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CHIRURGIE

CHIRURGIE ABDOMINO-PELVIENNE

a) ESTOMAC

Perforation de l’estomao par ulcère, laparotomie. Gastrostomie temporaire. — Guérison, a) Province mèâic&le, 1901 (Mémoire orlginai), et b) Soc. des sc. m. 17 novembre 1900. (Prés, du mal guéri).

Les cas de guérison à la suite d’interventions ou des perforations gastriques ulcéreuses sont encore rares, et la conduite chirurgicale vis-à-vis de l’ulcère n’est pas encore nettement déterminée. Il nous a été donné d’observer un malade atteint de perforation de l’estomac par ulcère, chez lequel après laparotomie, nous avons été conduit à pratiquer une gastrostomie, opération en apparence paradoxale. Cet homme que nous avons opéré trente-quatre heures après le début des accidents, présentait un très large ulcère de la petite courbure, ouvert dans la loge hépato-gastrique. Au moment de l’intervention un liquide roussâtre fusait déjà vers la

grande cavité péritonéale. Malgré tontes nos tentatives, il nous fut impossible : i” de suturer la perforation gastrique, Tulcère étant très large, et, d’autre part, les tuniques de l’estomac au niveau de la petite courbure se déchirant sur les ûls à suture; 2“ de réséquer les tissus malades, étant donné leurs dimensions. Nous avons été conduit alors à une intervention de nécessité, consistant dans la suture de l’estomac à la paroi abdominale, et dans la création d un cloisonnement limitant la région deTulcère ; en somme, nous avons transformé la perforation en un véritable orifice de gastrostomie.

Les suites furent remarquablement simples, les phénomènes de péritonite cédèrent rapidement ; peu à peu les liquides gastriques passèrent moins abondamment par la perforation et, un mois après, la bouche stomacale était oblitérée.

Ce cas nous a paru intéressant à plusieurs points de vue : tout d’abord, en raison de l’intervention paradoxale qui a été pratiquée ; ensuite par le fait que ce malade fut guéri complètement de ses accidents d’ulcère. Revu plusieurs mois après l’opération, ;il ne ressentait aucun de ses malaises antérieurs et s’alimentait comme tout le monde. Deux mécanismes nous paraissent pouvoir être invoquées pour expliquer ces résultats : i" l’action favorable de l’abouchement à ta paroi des bords de l’ulcère permettant ainsi la désinfection du foyer ulcéreux, et l’action topique des pansements; 2' l’action favorable de la perforation amenant un véritable drainage de l’estomac, parant ainsi à la stagnation gastrique des sécrétions exagérées et hyperacides que l’on observe dans les cas d’ulcère.

de douleur à la palpation, le signe de la disparition de la matité hépatique n’existait pas, le signe péritonéal leplus net était le hoquet persistant; à lui seul d’ailleurs il suffisait à indiquer l’inflammation de la grande séreuse.

Correspondant à ces symptômes peu accusés, rappelons que les lésions de péritonite généralisée étaient seulement au début; il y avait un peu de liquide épanché et de la congestion de quelques anses grêles.

Voici les hypothèses que l’on peut formuler pour expliquer cette discordance entre la modération des lésions et le temps relativement long — trente-quatre heures — écoulé entre la perforation et l’opération.

Et d’ahord, ce fait que c'est une poche de périgas-

L’intérêt de premier ordre de ces deux notions dans le pronostic des plaies perforantes de l’estomac par coup d’épée OU balle est bien connu. Les chirurgiens anglais ont insisté récemment sur ces faits au sujet de leurs blessés de la guerre du Transvaal.

Voilà probablement pourquoi, bien que relativement tardive, notre intervention a été suivie de succès.

On connaît l’importance de la rapidité de la laparotomie dans les cas de ce genre.

(A paraître en 1904.)

Le diverticule de Meckel a une mauvaise réputation. Nombreuses sont les observations d’obstruction intestinale qu’on lui attribue. Nous pensons avec M. Jaboulay que souvent l’étiquette mise sur ces faits est erronée et que l’on a pris bien des fois pour le débris de l’anse vitelline de vulgaires brides, de simples cordons épiploïques, voire même l’appendice iléo-cæcal.

