I. Dosage de l'urée par la méthode de Knop modifiée
J’ai imaginé un nouvel uréomètre qui se compose d’un tube gradué en dixièmes de centim. cubes, fermé à une extrémité, ouvert è
ses qui influent sur le volume de gaz dégagé dans la réaction de l’hypobromite sur l’urée. De volume d’azoté dégagé varie avec la pression interne, il est plus faible avec une pression un peu élevée ; il varie également avec la proportion de brome contenue dans la solution, et aussi avec la concentration de la lessive, d’où la nécessité d’opérer avec une solution d’hypobromite toujours identique et titrée de telle sorte qu’elle donne le maximum d’azote dégagé.
J’ajoute qu’avec cet uréomètre on est à l’abri des causes d’erreur . provenant d’une agitation insuffisante ou d’une pression différente de la pression atmosphérique.
II. Dosage de l'urée par liqueur titrée à l’hypobromite de soude.
J’ai employé deux méthodes, l’une un peu longue, l’autre plus expéditive. Dans la première, b un grand excès d’hypobromite de soude préalablement titré, j’ajoute peu b peu un poids déter-
j.’ai ainsi la quantité d’hypobromite qui a été utilisée pour la décomposition de l’urée,.
Dans la deuxième méthode je laisse tomber goutte à goutte l’hypobromite dans un vase contenant là solution d’urée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de dégagement gazeux, J’ajoute ensuite dans la solution une quantité suffisante de liqueur arsenicale ; la décoloration nette indique qu’on est au point.
Si alors de la quantité totale d’hypobromite employé, on retranche l’arsenic ajouté évalué en hypobromite, on obtient la quantité d’hypobromite qui aura été nécessaire et suffisante pour la décomposition de l’urée.
Ces deux méthodes m’ont donné des résultats concordants et ont montré ce que j’avais déjà indiqué dans la 1” partie de mon mémoire, qu’il faut employer la solution d’hypobromite de soude à 3 de brome pour 100 de lessive afin d’obtenir le chiffre théorique d’azote, c’està-dire 3 cc. 7 de gaz pour 1 centigramme d’urée décomposée.
Il est indispensable d’opérer avêc une solution d’hypobromite récemment préparée, car son titre s’affaiblit avec le temps.
8. Modifications apportées au procédé de Gréhant pour mesurer Vexhalation d’acide carbonique par les poumons.
En commun avec M. Gréhant.
(Journal de l'Anatomie, 1882.)
Vérification du compteur. — Pour être sûrs de l’exactitude des mesures, nous avons vérifié la graduation du compteur à l’aide d’un
On dose l’oxyde de carbone fixé par le liquide sanguin en le soumettant avec l’oxygène à une vive agitation, on filtre, on rassemble les bulles de gaz en faisant tourner le tube comme s’il s’agissait du thermomètre S alcool, puis on verse dans un entonnoir, placé audessus du robinet de la pompe à mercure : on fait l’extraction du gaz en maintenant le bain d’eau à 40" par un régulateur d’Arsonval.
Cette méthode donne des résultats très exacts.
10. Dosage par la voie sèche de V oxyde de carbone dam un mélange gazeux.
En commun avec M. Gréhant.
(Journal de tAnatomie et de la Physiologie, 1882.)
L’appareil se compose d’un long tube à combustion en verre de Bohême dans lequel on introduit de la tournure de cuivre grillée à l’air à l’aide d’un chalumeau à gaz. Ce tube, placé au centre d’un tube en fer, est disposé sur une grille à analyse chauffée par le gaz au rouge sombre, et communique avec une série de barboteurs à potasse, qui doivent absorber l’acide carbonique. Poür
nier barboteur et ,1a grille à analyse un tube de Liebig modifié contenant une solution d’eau de baryte qui ne doit jamais se.troubler. Ala suite de la grille, on dispose un tube long de 60 centim. à moitié rempli d’eau de baryte, qui doit absorber complètement l’acide carbonique produit par la combustion de l’oxyde de carbone ; grâce à la trompe de Golaz, on fait passer le mélange bulle à bulle, ce qui permet une combustion et une absorption complètes.
