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L’origine des

(Revue internationale des

Dans ce travail, l’auteur, après avoir rappelé sur la matière les travaux de Girou de Buzareingues, de Thury, de Sanson, etc., ceux de Hoofaker, Salder, Bertillon, Lagneau, etc., en arrive à cette conclusion : L’étude dynamique des populations ne saurait résoudre le problème, non pas mystérieux, mais encore si obscur de la sexualité. C’est là un problème physiologique inscrit dans l’œuf aussitôt sa conjonction avec le spermatozoïde. Il résulte de cëtte fusion un mouvement moléculaire qui, peut-être, suivant la force dé l’ovule ou du spermatozoïde, prendra la direction mâle plutôt que femelle, ou inversement.

M. Debierre base sa conclusion sur les observations qu’il a pu faire

nés et des milieux de l’œil, M. Debierreémet Phypothése que l’atrophie papillaire dont il a pu suivre le développement et l'évolution, a bien pii avoir pour origine la compression du nerf optique par suite d’une hémorragie rétro-oculaire, ou bien un réflexe comme celui qui donne lieu à l’amaurose dans les plaies du sourcil.

13. — Développement de la vessie, de la prostate et du oanal de l’urètre

(Thèse d’agrégation , Paris, 1883,106 p. et 14 fig.).

Dans ce travail, M. Debierre résume les travaux qui ont été écrits sur l’origine de l’allântoïde et se range à l’opinion de ceux qui la foht

14. — Sur l'action physiologique et toxique de l'ergotine (Bulletin de thérapeutique, 1884).

Dans cfe travail l’action spéciale de l’ergotine sur les fibres musculaires est précisée. Il y est montré en outre la lenteur de l’absorption par l’estomac, ce qui confirme les expériences de Bouley et Colin tout en ne leur laissant point leurs caractères trop absolus, ainsi que Schiff et C..Bernard l’ont eux-mêmes bien fait voir. L’auteur appelle également l’attention sur le sens ou sensibilité musculaire ,, indéniable selon ' lui, malgré l’opinion de Trousseau, Schiff, Aubert et autres, puisqu’en pleine anesthésie généralisée et profonde, il a vu un sujet sentir les. pressions fortes et épaisses. 11 existait donc au-dessous de la peau un élément qui avait la facilité de sentir.

Enfin, dans le cas d’empoisonnement qu’il rapporte, il note les effets surprenants des injections d’éther contre le collapsus.

45. — L’évolution de la famille et de la propriété (Bulletin de la Société d'anthropologie de Lyon, ï, 1884).

Étude de philosophie historique du plus haut intérêt, l’évolution de la famille et de la propriété est étudiée sous toutes ses phases. L'auteur, en suivant pas à pas dans leurs si belles récherches Morgan, Mac Lennan, Bachofen, Lubbock, etc., montre comment de Thétairisme l’homme passa àla gÿnécocratie et de là au patriarcat. Chemin faisant, il fait voir comment au mariage par capture, réel d’abord, symbolique plus tard, succéda'la vente de la jeune fille, suivie ou non d’un simulacre conventionnel de combat. Il rappelle ce qu’étaient le mundium, le douaire, 1 ’oscle, le Marge,ngàbe, le mariage par usus, par coemptio, par confarreaiio, la patria potestas. Fils du clan d’abord, l’enfant se nomme ensuite par sa mère, puis enfin il est le fils de son père. Commune d’abord, la propriété n’est devenue individuelle que fort tard. Dans ce chapitre sont étudiés la gens, l’heres necessariüs, « l’agnation », le « droit d’aînesse », l’origine du « testàmènt ! '»fètc., étc.

16— De l’influence du travail cérébral snr le volume et la forme du crâne (Bulletin de la Société d’anthropologie de Lyon, II, 1881,

La conclusion de ce travail est la suivante : Le travail cérébral développe et augmente le cerveau.

