Titres et travaux scientifiques
Depuis la publication de ma thèse, j’ai pu, grâce aux quelques cas qu’il m’a été donné d’observer et d’opérer moi-même, compléter sur certains points mes premières recherches; c’est ainsi que j’ai
laquelle M, Gérard Marchant et moi avions attiré l’attention dès 1902 et que nous avons été les premiers à exécuter sur le vivant.
Dans l’exposé de mes travaux sur ce sujet, j’envisagerai successivement ïétiohgie et la pathogénie du prolapsus rectal, — les méthodes et les procédés opératoires, — leurs résultats, — leurs
Le prolapsus rectal est très analogue dans son mode de production à une hernie. Comme pour les hernies, la condition nécessaire à son développement, le fait qui domine son étiologie, c’est \'effort ; cet effort devra être très violent, s’il s’agit d’un sujet normalement constitué ; il pourra être minime, surtout s’il est répété, chez un prédisposé.
Les efforts de la défécation ont évidemment le principal rôle et les troubles de cette fonction, diarrhée ou constipation, sont habi-
Le prolapsus rectal n’est pas également fréquent à toutes les époques de la vie.
L’opinion généralement admise sur l’influence de Vâge est la suivante : le prolapsus rectal est fréquent surtout chez l’enfant pendant les premières années ; il devient plus rare vers dix ans, reste rare aux environs de la puberté et pendant l’âge adulte et redevient fréquent chez les gens âgés; c’est, en somme, une affection de deux extrêmes de la vie.
2® Sur 11 sujets (8 hommes et 3 femmes), j’ai opéré de la manière suivante : incision circulaire périanale et isolement du canal anal jusqu’à la face inférieure du diaphragme rectal, — section des releveurs de l’anus, — section des aponévroses sacro-recto-génitales,
Celte théorie me paraît inadmissible et je crois au contraire que les lésions de l’appareil de soutien (sphincter et releveurs) sont le facteur primordial du prolapsus rectal, comme du prolapsus génital. L’apparition du prolapsus après une incision du sphincter (Nélaton, Vallas, Reynier, Boiffin), après l’amputation du rectum cancéreux (Habart, Berger, Liermann, Kocher, Kummer), s£ quence chez les grandes multipares, où il s’associe souvent au lapsus utéro-vaginal, en sont la preuve. C’est une donnée caf dont 11 est Indispensable de tenir compte dans toute tentative de traitement chirurgical : quelque opération que l’on applique au
cul-de-sac de Douglas, mais d’un kyste de l’ovaire, dans un cas <Stokes), d’un utérus rétrofléchi, dans l’autre (Poncet), venant refouler la paroi rectale antérieure dans la lumière de l’ampoule : l’ablation du kyste ou l'hystéropexie, sans autre opération, suffit à guérir le prolapsus. Depuis lors, M. Mignon a publié [Société dé chirurgie, 190S) un fait assez analogue, dans lequel le cul-de-sac préreotal, distendu par une ascite tuberculeuse et peut-être par des anses grêles, invaginait la paroi antérieure du rectum.