SS
II n’y .avait pas .de température. ,
■ La formule hémpleucocytaire du sang de la circulation générale fut trouvée normale.
Le diagnostic ne fut fait qu’après la ponction. On avait tout d’abord songé à un abcès froid venu de la, gaine du psoas.
Le séjour à l’hôpital dura un mois et demi. Pendant ce temps, il y eut, à deux ou trois reprises, des rectorrhagies inquiétantes.
L’examen du malade cinq mois après démontra que tout était rentré dans l’ordre.
En somme, rupture récidivante du psoas affaiblie par des contractions exagérées et fréquentes. Résolution spontanée et complète d’un gros hématome.
Quatre cas d’appendicite pelvienne traités et guéris
Dans ce mémoire, nous commençons par rappeler qu’en dépit d’assez nombreux travaux français et, étrangers, l’appendicite pelvienne est encore mal décrite dans les grands ouvrages classiques, Son traitement par les voies basses, vaginale chez la femme, rectale chez l’homme, simple, efficace, rencontre de grandes répugnances. Quand on veut drainer au point déclive, , la voie périnéale tortueuse, délabrante, est conseillée chez l’homme de préférence.
Après bien d’autres auteurs, nous rapportons quatre guérisons d’abcès appendiculaires drainés au point déclive et guéris.
cette maladie, quand la diarrhée glaireuse est observée, l’attention doit être immédiatement portée du côté du
un an elle était continue et d’une intensité telle que le malade songeait au suicide. Il avait épuisé la liste des antinévralgiques et fait arracher vainement toutes ses molaires du côté atteint.
M. Jaboulav fît la resection du ganglion supérieur du sympathique cervical à gauche.
Pendant deux mois il n’y eut pas de soulagement appréciable. Au bout de ce temps-là, la douleur diminua progressivement, puis cessa tout à fait.
Revu six mois après, le malade présentait un bon aspect; il était enchanté, avait engraissé de 4 kilogrammes. La guenson se maintint pendant dix-sept mois, temps au bout duquel la mort survint par pneumonie grippale. Il y eut une seule crise névralgique, courte et légère, un an après l’opération.
Ce cas heureux de guérison d’une névralgie trifaciale intense et invétérée par la résection sympathique s’ajoute à ceux nombreux déjà publiés. Le nôtre se signale par les heureux résultats éloignés. Peu de méthodes, même la meurtrière gassérectomie, donnent un soulagement complet des douleurs pendant un an et demi.
La disparition des douleurs a été tardive. Le malade n’a eu son soulagement que deux mois après la résection. D’ordinaire, il laut compter quinze jours. Ce retard tend à confirmer l'hypothèse formulée par M. .laboulay sur le mécanisme de la guérison. Il pense, en effet, que l’opération agit en amenant de lentes dégénérescences dans le trijumeau, soit dans sa racine bulbaire, soit dans son tronc et ses branches périphé-
Enucléation par la méthode de Socin. L’opération présenta cette particularité qu’on put faire cesser des phénomènes dyspnéiques inquiétants par la brusque luxation au doigt de la tumeur, au travers de l’incision des parties molles.
Régression d’un goitre charnu par la simple mise à l’air.
(Présentation du malade, Société des Sciences médicales,
Il s’agissait de deux noyaux goitreux charnus, l’un médian, l’antre latéral droit. Le premier avait la dimension d’un œuf de poule, le second d’une noix. La forme était vasculaire. M. Jaboulay se contenta de la simple incision verticale des téguments du cou, jusques et y compris la capsule thyroïdienne, au-devant du noyau médian. Puis la plaie fut abandonnée sans sutures à la réunion par seconde intention, qui survint en trois semaines. Au bout de ce temps, on pouvait constater que le noyau médian était réduit à une petite plaque dure appliquée contre la trachée et que le noyau latéral avait diminué de moitié. De plus, des phénomènes de légère compression des nerfs récurents et sympathiques, qui existaient avant l’intervention, avaient presque entièrement régressé.
Cette action thérapeutique évidente d’une opération simple est à retenir. Dans les goitres charnus et surtout dans les vasculaires, la mise à l’air permettra
L'arthrite suppuréedu genou, qu’elle résulte d’une métastase infectieuse ou surtout qu’elle succède à une inoculation traumatique, a ete. est encore justement redoutée par les chirurgiens. Souvent, en dépit de l’opération la plus hâtive, la plus complète, la mort arrive par septicémie. 11 n’en est pas toujours ainsi.
On sait que dans certaines pyarthroses du genou, dans celles qui durent, la poussée purulente se fait surtout du côté du cul-de-sac sous-quadricipital. On voit alors celui-ci bomber sous les téguments et offrir tous les signes physiques d’un abcès.
