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VIII. — APPAREIL GÉNITO-URINAIRE

GYNÉCOLOGIE

Un cas de plaie par empalement de la vessie et du rectum ; opération ; mort par cellulite pelvienne. Journal d’urologie , 1914.

Plaie extra-péritonéale du rectum et de la vessie par empalement; cystostomie suspubienne; guérison. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1922. (Rapport sur une observation de Courtï.)

Le cas de plaie recto-vésicale par empalement que j’ai personnellement observé

heurte à des difficultés, parfois insurmontables. La cystostomie, qui empêche l’infiltration d’urine, répond à l’indication essentielle. Au cas de déchirure étendue du rectum, on la complétera utilement par une colostomie iliaque, destinée à assurer la dérivation temporaire des matières intestinales et à diminuer les risques d’infection du tissu cellulaire pelvien.

Cette curieuse tumeur qui se différenciait par son évolution clinique, par son volume, son siège et son aspect macroscopique, aussi bien que par sa structure histologique, des néoplasmes habituels de la vessie, a été recueillie chez une femme do cinquante-cinq ans. Cette malade ne présentait pas d’autre trouble fonctionnel que des métrorragies; la miction était normale; les urines ne renfermaient ni sang, ni pus. L’examen révélait l’existence d’une grosse tumeur abdomino-pelvienne, médiane, dure, bosselée. Le diagnostic de fibrome utérin paraissait évident.

Or, à l’opération, je trouvai cette tumeur complètement indépendante de l’utérus; en suivant son pédicule qui se dirigeait en avant, je fus amené jusqu’au sommet de la vessie, qui remontait dans la base de la tumeur et fut ouverte lors de la section de ce pédicule; la muqueuse vésicale n’était pas ulcérée à ce niveau: la tumeur s’était développée dans la couche musculo-conjonctive de la paroi vési

plateau.

Revue de Gynécologie et de Chirurgie abdominale, l

nouvelle contribution à l'étude clinique et thérapeu tubaire. Gynécologie et Obstétrique, 1923. (En colla

le rein opposé est suffisant, la néphrectomie est le meilleur, sinon l’unique trai-

Telles étaient nos conclusions en 1924. Les travaux ultérieurs les ont appuyées. J’ai rapporté à la Société de Chirurgie les expériences de mon élève Marc Iselin sur la réparation urétérale : il a montré que la dérivation du bassinet et la cautérisation de la muqueuse pouvaient parfois améliorer l’état anatomique de la suture. Les expériences d’Henri Marion (Thèse de Paris, 1929) ont expliqué pourquoi, comme nous l’avons vu, le rein se distend malgré une suture largement perméable : c’est parce que l’innervation de l’uretère ne se répare pas et que l’harmonie de sa contraction reste définitivement compromise.

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