FŒTUS ACHONDROPLASIQUE
Bulletin de la Société d'obstétrique de Paris, 13 juillet 1898.
Nous avons présenté à la Société d’obstétrique la photographie, le moulage et le squelette d’un fœtus achondroplasique né à la Maternité de Lariboisière.
L’accouchement avait présenté d’assez grandes difficultés causées par le volume de la tète, qui était hydrocéphale. Après plusieurs applications de forceps infructueuses, l’enfant ayant succombé, on se préparait à faire la basiotripsie quand, sous l’influence de violentes douleurs d’expulsion, la tête finit par s’engager et l’accouchement se termina spontanément.
L’enfant, du sexe masculin, pesait 2640 grammes et présentait l’aspect caractéristique des achondroplasiques : disproportion entre le tronc et les membres qui sont courts, volumineux et incurvés, bouffissure des légumenls, etc. La-tête, sans être très volumineuse, était manifestement hydrocéphale, comme cela est fréquent en pareil cas (fig, 8).
Le placenta, mince et comme membraneux par places, était couvert d’incrustations calcaires sur sa face utérine. Ce dépôt anormal de sels calcaires n’est pas très rare ; mais ici, en raison de sa coïncidence avec les altérations du squelette fœtal, il y a lieu de se demander s’il n’est pas en relation directe avec la dystrophie osseuse de l’achondroplasie.
C’est là un point qui mérite de nouvelles recherches.
et Mémoires de la Société obstétricale et gynécologique de Paris , 17, avec M. Coville, interne des hôpitaux.
jns eu deux fois l’occasion d’assister à l’accouchement de monstres
er de ces accouchements remonte à 1886, et nous l’avons relaté dans cliniques sur l’insertion vicieuse du placenta (1893). Ayant à faire la ius fûmes très surpris de ne pas rencontrer les pieds, mais un moignon