Si l’arthrite évolue encore, le pus poursuit sa marche, il fait coder le dôme supérieur de la synoviale, ce point de moindre résistance classique, et pénètre dès lors librement au sein des muscles antérieurs de la
ces formes. Il faut revenir, croyons-nous, de cette opinion pessimiste. Cette production abondante de pus vaut mieux que la septicémie et indique tout au moins que l’organisme se défend. De fait, nous avons pu réunir huit observations, sans une mort, dans des cas analogues.
Une provient de la thèse d’agrégation de M. le professeur de Lapersonne; une autre de celle de Jalaguier, les six autres appartiennent à M. Jaboulay.
Quelle pratique chirurgicale faut-il opposer en pareille circonstance ?
Nous n’insisterons pas sur l’opinion de Chassaignac
pratiquée. La guérison fut obtenue avec conservation des mouvements.
En présence de ces différents faits dont on comprend l’enchaînement, nous avons pensé que non seulement les pyarthroses rompues dans le quadriceps, mais aussi celles qui se caractérisaient par la distension prépondérante du cul-de-sac sus-rotulien avec ou sans rupture devaient être traitées d’abord par la simple incision de celui-ci. A cette arthrotomie simple, il faut combiner une manœuvre spéciale pour rendre effectif le drainage du genou; c’est l’élévation du membre inférieur à 45 degrés.
De cette façon le cul-de-sac sus-rotulien devient le point déclive du genou, et les liquides contenus dans l’articulation sonlsollicités par la pesanteur à sortir par le drain. On satisfait ainsi à la grande loi du drainage des collections purulentes.
L’idée n’est pas neuve d’ouvrir le cul-de-sac susrolulien pour drainer un genou. Scriba, dès 1877, préconisait ce manuel opératoire. Jalaguier, résumant les opinions courantes au moment où il écrit, recommande sa combinaison aux incisions latérales. Ollier l’approuvait et le faisait systématiquement. Ce qui distingue le procédé de Jaboulay, c’est l’application de ce seul drainage au traitement des pyarthroses du genou.
Le manuel opératoire est la simplicité même : une incision de 3 centimètres est menée sur le dôme du
cul-de-sac distendu, traverse le tendon parallèlement à ses fibres et pénètre dès lors dans l’articulauon
Voici le résumé d’une de nos observations :
Un homme, âgé de vingt-trois ans, voit sans cause connue s’installer en huit jours une arthrite de son genou droit.
A son entrée à l’hôpital on constate un gros épanchement articulaire, des signes d’inflammation, œdème, rougeur de la peau. Pas de points osseux douloureux, rien à l’urètre. On porte le diagnostic de pyarlhrosetrès prohahlementàun point d’ostéo-myélite intra-articulaire. Une intervention est proposée et refusée. Au bout de trois jours, la distension intra-articulaire augmente, surtout à la partie supérieure du genou. Le thermomètre est à ijo degrés. L’état général est franchementmaiivais. Le malade accepte alors d’être opéré. Une incision ouvre le cul-de-sac sus-rotiilien et évacue deux verres de pus louable. La synoviale est rompue et l’infiltration des muscles de la cuisse com-
Un drain est placé et le membre élevé. Au bout de quinze jours le genou est asséché, les mouvements commencent à revenir. Le malade réclame son
Dans le pus articulaire, l’examen direct et les cultures ont décelé la présence de staphylocoque blanc.
L’arthrotomie sus-rotulienne ne peut être substituée aux autres méthodes. L’arthrotomie latérale classique, si bien défendue par Jalagiiier, la résection dans quelques cas, l’amputation meme en dernière heure sont des moyens qu’il faut tous connaître. Mais, avant de les employer et dans ces cas où le pus cherche naturellement sa voie du côté du point faible de l’articii-
lation, on pourra aider la nature et commencer par l’ouverture du cul-de-sac sous-quadrioipital.
Sarcome de là gaine des vaisseaux fémoraux.
Ablation sans lésion de cenx-ci.Guérison.
La tumeur du volume d’un poing d’adulte siégeait à la partie inférieure de la cuisse. M, Jaboulay put la cliver des vaisseaux sans blesser ceux-ci. Malgré une dénudation absolue portant sur lo centimètres, il n’y eut pas de troubles vasculaires, notamment pas de thrombose de la veine. Le malade pouvait marcher quinze jours après l’opération. La malignité modérée de la tumeur, son encapsulation parfaite, expliquent la possibilité de l’extirpation sans lésion vasculaire.
1er des irradiations douloureuses dans le territoire du nerf saphène interne, ce satellite des vaisseaux fémo-
On porte le diagnostic de tumeur conjonctive maligne de la gaine des vaisseaux fémoraux, on décide son ablation.
