TRAVAUX
a) POUMONS — PLÈVRE
I. Pneumonie traumatique (Archives cliniques de Bordeaux, 1894 ).
Dans ce travail, je contribue à établir les caractères cliniques de la pneumonie traumatique; le traumatisme imprime en effet à la pneumonie une allure un peu spéciale ; accélération du rythme respiratoire dès le début tenant à la violence du point de côté qui siège toujours au niveau de la contusion, absence presque constante du frisson initial, fréquence de l’hémoptysie, bien différente des crachats rouillés et en rapport avec la rupture des capillaires du poumon. L'épanchement pleurétique est à peu près constant et la dénomination de pleuro-pneumonie serait mieux justifiée. La succession des râles
crépitants, du souffle et des râles sous-crépitants n’est pas
aussi régulière que dans la pneumonie tranche. A moins
qu’elle ne se complique de la présence d’un corps étranger, la pneumonie traumatique évolue généralement en quatre ou cinq jours, et sa bénignité en est la caractéristique la plus frappante.
Ce travail est cité dans une récente publication de Souques sur la pneumonie oontusive. «Les recherches
» bactériologiques laites pendant la vie ont révélé dans les » crachats la présence du pneumocoque, ainsi qu’en font » loi les examens de A. Petit, Mongour, Lucatello, Murry,
» Sokolowsky, etc,, de telle sorte que la réalité et l’authen- Dticité de la pneumonie contusive sont établies sur des B bases inattaquables, b {Presse méd., 3 mars 1900.)