présentation d’un fœtus du sexe féminin, mort-né, pesant 6.T50 grammes et provenant d'un accouchement dystocique effectué en ville. La mère avait présenté, pendant sa grossesse, de la polyurie et de la glycosurie (51 grammes de sucre par litre au huitième mois). Le ventre était énormément distendu et il y

30. — NOTE SUR DEUX CAS DE PROCIDENCE DU CORDON OMBILICAL SURVENUE EN DEHORS DU TRAVAIL

Le Progrès médical , U juin 1887.

Le but de cette note est de démontrer la possibilité d’une procidence du cordon avant tout début de travail. Nous avons eu occasion d’observer deux exemples de cet accident, A sept mois de grossesse environ, A la Maternité de l’hôpital Tenon en 1884 et 1885.

Dans les deux cas le mécanisme du prolapsus du cordon a été le même. Certaines conditions favorables A une procidence existaient : rupture prématurée des membranes datant de plusieurs jours, petitesse de l’enfant, absence d'engagement d'aucune partie fœtale, et, dans un cas, longueur inusitée du cordon (95 centimètres). Dans ces circonstances, un effort de la femme a suffi pour déterminer l’issue du cordon A travers un canal cervical encore long, ^ peine perméable au doigt : ajoutons que, chez les deux femmes qui ont éprouvé cet accident, l’effort a eu lieu pendant la défécation et que la situation accroupie a dû favoriser encore la production de la procidence. Le travail ne s’est déclaré que plusieurs heures après la chute du cordon, qui, dans les deux cas, a été fatale A l’enfant.

La conséquence pratique de pareils faits est d’abord qu’il y a lieu d’instituer un traitement prophylactique de la procidence dans le cas de rupture prématurée des membranes. Ce traitement est d’ailleurs le même que celui par lequel on s'efforce de retarder le plus possible le travail ; il consiste dans le repos aü lit, dans l’administration de laudanum en lavements ou de morphine en injections sous-cutanées. On recommandera en même temps A la femme d’éviter la constipation et de ne faire aucun effort violent. Si la grossesse est déjA avancée et le fœtus non engagé, on ramènera la tête au détroit supérieur par des manœuvres externes et on la fixera par un bandage ou une ceinture appropriée.

Quant au traitement de la procidence elle-même, dans de pareilles conditions, il est bien aléatoire, et il n’y a indication A le tenter que si l’on se trouve auprès de la femme au moment où l’accident vient de se produire, le cordon battant encore, comme cela a eu lieu dans une de nos observations. On pourrait alors essayer de réduire le cordon de la manière suivante : la femme étant placée dans la situation génu-pectorale, on tenterait cette réduction avec une sonde, en employant de

fléchis que dans une petite étendue ; on ne pouvait imprimer aux cuisses que des mouvements de flexion et d’adduction très limités.

Quant aux pieds, ils présentaient tous deux le type du pied bot varus congénital très accentué. Ces attitudes vicieuses étaient, comme l’a montré Jules Guérin, le fait de rétractions musculaires et fibreuses et non de lésions articu-

Ce fait a donné lieu à la thèse du D' Pujol sur les rapports du pied bot congénital avec Vhydrocéphalie et ?hydrorachis (Paris. 1890).

Page 1