L’opération fut laborieuse. La tumeur adhérait tellement aux vaisseaux qu’on dut réséquer ceux-ci sur
10 centimètres d’étendue. La veine saphène interne fut sacrifiée sur pareille longueur. La ligature supérieure de l’artère et de la veine fémorales portait nettement au-dessous des vaisseaux fémoraux profonds. L’examen de la pièce opératoire ne laissa aucun regret d'avoir agi largement. Il s’agissait d’une tumeur très maligne, friable, ramollie ; un bourgeon cancéreux tremblait dans la lumière de l’artère. L’histologie prouva sa nature mélanique et porta un pronostic des plus sombres pour l’avenir.
En dépit de craintes légitimes, il n’y eut pas de gangrène du pied ni même de troubles thermiques sérieux. Deux mois et demi après l’opération, le malade pouvait reprendre un metier assez dur. A ce moment,
11 présentait seulement un œdème modéré bien combattu par un bas élastique et de l’anesthésie du nerf saphène interne réséqué avec les vaisseaux.
Cette observation nous semble intéressante par les considérations de physiologie pathologique qui s’y attachent. Elle vient à l’appui des conclusions déjà anciennes formulées par M. le professeur Kirmisson dans un article classique. Cet auteur a prouvé que la première condition de succès dans l’extirpation des
fémorales profondes. Dans 6 cas rassemblés par lui, où la ligature fut faite en-dessus de leur émergence, il y eut 4 gangrènes mortelles. A ces chiffres nous pouvons joindre une observation inédite de mort appartenant ii M.le professeur Aug. Pollosson. Au contraire, dansles cas de ligature basse, la guérison est suivie régulière, du moins fréquente.
Les deux autres facteurs du bon pronostic sont l’asepsie parfaite qui évite la formation d’un caillot ascendant et le jeune âge qui assure le bon état des
La réunion des trois conditions du succès : ligature
Amputation.
(Presenlalion de la pièce opératoire. Société des Sciences médicales,
Il s’agissait, comme c’est la règle, d’une très ancienne ostéite fistnleuse de l’extrémité supérieure du tibia. Les symptômes qui ont fait porter le diagnostic étaient les suivants : douleurs très vives, amaigrissement, élimination de séquestres noirs et surtout fétidité extraordinaire de la suppuration. On fit l’amputation de la cuisse. Le sciage du tibia révéla une cavité de la dimension d’une mandarine dans laquelle se trouvait un séquestre noir arrondi, gros comme une
d’une couche épaisse de bourgeons franchement épithehomateux.
Angiome du pied avec macrodaotylie.
Nous avons observé là chez un adulte une localisation rare de l’angiome. La tumeur occupait le 3® et le 4« orteil d’un pied dans leur totalité, téguments, tendons, nerfs et os. Ces deux orteils étaient nettement augmentés de volume. Cette hypertrophie s’explique par la stase sanguine habituelle. L’indication de l’amputation résida dans des douleurs vives apparues depuis peu. Leur explication fut trouvée par l’examen des nerfs neltemcnt angiomateux au
HEMBEE SlirÉBIEUR
Panaris tuberculeux avec adéucpathie
L’infection du doigt fut occasionnée par une inoculation directe. La malade, une infirmière, s’était piquée à l’index en cousant le linceul d’un cadavre. Il en était résulté une plaque tuberculeuse avec fistules purulentes; de plus, un ganglion sus-épitrochléen était devenu caséeux.
Rien à l’aisselle, rien aux poumons. La nature
Nous avons r
encontre là les caractères
attribués par
le professeur Poncet à la botryomycose :
Piqûre de la
face palmaire d
l’un doigt avec une épine
de buisson,
lente constitutic
m d’un petit bourgeon, n’
'ayant pas de
tendance à guér
ir spontanément, indolenc
e, pédiculisa-
tion nette. Exac
[len histologique montrant les amas en
grappes de raisi
cl) DIVERS
du côté opposé à la contusion, un mauvais état général, du délire. Quelques jours après son entrée, on découvre la fracture des deux premières côtes gauches à ‘6 et 8 centimètres du sternum. Dans la convalescence .dé la pneumonie, un abcès se développa dans le foyer :de fracture de la deuxième côte. Il évolua, d’une façon torpide, sans amener de rougeur de la peau, avec une
quelque temps avant la radiothérapie. De cette façon, celle-ci n’interviendra que lorsque l’organisme est imprégné du remède dans sa totalité. La partie du corps exposé alors aux rayons X deviendra fluorescente; la tumeur en traitement sera hisloftuorescenle pendant toute la durée de l’exposition.
A ce mode d’action, il faut, dans notre esprit, en joindre un autre : c’est l’action spécifique de la quinine contre le cancer, a laquelle le professeur Jaboulay a attaché son nom.
