FIÈVRE TYPHOÏDE
Etudes cliniques.
La péricardite typhique (Gazette des hôpitaux , 28 mars 1903, p. 375, avec M. Gouraud).
fréquentes sont l'endocardite, la myocardite et les déterminations broncho- ^ pulmonaires. La péricardite purulente survient toujours dans des formes compliquées d’autres localisations infectieuses.
C’est ordinairement au cours du second septénaire , parfois du troisième que se manifeste la péricardite. Son évolution est le plus ordinairement insidieuse ou même latente ; seule, l'auscultation systématique de la région précordiale permettra de déceler le signe pathognomonique de son apparition, le frottement dont l'intensité est très variable.
sèche et elle se termine le plus souvent par la guérison, sans symphyse ultérieure ; lorsque la mort survient elle est le fait d’autres accidents ou complications (myocardite en particulier, etc.) et non provoquée directement par la péricardite elle-même. Celle-ci peut être considérée comme un épisode local qui modifie peu le pronostic général de la dotbiénentérie. Dans les quelques cas de typhoïde compliquée de péricardite purulente la terminaison fatale a par contre été constante.
La nature pathogénique de la péricardite typhique est encore à l’étude. Si la forme purulente paraît relever souvent d’une infection secondaire, la
d’Eberth lui-même.
Six cas intérieurs de fièvre typhoïde (Bull, de la Soc. médic. des hôpitaux, 2 nov. 1906, p. 1029).
La notion de la contagion hospitalière de la fièvre typhoïde mérite d’être rappelée quand on se trouve en présence d'une série de cas aussi nombreuse que celle que j’ai observée.
Six cas intérieurs de fièvre typhoïde sont apparus en l’espace de trois semaines dans une même salle de femmes de l’hôpital Lariboisière, l’un concernant une infirmière de la salle, les cinq autres des malades hospitalisées depuis plus ou moins longtemps.
A la même date, le 25 août, onze jours après l’entrée (14 août) d’une typhique venue du dehors, éclatent 3 cas de dothiénentérie : deux extrê-
tion, occupant des lits tout voisins de cette typhique et dont la température était quotidiennement inscrite ; un, plus fruste, à début plus difficile à préciser, chez une infirmière qui soignait'la première typhique et la bai-
t, à quelques jours d’intervalle (4,
moins conclure à la nécessité, sinon d’isoler les typhiques dans des salles ou des box particuliers, du moins de veiller à la désinfection attentive dé| tous les objets ayant été en contact avec eux et surtout à la propreté ri|j goureuse, chirurgicale, des infirmiers et infirmières chargés de soigné» ces malades.
La réaction des urines au bleu de méthylène dans la fièvre typhoïde {Presse médicale , 21 mars 1906, p. 180).
De recherches faites en août et septembre 1905 à l’hépital S'-Antoinè j sur un certain nombre de typhiques, nous avons conclu que la réactiondes urines au bleu de méthylène proposée par Russo, et qui consiste erij l'apparition d’une teinte verte spéciale après simple mélange de l’urine et; d’une solution titrée de bleu en certaines proportions, n'est nullement une£
Elle n’est d’ailleurs ni constante, ni caractéristique ; elle manquêl chez certains typhiques polyuriques, elle se produit chez d’autres malades] surtout oliguriques Elle ne se manifeste plus quand on prend soin de dé-'* barrasser les urines de leurs pigments colorants à l’aide du noir animal| Elle apparaît comme un simple phénomène physique de superposition d<| substances colorantes dissoutes,son plus ou moins d’intensité semblant te-
Cette forme ataxique et délirante n’a donc duré que onze heures. ni céphalée, ni convulsions ; la rareté des hallucinations, l’absenc mulation, la rapidité de la terminaison fatale, etc. permettent
traie, aortique et tricuspide, péricardite adhésive, pleurite doi
DYSTROPHIES GÉNÉRALES
Myxœdème acquis d© l’adulte avec régression sexuelle à l’état prépubère. Infantilisme réversif de l’adulte. Dysthyroïdie et dysorchidie \Bull. de la Soc. médic. des hôpitaux, 7 déc. 1906,
Dans ce mémoire, je cherche à mettre en relief, à l'aide de deux observations personnelles et de quatre autres tirées de la littérature médicale, les caractères bien particuliers d’üri type de dystrophie générale qui n’a pas
dulte à certains stigmates de Y infantilisme ; elle constitue, par rapport à chacun de ces deux états, une formé spéciale à l’adulte et qu’on peut considérer, survenant chez un sujet à développement déjà achevé, comme rhomologue de l’infantilisme myxœdémaleux.
Les stigmates d’infantilisme qui sont la note commune dominante de l’état pathologique de ces malades portent exclusivement sur la sphère sexuelle. Dans toutes les observations, on voit que chez un homme, adulte, âgé de 30 ans le plus souvent, normalement constitué et développé, muni de tous les attributs primordiaux ou secondaires de la virilité, en pleine puissance génésique, surviennent parallèlement, au point de vue sexuel, un anéantissement fonctionnel complet et une régression organique totale
tilisme myxœdémateux, comportent tous parmi leurs symptômes une dystrophie profonde de la sphère sexuelle , l’arrêt de développement des organes génitaux, etc. Rien d’extraordinaire donc que dans certains cas de myxœ-
que nous avons étudiée ; elle n’avait toutefois pas encore été expressément
Si la dysthyroïdie est la cause essentielle de ce syndrome, l’atrophie testiculaire qui en dépend ne joue-t-elle aucun rôle dans le tableau clinique? N’existe-t-il pas, secondairement, une dysorchidie dont les effets peuvent
rapie thyroïdienne qu’on aura recours dans ces cas d'infantilisme réversif de l’adulte. L’avenir montrera si elle peut, ici aussi, donner des résultats