Le séro-diagnostic de la tuberculose. En
collab. avec le D' Buard (Travail du laboratoire du Prof. Ferré).
Trois notes ont été remises par nous sur ce sujet à la Société de Biologie . 10 déc. 1898, 7 juin et 16 juillet 1899,
Rabinowitsch (1900) ont mis en doute la valeur du phénomène. MM. Arloing et Courmont (Presse mid., 1®' septembre 1900; Congrès de médecine de Paris) ont lait justice de leurs critiques, basées sur une méthode de contrôle insuffisante.
g. Zona chez une tuberculeuse. Communication il la Soc. d’Anatomie (7 février 1898).
II. Rapport à la Réunion médico-chirurgicale des hôpitaux et à la Commission administrative des hospices sur le 4 " Congrès pour l’étude de la tuberculose (1898). En collab. avec le D' Durand.
c) COEUR ET VAISSEAUX
12“ De la disparition du premier bruit du cœur dans la fièvre typhoïde; valeur séméiologique.
i8g5. Communication au Congrès de médecine de Bordeaux (Journ. de méd. de Bordeaux. Arch. cliniques de Bordeaux, sept. iSgS.— Presse méd., iSgy, n* 82).
Dans ces différentes études, j’ai dégagé au point de vue du pronostic de ia fièvre typhoïde les faits suivants :
aj La disparition du premier bruit du ccBur à la pointe ou à la base et à quelque période de la fièvre typhoïde
d) TUBE DIGESTIF
i 4 . Du rôle de la dyspepsie dans la chlorose (Archives cliniques de Bordeaux, 1896; Congrès de médecine de Nancy, 1897).
Ce dernier mémoire est établi sur l’observation de vingtneuf cas de chlorose, avec examen hématologique fait à plusieurs reprises pour chaque malade. J'ai voulu contribuer à démontrer l’importance des troubles dyspeptiques dans l’apparition de la chlorose, sans affirmer toutefois que toutes les chloroses étaient d’origine dyspeptique. En même temps, je mettais hors de douté l’existence évidente d’une insuffisance hépatique totale ou partielle dans la chlorose — insuffisance que MM. Gilbert et Garnier ont reconnue également (Congrès de médecine de Paris, 19fXI). Et je concluais avec Luzet qu’il faut se mettre en garde contre la médication martiale à outrance « mal réglée par » le médecin, trop souvent sur l’instance des malades eux- » mêmes, médication qui conduit à la destruction complète » de l’appareil glandulaire de l’estomac et à une lésion » chronique irrémédiable. »
16. De la non-existence d’une stomatite distincte et spécifique, dite stomatite diphtéroïde. Communication à l’Académie de Médecine, 9 nov. 1897. Cette note a fait l’objet d’un rapport de M. le D' Rendu, le 17 mai 1898. (Presse médicale, 26 mars 1898.)
En 1891 (Soc. méd. des Hôp., 26 juin), MM. Sevestre et Gastou décrivaient une stomatite à fausses membranes spécifique, due au staphylococcus aureus et distincte de
la stomatite ulcéro-membraneuse de Bergeron, des aphtes, du muguet et de la stomatite diphtérique. Mes recherches cliniques et bactériologiques ne m’ont pas conduit à la confirmation de cette entité morbide. Et d’abord, du simple examen à l’œil nu des lausses membranes, je n’ai pu trouver que difficilement des caractères morphologiques capables de cr^er des types différents. « La fausse » membrane m’est toujours apparue identique à elle-même » et rien dans la localisation, l’intensité des adhérences, la » coloration, l’engorgement ganglionnaire, les symptômes » généraux, » ne m’a autorisé à porter de diagnostic ferme de stomatite diphtéroîde. Mais, en réunissant les cas qui paraissaient correspondre le mieux à la description de MM. Sevestre et Gaston, j’ai trouvé à l’examen bactériologique tantôt du streptocoque pur ou associé au staphylocoque, tantôt du bacille de Klebs-Lœffler, virulent, etc. Dans ces conditions, j’émis tes conclusions suivantes qui résument le côté pratique de ces recherches ; « Il est indis- » pensable d'établir pour les stomatites une classification » exclusivement étiologique, basée sur l’examen bactérlo- » scopique comme on l’a lait pour des angines. L’ensemen- » cernent sur sérum gélatiné permettra seul d’affirmer la » nature diphtérique de stomatites qui, cliniquement, ne I) paraissent pas dues au b, de Lœffler, et de prendre en » temps opportun des mesures thérapeutiques et prophy-
Thèse inspirée sur ce sujet: D' Armand, Th. Bordeaux, 1898.
i6. Lithiase intestinale (Communication à la Soc. de Biologie, 22 février 1896; Journal de méd. de Bordeaux, 17 mai 1896).
A l’occasion de cette observation, j’étudie les rapports qui unissent la lithiase intestinale à l’entérite muco-membraneuse. Ce cas a été rapporté dans un travail complet sur la question par M. le Prof. Dieulaloy {Pr. méd., 10 mars
1897). Les calculs étalent composés surtout d’orthophos phate de magnésie (21,7 0/0) et de carbonate de chaux (43,9 0/0.)
Thèse inspirée sur ce sujet : D' Fontêt, Bordeaux, 1896.
17. Traitement de la diarrhée infantile par l’emploi systématique de l’eau stérilisée {Bulletin médical, 9 mars 1898).
Travail basé sur les constatations bactériologiques de Bagenski, Lipmann, Lepage, sur les recherches cliniques et urologiques de Vergely.
Ce traitement est à l’heure actuelle d’application courante, même dans les cas de choléra infantile (Marfan, Pr. méd., 1900).