L’auteur, sans se dissimuler que c’est là un problème dans la solution duquel entrent sans nul doute comme équations, la racé, la taille, l’hérédité intellectuelle (intelligence accumulée), estime qu’il est i'mpos siblede dénier toute valeur à la gymnastique intellectuelle individuelle dans l’accroissement général du volume du crâne du xii e au xix' siècle,' et il croit en trouver la preuve dans les chiffres qu’il rapporte, et qui sont le résultat de cent cinquante-sept observations céphalométriques concernant deux catégories d’individus, les uns lettrés, les autres illettrés.

17. — Sur l’éthérisation etla chloroformisation par la voie reotale (Bulletin de la Société de biologie, 25 avril 1884).

Après plusieurs essais sur les animaux au laboratoire de M. le professeur Chauveau à l’École vétérinaire de Lyon, M. Debierre a pu se convaincre que l’éthérisation par la voie rectale employée il y a longtemps par Pirogoff, est une méthode incertaine pour obtenir l’anesthésie chirurgicale. 11 a vu également dans ses expériences sur les animaux ce que M. le professeur Poncet (de Lyon) a vu lui-même chez l’homme, à savoir que c’est là une méthode qu’il n’est pas toujours sans danger de mettre en pratique.

18. — Snr les canaux do Gærtner ohezla femme (Bulletin de la Société de biologie, 22 niai |885).. .

Chez la femme, on rencontre de chaque côté de l’ouverture vestibulaire du canal de l’urètre, parfois entre le méat et l’hymen, deux petits conduits borgnes dirigés dans la profondeur et parallèlement au vagip. Ces conduits, M. Debierre les a trouvés près de 80 fois sur 100 (23 fois sur 29 sujets). Quelle est leur signification?

On ne peut leur accorder celle de cryptes muqueux ou de sinus urétraux extérieurs, car ils existent chez des foetus à terme. Or, on sait (Ch. Jlobin et 0. Cadiat, Journ. de l’anat., p. 567, 1874) que ces cryptes muqiieux n’apparaissent qu’après la naissance. Ceci amène l’auteur à conclure que ces canaux, tapissés d’un épithélium pavimenteux stratifié, sont les restes de l’extrémité inférieure des canaux de Wolff, qui, comme on.le sait, persistent chez certains animaux (vache, truie, etc.), et sont connus' sous le nom de canaux de Gartner. Il repousse l’opinion de Schüller (Arch.f. path.An.u. Phys., Bd. XCIV, Heft 3, p. 405, 1884) qui en fait les homologues des glandes prostatiques, car ces canaux, décrits par Kocks, Skene et lui-même, ne débouchent nullement dans l’urètre,- .comme le dit Schüller. Ce sont chez la femme les homologues des canaux .éjaculateurs de l’homme.

19. — A propos de la médication ferrugineuse (Bulletin de thérapeutique, ,28 février 1885), en collaboration avec M. Linossier , agrégé de chimie à la Faculté.

Les résultats des expériences de MM. Debierre et Linossier peuvent s’énoncer brièvement : l“Sous l’influence de la médication ferrugigineuse, la proportion du fer augmente dans le sang, de 7,53 pour 100 dans une expérience concernant un chien anémié expérimentalement. La numération globulaire et le dosage de l’hémoglobine à l’aide de l’hé-

anizza, Sappey, etc., prétenchissable pour les gaz et les 1 lie ; de Haën, Hall, Paletta, contraire que la même val-

rience suffisait eu l’espèce, que le manganèse ralentit la dénutrition qu’il favorise la rénovation globulaire, conclusion conforme à l’opini do Pétrequin (de Lyon).

tératologie devient un chapitre fermé au médecin qui ignore l’embryogénie. Comment comprendre les malformations de l’utérus, du cœur, le spina bifida, pour prendre des exemples vulgaires, sans savoir comment se développe les canaux de Millier, le tube cardiaque, l’involution ectodermique neurale ?