Ajoutons que le mélange serait détonant si l’on n’avait soin d’ajouter 3 à 4 litres d’air. Avant l’analyse, il faut faire circuler de l’air pendant plusieurs heures et renouveler l’eàU de baryte jusqu’à ce qu’elle reste limpide.
Après la combustion, le carbonate de baryte est décomposé dans le même tube, que l’on unit à la pompe à mercure ; lorsqu’on a fait un vide approché, on fait arriver de l’acide chlorhydrique pur dilué dans l’eau distillée que l’on a privée de gaz carbonique, puis on recueille sur le mercure. :
DÊCOLOR1MÉTRIE.
11. Méthode de dosage volumétrique, en'particulier de l’hémoglobine totale.
acide arsénique l’acide arsénieux dés 4 cent, cubes de la solution et
amène sa décoloration complète.
J’ai préparé l’hémoglobine cristallisée à, l’aide d’une'série de réfrigérations et de filtrations successives; avec les solutions d’hémoglobine ainsi obtenue, je suis arrivé à déterminer que 5 cent. c. 5 d’une eau de chlore titrant 10 cent.- c. : pour 4c. c. de la solution alcaline d’acide arsénieux décolorent 0 gr. 085 d’hémoglobine cris-
On distille le liquide dans le vide à la température de 40*. L’appareil se compose d'un ballon à deux ouvertures : par l’une pénètre un tube en plomb muni d’un robinet, l’autre communique avec un tube entouré de réfrigérant ; à ce tube en fait suite un autre enveloppé d’un second réfrigérant : ce tube plonge dans un flacon vide nettoyé avèc un soin extrême ; un second flacon est en rapport avec" un barboteur, auquel fait suite un caoutchouc épais, lequel s’adapte à la pompe à mercure ; le dernier flacon contient le réactif de Nessler. On commence par le vide partiel, on remplit d’eau les réfrigérants, on introduit le sang et lorsque la mousse est brisée grâce au premier réfrigérant, on termine le vide et on fait écouler l’eau du réfrigérant (fig. 5).
14. Mesure du degré d’oxydation des tissus par le rapport des . gaz du sang artériel aux gaz du sang veineux ; ou mesure de la nutrition élémentaire, des oxydations interstitielles , des échanges, à l’aide de l’analyse simultanée des gaz des sangs artériel, veineux périphérique et du cœur droit.
(Compte
Comme il s’agit ordinairement d’études comparatives, la déter-
omnn avec M. Gréhant.
la Société de Biologie, 1888'
Lorsqu’on fait un dosage de sucre par fermentation on commet une erreur, qui est due au dégagement de l’acide carbonique par la levure seule. Afin d’arriver à un dosage rigoureux, nous avons employé deux pompes fi mercure ; dans les récipients nous introduisons 2 gr. de levure délayée dans 25 c. c. d’eau ; nous extrayons les gaz : de plus, dans l’un des récipients, nous ajoutons cinq centigr. de glycose avec 10 c. c. d’eau, dans l’autre 10 c, c. d’eau, puis nous extrayons les gaz. En opérant ainsi, nous avons une fermentation rapide de glycose et les gaz obtenus se rapprochent beaucoup du chiffre théorique.
Disparition de la mousse dans les tubes gradués servant à Vanalyse Parfois la lecture sur les tubes gradués est rendue impossible, de
nombreuses bulles de gaz S’opposant b une mesure exacte. Dans ces cas, il suffit d’ajouter quelques gouttes d’alcool pour détruire la mousse et permettre d’apprécier le volume à l’instant même.
22. Analyse du sang 'pour les études physiologiques et pathologiques.
Il est indispensable de faire les opérations sans perte sanguine, en se servant des meilleurs hémostatiques. Dans les analyses ordinaires on soustrait b l’animal une trop grande quantité de sang ; on
SECTION II