Morton a publié un certain nombre de cas de guérison. Nous avons été moins heureux que lui.
Nous décrirons d’abord notre technique.
1° Pour h radiothérapie simple, nous nous sommes servi d’une machine statique à douze plateaux, donnant i5à 18 centimètres d’étincelle.
Nos ampoules, grosses ampoules Prugnat, étaient choisies molles pour les cancers siiperflciels. un peu dures pour les néoplasmes viscéraux.
L’intensité des radiations émises a toujours été moyenne, si nous en jugeons par les radiographies faites avec la môme machine.
Nous ne pouvons d’ailleurs donner que ces indications peu précises sur la qualité et la quantité des rayons employés. Nous n’avons pas, en effet, eu la bonne fortune de disposer des instruments de Benoist et de Holzknecht.
L’anticathode de l’ampoule était approchée à i5 centimètres de la peau. Celle-ci, dans la plupart des cas,
Les séances avaient lieu tous les deux jours, cinq minutes chaque fois.
2 ' La technique de la méthode de l'histofluorescence ne différait de la première que par une injection de chlorhydrate neutre de quinine, faite à la dose de 3o centigrammes, une demi-heure avant l’exposition aux rayons.
Les observations sont rangées en deux groupes de
Dans le premier figurent les cas où la radiothérapie simple a été appliquée ; dans le second, ceux où on lui a combiné la quinine.
Les cas auxquels nous nous sommes adressé sont très disparates, il s’est agi de tumeurs malignes de toute espèce et de tout siège ; une tumeur bénigne, verrues multiples, figure même dans les observations. C’est le hasard de la clinique qui nous a fourni nos malades.
Etant donné l’impossibilité de faire des rapprochements, nous étudierons les résultals en les passant en
Dans le premier groupe, celui de la radiothérapie simple, l’observation n" i est un succès complet. C’est d’ailleurs le seul que nous ayons à enregistrer. Comme dans la plupart des cas heureux des auteurs, il s’est agi d’un épithélioma cutané peu étendu ; il siégeait au nez. Il avait été fait dix séances.
Dans l’observation n" 2 , verrues multiples desmains, nous avons eu une légère amélioration. Nous espérions mieux, étant donné la superficialité et la bénignité du néoplasme, — 12 séances.
lions nombreuses de son mal et chaqne intervention lui donnait un bien-être temporaire réel. Peut-être donc eût-il mieux valu prendre encore le bistouri — 38 séances.
Les observations 2 et 3, cancer du sein généralisé aux ganglions du cou et récidive de cancer du rein, sont deux échecs complets ; rien de spécial à signaler, sinon l’atténuation réelle, mais bien éphémère, des douleurs du n° 2. Pour le n" 2 = 10 séances. Pour le
L’observation 5, ostéosarcome l”extrémité supérieure du fémur, est un demi-succès. Nous avons obtenu là une amélioration réelle, la diminution de la tumeur, l’atténuation des douleurs. Celte amélioration a d’ailleurs été passagère — 3o séances.
L’observation 4 un echec. peu étonnant chez un malade arrivé à la cachexie. Il s’agissait encore d'un sarcome fémoral — 12 séances.
En résumé, nos résultats sont peu encourageants. C’est qu’aussi bien, sur dix observations, nous nous sommes trouvé huit fois en présence de tumeurs malignes authentiques, très avancées pour la plupart, en récidive quelquefois. Les résultats heureux publiés jusqu’ici ne se rapportent que rarement à des faits de
La méthode de rhistofluorescence de Morton ne nous a pas donné mieux que la radiothérapie pure et simple.
Cette tumeur considérable, pesant plnsieurskilogrammes, avait distendu le scrotum à tel point qu’il atteignait les genoux, à la façon de l’éléphantiasis fllarien.
Le malade la portait dans un petit sac ad hoc. Elle était constituée par du tissu conjonctif fibreux et graisseux ; quelques points étaient cartiligineux. Le testicule correspondant noyé dans la masse n’a pu être retrouvé. Il n’y avait pas de hernie.
L’extirpation fut faite par M. Nové-Josserand, qui
temps, il ne fit pas la résection do celui-ci. Celte enveloppe insuffisamment nourrie dès lors se sphacéla en grande partie. Cet accident, qui semble habituel, en
pareil cas, indique la règle à suivre dans les distensions considérables du scrotum par une tumeur quelconque. Il faut, de propos délibéré, réséquer largement celui-ci.
Cette ablation d'un rein calculeux quelque temps après une néphrotomie évacuatrice, alors que la démonstration de la suffisance du rein opposé avait été faite, donna les bons résultats habituels en pareil cas.
Pyohémie