Il était donc urgent de présenter au public scientifique, d’une manière simple et concise, et tout à la fois suffisamment étendue pour rester clair et au courant des récentes et nombreuses recherches sur la matière, un tableau de la science du développement. M. Debierre a-t-ü réussi?

La Revue scientifique et le Journal de micrographie, pour ne parler que de ces deux journaux scientifiques, ont bien voulu louer le « plan, simple et logique » de ce livre et lui prédire le succès. M. le professeur A. Giard, si autorisé en embryogénie, lui a accordé sa bienveillance et ses louanges. Un savant embryogéniste, M. le professeur Mathias Duval, a bieu voulu lui faire l’honneur de Je présenter à l’Académie, et M. le professeur J. Renaut, que l’auteur remercie sincèrement, a écrit pour lui une magistrale introduction : c’est la meilleure analyse que M. Debierre puisse donner de son livre qu’il laisse à autrui le soin de juger.

24. — L’aro maudibulaire et l’aro hyoïdien (Bulletin de la Société zoologique de France , 1885, 68 p. et 48 fig.). Travail du laboratoire d’anatomie de la Faculté.

Dans ce travail, M. Debierre établit que l’os hyoïde des animaux supérieurs et de l’homme lui-même a la valeur d’un arc viscéral, dont

(atavisme) permettent d’établir l’homologie absolue de l’hyoïde de l’homme avec l’appareil hyoïdien complet des animaux. Chez lui la chaîne paraît brisée, voilà tout. Mais en lui restituant l’apophyse styloïde, il devient aussitôt évident que la chaîne hyoïdienne est encore là présente, mais sous de nouvelles et trompeuses apparences.

L’étude de l’arc mandibulaire et de l’arc hyoïdien permet à l’auteur de rapporter à l’arc hyoïdien l’étrier, le lenticulaire et l’enclume, et de ne rattacher à l’arc mandibulaire que le marteau. Pour lui, les quatre chondrosselets de l’ouïe sont bien homologues du suspens sorium de la mâchoire des vertébrés inférieurs, mais il ne peut admettre, comme le veulent Ch. Robin et Magitot (art. Cartilage de Meckel du Dict. encyclop., l re série, t. XII, p. 736) et Albrecht (Sur la valeur morphologique de l’arc mandibulaire et de l'arc hyoïdien, etc., Soc. d’anat. path. de Bruxelles, 11 mai 1884) que le marteau des mammifères et des sauropsidés malléofères correspondent au symplectique des Poissons. Le marteau représente les restes de la portion intra-tympanique du cartilage de Meckël, alors que lé symplectico-hyomandibulaire appartient à l’àrc hyoïdien.

L’étude de l’appareil musculaire hyoïdien considéré dans la série des vertèbres permet enfin à M. Debierre d'ajouter,, que:comme l’appareil hyoïdien osseux, l’appareil hyoïdien musculaire (muscles de l’hyoïde) est un dans la série. Les variétés sont considérables, mais le principe des connexions, les analogies et les anomalies réversives nous permettent de découvrir les ressemblances et lès homologies cachées. A ce point de vue, l’étude de l’appareil hyoïdien est d’une importance philosophique considérable. C’est ainsi que l’apparition anomale d’une chaîne hyoïdienne osseuse ou d’un muscle surnuméraire, vient rétablir la chaîne sériale, affirmer la continuité des dispositions anatomiques brisées, de même que la sortie .de terre de tout un monde zoologique ‘ disparu a permis à la paléontologie de rétablir en partie l’échelle zoolo gique et les enchaînements du monde animal.

Geoffroy Saint-Hilaire l’a depuis longtemps fait remarquer.

29. — Les Auvergnats d'aujourd'hui et les Auvergnats d'autrefois ; étude d'anthropométrie, et surtout de céphalométrie comparée (Bulletin de la Société d’anthropologie de Lyon, 1886). Avec 4 pl.