(I La médication hydrique, disais-je alors, n’exclut pas «tout autre traitement d’urgence: injections de caféine, » d’éther, de sérum, etc. 11 n’est question dans ce travail que » du traitement pathogénique, les complications survenant » au cours de l’intoxication pouvant faire naître des indi- » cations particulières sur lesquelles je n’ai pas à insister... » Je crois très sincèrement qu’aucune méthode, à l’heure » actuelle, ne donne de pareils succès à condition que le » malade soit encore justiciable d’une thérapeutique. »
18. Cancer du pylore (Communication à la Soc. d’Anat. de Bordeaux, 18 octobre 1898).
19. Dilatation de l’estomac. Urémie consécutive. En collaboration avec le D' Clarac {Archiv. cliniques de Bordeaux, novembre 1894).
20. Dilatation de l’estomac par sténose du pylore; gastro-entérostomie; guérison (Société d’Anat., 4 octobre 1897).
Il s’agit d’un malade atteint de maiadie de Reichmann vraie et pour iequel Je proposai l’intervention chirurgicaie ; l’opération lut faite par ie D'Dubourg pour la première lois à Bordeaux. Je présentai ie maiade oompiètement guéri; à i’heure aotuelie, après avoir augmenté de 12 kiios, ii se porte à merveiile. Au cours de l’opération, le diagnostic clinique avait été reconnu exact. (V. Th. Lafarelle, Bordeaux, 1900.)
é) DIPHTÉRIE
21. Modifications urinaires consécutives aux injections de sérum antidiphtérique (Congrès de méd. de Bordeaux, 1895. — Journal de médecine de Bordeaux, mars, mai et juin 1895).
Dans cet ensemble de travaux, j’ai démontré un des premiers la constance de Thyperazoturie après les injections de sérum et la Iréquence de l'inversion de la formule des phosphates; je me suis surtout attaché à prouver que non seulement le sérum antidiphtérique ne provoque jamais l’albuminurie, mais encore qu’il contribue à la disparition rapide d’une albuminurie préexistante, à condition bien entendu qu’elle reconnaisse pour cause l’intoxication loefflérienne.
Résultats rapportés par Roger au Congrès de Nancy 1896, avec observations confirmatives de Mya. Les obser-
valions de Roger sur le cheval concluent aux mêmes modifications.
TMses inspirées sur ce sujet : Cardeillac, Th. Bordeaux, 1895. — JONCHÈRES, Th. Bordeaux, 1895.
22. Traitement de la diphtérie oculaire par les injections hypodermiques combinées aux instillations de sérum antidiphtéritique. En collabor. avec M. Guyot {Ann. de méd. et de chir. infantiles, 1898).
En 1898, je fus chargé d’un service à l’Hôpital des Enfants-Assistés de Bordeaux, en pleine épidémie de diphtérie oculaire; malgré les Injections de sérum antidiphtérique, malgré un traitement local approprié, plusieurs enfants perdirent la vue. Coppez, en 1897, avait démontré par des expériences sur le lapin que le sérum antidiphtérique injecté sous la conjonctive avait une action puissante contre l’infection locale par le b. de Lœffler; j’eus alors l’idée d'associer aux Injections hypodermiques des instillations de sérum sur la conjonctive à l’exclusion de tout autre traitement. Les résultats obtenus furent significatifs : 7 enfants atteints de diphtérie oculaire grave guérirent sans présenter extérieurement aucune trace de leur affection.
Quelques jours après cet essai thérapeutique, Morax et Elmassion (Ann. de l’Institut Pasteur) démontraient l’absorption de la toxine instillée sur la conjonctive; les résultats obtenus chez mes petits malades prouvent que l’antitoxine Test également.
23. Traitement des paralysies diphtériques d’origine toxique par les injections de sérum. En
collab. avec le Prof. Ferré {Ann. de méd. et de chir. de Bordeaux, 1898).
Ce travail est la première consécration thérapeutique des recherches expérimentales de mon maître, M. le
Prol. Ferré, sur l’action de la toxine et de l’antitoxine diphtérique sur la cellule nerveuse. A cette époque, nous n’avions pu recueillir que cinq observations, dont l’étude nous permettait cependant d’affirmer que « pour la paralysie diphtérique comme pour l’angine de même nature, le véritable traitement est le traitement pathogénique, la sérothérapie spécifique ».
Le 9 février 1900, j’apporte à la Société de Médecine de Bordeaux trois observations personnelles et deux de M. le Prof, agrégé Rondot ; à deux ans d’intervalle, je ne pouvais que répéter ce que nous avions déjà dit avec M. le Prof. Ferré :
1° La sérothérapie antidiphtéritique est incapable de provoquer des accidents paralytiques;
2» Eile constitue ie vrai traitement de ces accidents;
3“ Chez les malades qui ont présenté une dipthérie locale grave, chez ceux qui ont été injectés tardivement, il faut continuer la sérothérapie même après la disparition des fausses membranes, aussi longtemps que le non-relèvement de l’état général indique que l’organisme est en état de constante intoxication.
V. Thèse de Dague, dans laquelle sont rapportées 16 observations (Bordeaux, 1900).
f) FOIE
24. Du surmenage hépatique. En collab. avec M. le Prof, agrégé Cassaët (Communication à la Soc. de Biologie, i" décembre i8g4: Arch. clin, de Bordeaux, novembre 1894).
Reprenant les recherches que Cassaêt avait déjà faites sur le fonctionnement de la cellule hépatique dans certaines
les personnes qui avaient mangé des mêmes champignons éprouvaient à peine de légers troubles dyspeptiques, qui cédèrent sous l’influence d’un purgatit.