A. - TRAUMATISMES ET LEURS COMPLICATIONS INFECTIONS CHIRURGICALES
Le Traitement immédiat des plaies accidentelles (Indications et contre-indications de la suture primitive.) Congrès international des Accidents du travail , Amsterdam, 1923 ; et Progrès médical , 1926. (En collab. avec Paul Moure.)
C’est en nous basant sur les enseignements de la guerre et sur les observations faites pendant plusieurs années à l’hôpital Saint-Louis, où les accidents du travail et de la rue sont nombreux, que nous avons cherché à poser les principes du traitement des plaies récentes. Les indications de la suture primitive sont, à notre avis, restreintes : ce traitement s’adresse aux plaies à bords nets, relativement superficielles, n’intéressant pas les masses musculaires profondes, ne présentant pas de décollements étendus, ne datant pas de plus de 12 heures. Dans de telles conditions, et à condition de laisser un drainage de sûreté pendant 48 heures et de surveiller très strictement l’état local et général du blessé, la suture primitive est susceptible de donner de bons résultats et de raccourcir considérablement la durée de l’incapacité. ^
Dans toute autre circonstance, dans les plaies contuses, dans les plaies profondes et anfractueuses, dans les plaies intéressant de grosses masses musculaires
L’amputation primitive, longtemps rejetée par beaucoup de chirurgiens jnservateurs à outrance », a pourtant d’indiscutables indications dans les
amputations primitives, cette statistique comporte un certain nombre d’amputations secondaires, faites du 3 e au 20° jour, pour accidents infectieux : en pareil cas, il faut ne pas trop tarder à faire le sacrifice du membre si l’on veut sauver le
Tétanos mortel malgré le traitement sérothérapique et les injections de sulfate de magnésie. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux, 1909. (En collab. avec Paul Mourb.)
Sur le traitement préventif du tétanos. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1919.
Dans une discussion de la Société de Chirurgie, j’ai rapporté un certain nombre de cas de tétanos observés chez des blessés de guerre, malgré l’injection prophylactique de sérum. Ces cas, au nombre d’une trentaine, ont été presque tous des tétanos tardifs, survenant après 30, 60 et même 80 jours; plusieurs restèrent localisés au membre blessé; mais, contrairement aux données classiques sur la bénignité relative du tétanos tardif, la mortalité atteignit 50 p. 100. Ces cas ne prouvent pas contre l’efficacité de la sérothérapie préventive qui chez tous ces blessés avait été insuffisante; mais ils montrent la nécessité d’injections de sérum faites à dose élevée (20 centimètres cubes au moins) et répétées tous les 8 jours jusqu’à disparition de toute suppuration, combinées avec le débridement des plaies et l’extraction des corps étrangers.
Dans un cas de tétanos tardif, survenu 44 jours après la blessure, alors que celle-ci était presque cicatrisée, j’ai fait l’excision d’une cicatrice de la cuisse qui englobait le nerf sciatique et injecté 20 centimètres cubes de sérum dans le tronc même de ce nerf. Ce blessé a guéri.
Les injections interstitielles d’eau oxygénée dans le traitement de la gangrène gazeuse.
Progrès médical , 1908.
A propos du traitement des gangrènes par l’arsénobenzol. Presse médicale, 1915. (En collab. avec Lacapère.)
Sur le traitement de la gangrène gazeuse. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1915.
J’avais observé, avant la guerre, quelques cas de gangrène gazeuse typique, à la suite de plaies de rue. Dans l’un de ces cas, l’injection interstitielle d’eau oxygénée dans les tissus infiltrés m’avait paru donner un bon résultat. J’y ai complètement renoncé dans la suite, ces injections m’ayant semblé inefficaces, fort douloureuses et non sans danger : j’ai observé, en effet, au cours de ces injections, un cas de mort subite et une syncope grave.
Le traitement par l’arsénobenzol, que j’ai essayé au début de la guerre avec Lacapère, ne m’a pas donné de résultats bien convaincants : dans un seul de mes cas, il a paru avoir une influence favorable sur l’évolution de l’infection.
Je reste persuadé que le traitement de cette redoutable complication des plaies se résume dans l'amputation précoce et dans la sérothérapie anti-gangréneuse (qui n’était pas encore entrée dans la pratique à l’époque où j’ai écrit sur ce sujet).
De l’ostéosynthèse à prothèse perdue dans les fractures diaphysaires compliquées.
Bulletin de la. Sociéti de Chirurgie, 1926. (Rapport'sur des observations de Simon et Stulz.)
Fracture comminutive ouverte de l’humérus. Traitement è ciel ouvert. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1926.
A propos de l’ostéosynthèse primitive à prothèse perdue dans les fractures diaphysaires compliquées. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1926. (Rapport sur des observations de Charbonnel.)
Traitement des fractures ouvertes. Bulletin de la Société de Chirurgie, 1927. (Rapport sur des observations de. Leclerc et de Richard.)
Des rapports sur des observations communiquées à la Société de Chirurgie par MM. Simon et Stulz, Charbonnel, Leclerc et Richard, m’ont fourni l’occasion
tures compliquées de plaies et d'apporter un certain nombre de cas personnels (21 cas provenant de mon service, avec 8 résultats mauvais).
La formule, préconisée par certains chirurgiens, que toute fracture ouverte doit être traitée par le nettoyage et la désinfection du foyer, l’osléosynthèse immédiate et la suture complète des parties molles, est certainement trop simpliste et comporte de graves dangers. Si celte méthode a pu donner, entre des mains
et j’en, ai rapporté plusieurs exemples.
Il y a, tout d’abord, une distinction à faire parmi les fractures ouvertes. On observe à la jambe des fractures qui ne diffèrent des fractures fermées que par l’existence d’une petite plaie linéaire, étroite, parfois punctiforme, siégeant à la face interne du tibia, et n’intéressant donc que la peau. Une expérience déjà ancienne a montré que ces fractures évoluent le plus souvent sans le moindre
superficielle, ne pas pénétrer dans le foyer, appareiller comme une fracture ordinaire et, neuf fois sur dix, tout se passera comme si la fracture n’était pas compliquée.
l’ostéosynthèse à plaie ouverte ou le fixateur externe (Lambotte, Juvara) pourront trouver leurs indications.
C’est là, à notre avis, la méthode de sécurité. Elle est moins brillante que l’ostéosynthèse immédiate; elle demande beaucoup de temps et de patience, mais elle réduit au minimum les dangers courus par le blessé.