L’étude des habitants de l’Auvergne a permis à l’auteur de les rattacher au type celtique, c’est-à-dire au type petit, brun, brachycéphale, absolument différent du type gaulois, grand, blond, dolichocéphale. Il n’est donc plus permis de Confondre Celtes et Gaulois, conclusion basée sur plus de trois cents observations céphalométriques personnelles.

30. — Sur les hermaphrodites (Archives de l'anthropologie criminelle, 1886). Avec 19 fig.

L’hermaphrodisme, dit l’auteur, n’est que la permanence accidentelle d’un état normal transitoire. Il est donc faux de dire que dans

pas un « fémur retourné », comme le dit Ch. .Martins, et que le membre abdominal n’est pas plus le nàémbife tÿpë’qfié' le membre thoracique: De leur naissance à leur achèvement, les membres éprouvent, chacun en sens inverse, une rotation de 90 6 qui porte la jambe en dedans, le bras en dehors, phénomène qui-fke les membres dans leur position définitive, et qui se passe au niveau des ceintures scapulaire et pel-r vienne, ainsi que la disposition dès muscles de la racine des membres en particulier vient pour ainsi dire le raconter.

Quant à l’homotypie des segments carpo-tarsiens, elle n’est pas celle qu’on admet communément. Après avoir repoussé les théories de Vicq-d’Azyr et deFoltz sur la matière, M. Debierre fait voir qu’en se basant sur l’anatomie comparée, l’embryologie et les anomalies de développement, on peut retrouver la pentadactylie type et complète dans la main et le pied de l’homme. Dans son tableau des homologies.

l’âge fœtal à l’âge adulte, pour remonter chez le vieillard après la chute des dents. Ce phénomène général n’a pas toutefois la régularité qu’on lui a attribuée.

3“ Les races humaines qui ont les molaires en série uniforme (Australiens, Néo-Calédoniens, etc.), ont l’angle moins ouvert que les races blanches qui ont les molaires en série décroissante. L’étude de l’angle mandibulaire et de la dentition des anthropomorphes confirme la loi précédente.

4° L’accroissement de la branche horizontale de la mâchoire inférieure se fait surtout en arrière du trou mentonnier, ainsi que l’on

veulent Gegenbaur, Kôlliker, Wiedersheim, ni une articulation squaraoso-articulaire, comme le soutiennent Huxley, Parker et Bettany, mais que tous les animaux, mammifères comme les autres, mâchent avec une articulation quadrato-articulaire. L’articulation mandibulaire est la même dans toute la série des vertébrés. Opinion soutenue par V. Albrecht et depuis acceptée par Dollo.

Quant à l’os carré, il faut l’aller chercher chez les mammifères supérieurs, non dans l’osselet de l’oreille moyenne, appelé marteau, ainsi qu’on l’admet, mais dans le squamosal.

Érection (Physiologie).

Histoloqib.

Éthers (Physiologie).

36. — L’anatomie de la trompe de Mlope dans l’espèce humaine et chez les mammifères, avec applications pathologiques. (Assoc. franç. pour l’amnc. des Sc.). Congrès de Nancy, p. 540, 1886. Avec 2 pl. et 5 fig. originales.

La tunique musculaire de l’oviducte a bien deux couches de fibres, mais ces deux plans ne sont pas aussi séparés et aussi autonomisés que le disent la plupart des auteurs. — De plus, au niveau du pavillon de la trompe, il n’existe plus que des fibres longitudinales.

La muqueuse de l'oviducte présente des plis arborescents non déplissables, mais pas de glandes, contrairement à Bowmann et Hônning qui en admettent là présence.’ Elle est tapissée d’un épithélium prismatique à une seule couche. — 6et épithélium est cilié comme on l’admet d’ordinaire, et l’opinion contraire de Frômmel doit être définitivement rejetée. Seulement, les cils de cet épithélium sont essentiellement caduques.

