‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 28 sur 53 · Recherches sur l'élongation des nerfs · texte numérisé non relu

Recherches sur l'élongation des nerfs

(C. R. des séances de la Soc. de Biologie, 1881.)

J’ai observé dans mon service, èn 1880, deux cas de névralgie sus-orbitaire très rebelle. Dans la première observation, le nerf frontal fut soumis à l’élongation jusqu’à l’anesthésie persistante. Dans la seconde, il en fut de même ; ici la guérison a été complète. Sur une autre malade atteinte de névralgie épileptiforme, l'élongation produisit une anesthésie transitoire, avec une amélioration temporaire.

Chez les animaux, j’ai constaté, au microscope, que l’élongation produisait une dégénération secondaire d’un certain nombre de

. 106. Sur quelques troubles nerveux consécutifs à la variole.

. ( L’encéphale, 1883.)

A la période d’état ou dans la convalescence de la variole, j’ai observé des anesthésies associées ou non aux paralysies, des hypéresthésies, tous phénomènes à évolution lente, persistant pendant plusieurs années ; parfois la marche est rapide. De plus, il n’est pas rare de constater des hallucinations de la vue, de l’ouïe, des troubles vésaniques, caractérisés surtout par de la dépression. J’ai étudié d’une manière spéciale les accidents ataxiques, qui sont souvent précédés de désordres cérébraux, de troubles de la parole, de tremblements de la tête, d’incoordination dans les mouvements ; ces phénomènes ont une très longue durée avec tendance h la guérison ; le microscope démontre l’existence de névrites périphériques avec des lésions légères dans les centres nerveux.

107. Durée efficace de l'excitabilité neuro-musculaire après une section du bulbe. Dynamométrie.

(i Comptes rendus de la Société de Biologie, 1884.)

L’expérimentation démontre qu’après la section du bulbe rachidien, la force musculaire produite par l’excitation d’un nerf et mesurée au dynamomètre reste intacte pendant 20 à 22 minutes ; après ce temps, elle décroît; une demi-heure après, elle est à peine . d’un quart de kilogramme.

108 . Influence de la moelle épinière sur la composition du sang et sur la nutrition.

[Comptes rendus de la Société de Biologie, 1884),

Nous avons déterminé, à l’aide d’analyses physico-chimiques, les modifications hématiques dans divers points de l’arbre circulatoire après la section de la moelle épinière à la limite supérieure de la région dorsale. La section de la moelle è ce niveau produit l’artéria-

24 heures après une section nerveuse, la force motrice n’a pas sensiblement diminué, excepté toutefois chez certains animaux affaiblis à la suite d’hémorragie ou d’autres causes,

A partir de la 24"* jusqu’à la 80”* heure environ, la puissance diminue graduellement; vers cette époque, le muscle se contracte encore quand on excite le nerf sectionné, mais la force neuromotrice est tellement affaiblie, qu’elle est à peine égale ou infé-

sectionné depuis 24 heures ou récemment, excepté chez les animaux

L’influence cérébro-spinale agit en augmentant la force motrice, qui est à son maximum lorsque le nerf est en communication avec

La force motrice, en tant que force capable d’exécuter un travail, se perd en moyenne de 34 à 44 minutes après la piqûre du bulbe.

(Comptes rendus de la Soc. dé Biologie, 1882.)

Avant l’expérience, la température rectale du chien était à 40” ; dans 50 litres, d’air expiré en 11 m. 30, on a trouvé 2 gr. 47 d’acide carbonique ; après la section de la moelle à la partie inférieure du cou, l’animal était paralysé du train postérieur ; et la température,

carbonique ; l’exhalation pulmonaire de CO ! était donc diminuée, puisqu’en 31 minutes à l’état sain l'animal aurait exhalé 6 gr. 07 d’acide carbonique, c’est-à-dire 7 fois plus qu’après la section, ce qui rend compte de l’abaissement de la-température.

111. Influence de la commotion et de la contusion cérébrales sur les phénomènes chimiques de la respiration, sur la chaleur animale et sur la nutrition.

pour reprendre ensuite son rythme normal, parfois avec une légère diminution de fréquence^

A la suite d’une commotion plus intense l’exhalation de l’acide

diminuent nettement pendant plusieurs jours après le choc violent. La calorimétrie démontre une émission plus grande dans les commotions de moyenne intensité, moins considérable à la suite d’une

Page 1