TUBERCULOSE
L’adénite subaiguë de l’aine à foyers purulents intra-ganglioni naires, prétendue « simple » (Archives gèn. de médecine , février 1901, p. 129; avec M. Marion).
Dans ce mémoire, nous nous attachons à montrer, à l’aide d’observations complètes, que nombre de cas d'adénites subaiguës de l aine considérées comme simples, relèvent en réalité de la tuberculose.
Ce type spécial d’adénites, étudié par M. Nélaton et par L’Hardy, se caractérise par des signes fonctionnels assez accusés, par une évolution sub aiguë de quelques semaines, par l’ouverture successive de foyers purulents multiples et par l’absence de curabilité spontanée. Plusieurs ganglions sont simultanément envahis et chacun offre à la coupe une série de petits foyers
Le pus de ces adénites, blanc-jaunàtre, inodore, est remarquable par son excessive viscosité. Il est absolument amicrobien , aux examens directs les plus attentifs, et stérile, quel que soit le milieu de culture employé.
Mais, par contre, linoculation de ce pus ou de fragments de ganglions est susceptible de provoquer chez le cobaye diverses manifestations de tuberculose atténuée. Nous avons surtout établi que l'élude histologique des ganglions permet de retrouver des lésions caractéristiques de tuberculose ;
centre caséo-purulent ; c’est, au début, la transformation épithélioïde discrète des travées du réticulum et l’apparition, en quelques points, de cel-
Dans tous les cas que nous avons étudiés, le diagnostic histologique a confirmé la nature purement tuberculeuse de ces adénites ; c’est donc à lui, ainsi qu’aux inoculations, qu’il faudra toujours recourir, avant d’admettre la nature « simple » de ces adénites.
L’indication thérapeutique qui découle de cette notion étiologique est le choix d’une méthode plus radicale que celles d’habitude employées : ablation en masse du paquet ganglionnaire ou curettage complet.
[Bull, de la Soc. anatomique , 5 juillet 1901, p 453).
A côté de la forme commune de la tuberculose du myocarde prenant l’aspect de masses caséeuses volumineuses et de la forme granulique miliaire, il en existe une autre beaucoup plus rare dont les seuls cas signalés sont ceux de Brehmer et de Sangalli et qui mériterait le nom de myocardite tuberculeuse ou d’infiltration tuberculeuse diffuse du myocarde '.
C’est un cas de ce genre que nous avons étudié. Le cœur était hypertrophié, la paroi du ventricule gauche épaissie et, dans son tiers externe, sous-épicardiqüe, parsemée de traînées blanchâtres.
Aü mîcrôscopè ces zones blanchâtres sont constituées par des placards de tissu fibrülaire disséminés dans la couche musculaire ; ces placards sont très richement infiltrés d 'éléments embryonnaires , renferment d’assez nombreux capillaires dilatés et surtout de nombreuses cellules géantes typiques ; au centre de quelques-uns, certains points présentent l’aspect opaque de la
Ces constatations concordent complètement avec celles notées dans les deux cas précités.