Sur lârespiration des végétaux , Levure de bière
En commun avec le professeur P. Schutzenbcrger.
(C. R. Académie des . Sciences, 1873, )
Toutes choses égales d’ailleurs, l’intensité respiratoire estproportionnelle au poids de levure employée. La dose initiale d’oxygène dissous n’influe sensiblement sur les résultats que lorsqu’elle descend au-dessous d'un centimètre cube par litre; on constate, dans ces cas, une faible diminution dans le pouvoir absorbant, celui-ci ne s’épuise que lorsque l’eau est complètement désoxygénée.
Au-dessous de 10” C, le pouvoir absorbant est faible, il s’accroît lentement jusqu’à 18 degrés; à partir de là, l’accroissement est ra¬
pide jusque vers 35 degrés, température à laquelle l’intensité respiratoire atteint un maximum qui se maintient sensiblement jusqu’à 50 degrés ; à 60” le pouyoir absorbant est annulé et détruit.
200. Sur la respiration des végétaux aquatiques immergés. Elodea Canadensis.
En commun avec le professeur P. Scbutzenberger.
(C. R. de rAcadémie iessciences, 1873.)
Comme toutes les plantes à chlorophylle, elle offre deux phénomènes spéciaux : l'absorption d’oxygène et production d’acide car-
bonique; 2° dégagement d’oxygène sous l’influence de la lumière.
Ayant reconnu que la plante chauffée dans l’eau entre 45 et 50’ perd complètement la faculté de décomposer l’acide carbonique et de dégager de l’oxygène sous l’influence delà lumière, sans que son pouvoir absorbant pour l’oxygène soit modifié, nous avons pu nous assurer nettement que l’absorption de l’oxygène avec production d’acide carbonique continue à la lumière, avec la même intensité que dans l'obscurité, et est le résultat d’une fonction végétale indépendante, qui marche parallèlement à la respiration diurne. (dégagement d’oxygène).
L’évolution des phénomènes est la meme que pour la levure.
Avec de l’eau distillée exempte d’acide carbonique, le dégagement d’oxygène est très faible pendant la première heure d’insolation, puis il s’arrête complètement. Cet oxygène doit provenir de l’acide carbonique tenu en réserve dans la plante.
Avec des mélanges en proportions croissantes d’eau distillée saturée d’acide carbonique, on trouve pour l’oxygène dégagé pendant une heure pour 10 grammes de plante :
Oxygène dégagé
1* Eau pure non carbonique. le.
2" — + 2.5 0/0 d’eau saturée Co*. 13,2
6" Eau saturée d’acide carbonique. 3 »
L’eau de fontaine du laboratoire contenant 21 c. c. par litre d’acide carbonique combiné sous forme de bicarbonate de chaux et très peu d’acide carbonique libre, a donné, pour 10 grammes de plante pendant une heure 4 c. c. d’oxygène. La même eau préalablement désoxygénée par un séjour de quelques heures dans l’obscurité, en contact avec la plante, a donné par heure pour 10 gr. de plante 12 à 13 c. c. d’oxygène ; cette expérience prouve que pendant cette désoxydation,il se produit del’acide carbonique libre, et.que la décomposition de l’acide carbonique est plus active lorsque cet acide carbonique est libre que lorsqu’il est combiné au carbonate de chaux ; un excès d’acide carbonique affaiblit et annule le phénomène, comme le montre le tableau précédent. L’eau sursaturée par la plante au soleil, perd son excès d’oxygène avec une lenteur remarquable.
20J ■ Dégagement d’acide carbonique par la levure anaérobie. En commun avec M. Gréhant.
' , (C. R. de la Société de Biologie, 1888,)
La levure maintenue dans le vide à une température de 40“ dégage beaucoup d’acide carbonique, bien qu’on ne lui fournisse pas la moindre trace d’oxygène. On introduit dans le récipient de la pompe 20 c. c. de levure et 100 e. c. d’eau distillée, on fait le vide à froid, puis on chauffe à 38“. On obtient 15 c. c. 9 CO ! , on chauffe à 40* pendant 6 heures, on obtient 42 c. c. 7.
Nous avons fait durer l’expérience vingt heures, en opérant avec le même poids de levure, nous avons extrait 89 c. c. CO*, sans hydrogène ; ce sont là des phénomènes d’autophagie.
202. Recherches sur la respiration de la levure de grains à diverses températures.
En commun avec M. Gréhant.
De nombreuses expériences faites d’après le procédé indiqué, au chapitre de la technique, nous ont démontré : 1° que cinq grammes de levure renferment environ le. c. 2 d’acide carbonique; 2" que le rapport CO* est variable avec la température ; ainsi à 0°, il est .0,87, h 19«5, 1,4, à 30"3, 2,4, à 46“3, 4,5. La levure, mise dans une atmosphère fermée, n’était jamais en état d’asphyxie, puisqu’à la lin de l’expérience nous avons retrouvé une quantité notable d’oxygène.
203, Nouvelles recherches sur la respiration de la levure de grains.
(Annales des Sciences naturelles, 1890.)
En cortamn avec M. Gréhant.
Ce travail renferme toute la technique employée dans nos travaux sur la levure et de nombreuses expériences sur la respiration.
SECTION XX