La vraie physionomie du diverticule nous semble être. celle que l’on peut voir sur les deux planches cijointés. Elles concernent une pièce recueillie à l’autopsie d une femme morte de pneumonie. On peut voir qu’il s’agit d’un cul-de-sac court, d’une longueur de 4 à .5 centimètres, large comme l’intestin à sa base et se rétrécissant en cône. Les parois ont la consistance, l’aspect, la morphologie de l’intestin normal. Pareille

pour cancer de l’estomac que le diverticule fui découvert par M. Jaboulay. Une gastro-entérostomie devait être pratiquée. Le diverticule se trouvant implanté sur le grêle à 3o centimètres de l'angle dnodéno-jujénal, c’est-à-dire au point classique de l’anastomose, on se servit de lui pour la réaliser. La pièce mâle du boulon y fut fixée, la pièce femelle fut implantée dans la paroi postérieure de l’estomac, on engrena. On avait réalisé une véritablq anastomose en Y qui fonctionna, d ailleurs, normalement, dans les jours qui suivirent. Cette utilisation dans un but thérapeutique d’un débris embryonnaire, jusqu’ici réputé uniquement pour ses méfaits, nous semble digne d’être rapportée.

beaucoup de calculs, il est probable qu’un de ceux-ci avait échappé et obstrué le cystique. Un an après l’opération, la fistule durait toujours ; elle secrétait du mucus clair, filant en si grande quantité qu’un appareil récepteur de la contenance de 200 centimètres cubes était rempli chaque jour. Comme il n’y avait jamais eu d’écoulement de bile, l’oblitération du cystique paraissait complète ; d’autre part, le cholédoque fonctionnait bien. Dans ces conditions, une cholécystectomie était indiquée. Le refus de la malade empêcha de la pratiquer.

Nous présentons cette observation comme contribution à l’étude des indications dans les fistules cholécys-

Nous avons rapporté là une observation rare après les quatre faits de Delore, de Khodokowski, de Witthauer, de Fieux, qui étaient les seuls connus avant le nôtre.

Femme, de trente-quatre ans. Un accouchement très laborieux trois ans avant son entrée à f hôpital. Elle eut de grandes douleurs pendant vingt-quatre heures. On dut retirer au forceps un enfant mort pesant 5 kg. 5oo. Dans les jours qui suivirent, élimination de lalèvre antérieure du col sphacélée. Puis retour apparent complet de la santé, sauf la cessation des règles. Pendant deux ans rien d’anormal à part ce symptôme. Puis remplacement des menstrues par des périodes régulières de

l’issue d’un litre de liquide chocolat épais, bien lié, sans caillots, ün drain fut placé. La chute dans les jours qui suivirent occasionna de la rétention. Sous anesthésie, on constata que celle-ci se faisait dans le corps et qu’elle était due au resserrement de l’istlime utérin. Celui-ci fut dilaté avec des Hégar. Un drain fut porté jusqu’au fond de rutérus et fixé au col par deux points de suture. L’infection fut ainsi conjurée. Nous avons eu des nouvelles de cette malade un an après. Sa santé était parfaite, ses règles à peu près régulières

La réalisation de la guérison par un simple drainage, la réaction fébrile modérée, ce qui est un succès en matière d’hématométrie, nous semblent dignes d’être mentionnées.

Polypes fibreux divers de l’utérus.

Hystérectomie vaginale et décubitus acutus.

Présentation de pièces provenant d’opérations de

mie vaginale. Dans ce cas, chez une femme de quarantetrois ans, il se développa, quatre jours après l’opération, une grosse escarre sacrée que n’expliquaient nullement une tare générale quelconque ou le défaut de propreté du siège. L’apparition, quelques jours plus tard, d’une phlébite, montra la nature infectieuse de ce décubitus acutus. Une discussion récente à la Société de Chirurgie, à propos d’une communication de Vanverts, donne une certaine actualité à cette complication de l’hy stéréotomie.

de gros poids et à faire effort sur eux avec le genou droit. En dix-huit mois, il a présenté à trois reprises différentes les accidents suivants : Douleur brusque à

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