Un cas de Syphilis pulmonaire probable
(Soc. d’Anatomie, 23 mars 1896).
Il s’agissait d’un malade présentant des symptômes d’induration exactement limités au lobe moyen du poumon droit; l’examen des crachats au point de vue de la recherche des bacilles de Koch fut négatif; leur injection au cobaye ne détermina qu’une lésion locale non tuberculeuse. Le malade guérit rapidement par l’application du traitement spécifique.
3 . Dilatation bronchique cylindrique et générale du poumon gauche (Soc. d’An., i 5 nov. 1897).
Les cas de ce genre sont fort rares puisque seuls Barth et Barlow en ont signalé chacun un exemple. Le diagnostic fait du vivant du malade était ; dilatation bronchique partielle et congénitale. L’examen aux rayons X n’avait pas permis de serrer de plus près le diagnostic exact.
4. Traitement des pleurésies séro-fibrineuses par les injections sous-cutanées de liquide pleurétique. Encollab. avec M. Gentes (Congrès de médecine de Bordeaux, 1900).
A la suite d’un cas exceptionnellement heureux, présenté à la Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux
(26 novembre 1898 et 5 juillet 1899), nous avons été conduits à étudier plus complètement cette question qui présentait un réel intérêt au point de vue de la thérapeutique pathogénique. Le travail actuel est basé sur dix-neuf observations; il est le résultat de recherches poursuivies pendant deux ans. Son point de départ est dans les études de Gilbert de Genève (1894) et dans les récents travaux sur les propriétés bactéricides et agglutinantes des épanchements pleuraux (Arloing et Courmont, Mongour et Buard). Pour définir la nature des épanchements, nous n’avons tenu compte que de la réaction obtenue par injection intrapéritonéale du liquide pleurétique au cobaye. Nos conclusions sont les suivantes :
Sur 11 pleurétiques avec tuberculose pulmonaire ou pleurale certaine : 9 insuccès francs, 1 succès discutable, 1 succès complet.
Sur 4 observations avec tuberculose pulmonaire probable : 3 insuccès, 1 succès.
Sur 4 observations de pleurésies ne paraissant pas pouvoir être rattachées à une tuberculose pulmonaire ou pleurale : 4 succès.
« En dernière analyse, les injections de liquide pleurétique ont échoué dans la proportion de 78 0/0 chez les pleurétiques atteints de tuberculose pulmonaire ou pleurale pour lesquels ce traitement avait été conçu. Étant donnée la nature des succès obtenus, on peut affirmer que les bienfaits de ta thérapeutique inaugurée par Gilbert ne dépassent pas la limite d’heureuses coïncidences. »
5. Pleurésie purulente cloisonnée; empyème; ouverture du diaphragme; mort. En collab. avec M. Gentes (Soc. d’An., 27 février 1899).
b) TUBERCULOSE
6. Phlegmatia alba dolens chez une tuberculeuse. Présence du b. de Koch dans les veines thrombosées et dans un segment veineux voisin.
En collab. avec M. le Prof, agrégé Sabrazès (Société d’Anat. et de Physiologie, as janvier 1894).
Celte étude nous a montré des particularités intéressantes au point de vue bactériologique. Nous avons
Antérieurement à nous, le bacille de Koch dans la phlegmatia des tuberculeux n’avait été signalé que par Chantemesse (obs. non publiée) et par Waquez (1890).
A l’occasion de ce fait, nous avons discuté le mode de pénétration du bacille de Koch dans la circulation générale. L’absence de granulations tuberculeuses extrapulmonaires en dehors des hypertrophies ganglionnaires, la rareté des bacilles dans les vasa-vasorum, leur défaut dans l’endoveine et dans le caillot, nous ont fait rejeter l’hypothèse d’une pénétration par la voie sanguine et accepter celle d’une migration par les lymphatiques qui longent les gros vaisseaux et qui, fréquemment chez les tuberculeux, sont parsemés d’un chapelet de petits ganglions tuméfiés et criblés de granulations grises ou caséeuses.
7. Les rayons de Rœntgen ont-ils une action sur la tuberculose pulmonaire de l’homme? En
collab. avec M. le Prof. Bergonié (Note présentée à l’Académie de Médecine, iSgB).
Des faits cliniques étudiés, nous avons conclu que les rayons X ne jouissaient probablement pas d’une action spécifique sur les bacilles de la tuberculose; les recherches expérimentales de Ferré et Bergonlé aboutissaient aux mêmes résultats. Mais, étant donnée l’amélioration observée chez deux de nos malades en traitement, on pouvait espérer que ces rayons étaient capables de modifier la vitalité du parenchyme pulmonaire en provoquant peut-être une phagocytose plus intense.