A. — FRACTURES ET LUXATIONS
Sur l’ostéosynthèse dans certaines fractures de l’omoplate. Bulletin de la Société de
A la suite d’un écrasement par roue de voiture, un homme d’une trentaine d’années présentait une fracture complexe de l’omoplate, dont le trait détachait tout l’angle supéro-externe de l’os avec les portions adjacentes des fosses sus-et sous-épineuses ; l’épine scapulaire était, elle-même, fracturée et le trait, se prolongeant en bas, venait couper le bord axillaire de l’omoplate notablement au-dessous do la cavité glénoïde; tout le fragment ainsi détaché avait basculé en haut et en arrière, pointant sous la peau, et le moignon de l’épaule était fortement abaissé.
Après avoir attendu quelques jours, pour laisser se résorber l’hématome et cicatriser les lésions cutanées, j’ai fait une ostéosynthèse, en passant un câble métallique, au-dessous de la glène, dans la partie épaisse et résistante du bord axillaire de l’omoplate et en rapprochant ainsi les deux fragments. A la suite de cette intervention, la dépression de la région scapulaire a complètement disparu.
Fracture de l’olécrâne traitée par le massage. Bulletin de la Société de Chirurgie , 1908. Deux cas d’ostéosynthèse pour fractures du coude compliquées de luxation. Presse médicale, 1921. (En collab. avec Lebrun.)
Fracture complexe de l’extrémité inférieure de l’humérus; traitement non sanglant.
Bulletin de la Société de Chirurgie, 1925.
La majorité des fractures de l’extrémité inférieure de l’humérus et certaines
tible : la réduction sanglante, après résection partielle du premier cunéiforme fut pratiquée, les os furent fixés en position normale par des; fils métalliques et un appareil plâtré.
A propos de ce cas, il m’a paru intéressant, en m’aidant des observations antérieurement publiées, non pas de décrire à nouveau les caractères cliniques
source. Elle lie supprimeras, à la vérité, toutes les lésions, et il faut la compléter ensuite par des interventions portant sur l’os iliaque.
J’ai pratiqué deux fois la désarticulation de la hanche dans ces conditions. Ma première opérée a parfaitement supporté l’intervention et est restée guérie. La seconde a, elle aussi, supporté l’opération; son état s’est d’abord amélioré, mais les lésions, étendues du cotyle ont entretenu la suppuration et la malade à fini par être emportée, quelques années plus tard,, par une méningite tuberculeuse.
Résection tibio-tarsienne totale pour tumeur blanche du cou-de-pied; résultat après vingt-deux mois. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1923.
Tumeur blanche du cou-de-pied; résection tibio-tarsienne totale. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1927.
La résection tibio-tarsienne totale. Journal de Chirurgie, 1928. (Encollab. avec Wilmoth.)
Nous pensons qu’il est utile de conserver l’opération de la résection tibiotarsienne totale, opération tombée dans l’oubli, parce que, malgré la rareté de ses indications, elle peut rendre de réels services.
C’est en 1782 que Moreau père, chirurgien à Bar-le-Duc, fit la première résection tibio-tarsienne pour une arthrite traumatique suppurée du cou-de-pied.. C’est en 1792 qu’il appliqua cette résection tibio-tarsienne à la tuberculose du coude-pied, et il obtint un succès complet.
En ce qui concerne le drainage de l’articulation du cou-de-pied, atteint d’arthrite suppurée, il est certain que l’astragalectomie est une opération très satisfaisante; il suffit, en cas de besoin, d’y adjoindre une ou deux incisions de débridement, de chaque côté du tendon d’Achille dans les gouttières rétromalléolaires. Cependant si les malléoles ont été détruites par le traumatisme, la résection tibio-tarsienne pourra permettre de conserver un pied solide. (Cas de Thévenard. Société des Chirurgiens de Paris, 2 décembre 1927.)
Pour la tuberculose de l’articulation tibio-tarsienne, il est certain que, comme, l’a montré Ollier, l’astragalectomie est l’opération de choix, puisque dans la très grande majorité des cas les lésions de l’astragale sont primitives et prédo-
Cependant, lorsque la lésion astragalienne tuberculeuse n’est pas isolée, lorsque les deux malléoles et le plafond de la mortaise sont attaqués par la tuberculose, l’astragalectomie est insuffisante pour obtenir la guérison; il faut alors, à la scie, abattre la pince malléolaire et le plafond de la mortaise. On peut ainsi obtenir, à la condition formelle que la tuberculose fongueuse des parties molles périarticu-