Expértetiss-relatives à la respiration des poissons
{Ç.,R. de l'Académie des Sciences. 1873.) ■
En mesurant de l’oxygène absorbé dans l’unité de temps par l’unité en poids de différentes espèces de poissons (carpes, tanches, anguilles), j’ai constaté les faits suivants : 1“ la quantité d’oxygène absorbé est proportionnelle à l’unité de temps ; 2° la puissance relative du travail respiratoire chez les poissons diminue avec l’augmentation de froid; l’espèce ne paraît avoir qu’une légère influence sur l’activité respiratoire ; cette dernière est environ le huitième de celle de l’homme pour le même poids. Chez les poissons, la résistance è l’asphyxie est faible chez les nouveau-nés.
197. Nouvelles expériences relatives à la respiration des poissons.
Les faits nouveaux qui découlent de mes expériences sont les suivants : 1* la résistance à l’asphyxie varie singulièrement avec l’espèce ; 2" le traumatisme, la commotion sur la tête diminuent l’activité respiratoire ; 3“ l’enlèvement de la yessie’natatoire diminue les phénomènes chimiques de la respiration, puis la normale se rétablit au bout de quelques jours ; 4° soumises au vide barométrique, des tanches de 300 grammes ont cessé d’exécuter des mouvements après 12 minutes ; 5” les poissons périssent rapidement dans une eau chargée d’acide carbonique, bien que ce liquide contienne encore beaucoup d’oxygène ; le cyprin doré est un de ceux qui résistent le plus à l’asphyxie. L’acide sulfhydrique et l’oxyde de carbone tuent ces animaux très vite.
Ces expériences ont été faites par la méthode à l’hydrosulfite avec des carpes pesant 560 grammes et placées dans une eau à 13°.
D’un autre côté, 25 grammes de levure de bière sont délayés dans 1 eau à 13° et agités; l’extraction du gaz a été faite par la pompe à mercure. Les expériences ont duré une demi-heure. En opérant ainsi, j’ai trouvé que la levure avait respiré pour U nième pouls et pour la même température 25 fois plus activement que les carpes mises en expérience dans des conditions semblables.