La chute de l’œuf est bien le fait de la congestion cataméniale ovarique, mais ce phénomène est peut-être aussi le fait d’un acte musculaire direct, car il y a une petite couronne d’éléments fusiformes autour de l’ovisac que je ne suis pas loin de considérer comme des fibres cellules.

La salpingite est fréquente. Elle, et la pelvi-péritonite sont la cause de l’hydropisie des trompes, maladie grave, car elle peut entraîner : 1° une grossesse abdominale; 2“ la stérilité. — Or, nous pouvons, en grande partie, prévenir le développement de la trompe kystique qui procure de nos jours à la chirurgie l’occasion de remarquables succès. Il suffit, pour cela : 1° De traiter énergiquement et de guérir la blennorrhagie de la femme ; 2“ de mettre à l’abri de la

pelvi-péritonite la femme en couches. La r et prévoyante conduit à ce dernier remède.

37. — Rein unique chez un nouveau-né; ni uretère, ni artère rénale de ce côté.

(Assoc. franç. pour taverne, des Se) Nancy, 1886 (p. 538).

Celte anomalie, dont les exemples, sans être très rares sont cependant encore assez clair-semés dans la science, est due à l’absence simultanée : 1” de l’uretère (évagination rénale du canal de Wolf) du côté où le rein fait défaut ; 2° de l’artère rénale du même côté, et l’absence de cette dernière est le résultat de l’absence de l’évagination rénale primitive.

38. — Notes ostéologiques et anthropologiques sur un sujet de Nossi-Bè (île de la côte nord-ouest de Madagascar). — (Bull, de la Soc.cCAnthrop. de Lyon, 1886)..

Le sujet de cette observation avait environ 30 ans. — Les acromions étaient encore indépendants, et cette anomalie prouve péremptoirement l’existence d’un os acromial. Son indice céphalique = 76,7; c’est donc un dolichocéphale. Son indice nasal de 53,3 le place parmi les platyrrhiniens, et son indice orbitaire de 74,13 en fait un microsème. — Son crâne dans son ensemble est bien celui d’un nègre.

Nègre africain par son indice céphalique et sa taille, polynésien par ses indices nasal et orbitaire, très inférieur par son bassin, cet

L’étude de la synostose des os du crâne de ce noir vérifie la loi de Qratiolet.

L'examen de son cerveau fait voir que l’on a en face de soi un type cérébral intermédiaire entre celui de l’Orang et celui de l’Homme blanc. Toutes les circonvolutions eh sont plus simples, moins exubérantes. en un mot plus schématiques.

L’étude du bassin permet à l’auteur de conclure : Les formes variées que revêt le bassin pendant le cours de son développement, sont bien un progrès. — Ces formes successives qui conduisent de la colonne vertébrale et du bassin de l’embryon aux formes simiennes, au rachis et au bassin de l'adulte, sont le résultat de l’adaptation de l’individu à sa fonction; elle sont un progrès en définitive, puisqu’elles conduisent à l’attitude verticale qui est le propre de l'homme.

39. — L’embryologiste et son œuvre. — Applications à la médecine et à la tératologie. ( Leçon d’ouverture du Cours d’Embryoiogie à la Faculté de Médecine de Lyon. — La Province médicale, mars 1886).

Leçon consacrée à l'histoire de l’Embryologie et à son importance dans les sciences médicales.

40. — Le développement des membres du côté droit l’emporte-t-il originairement sur celui des membres du côté gauche? (Bull, de la Soc. ÆAnihrop. de Lyon, p. 148, 1887).

Ce mémoire, qui a pour but de déceler si on est droitier de naissance ou si on ne le devient que par habitude ou éducation, contient de nombreuses observations ostéométriques et des considérations générales sur le développement des membres et sur l’action du système nerveux central sur ce développement.

époque ne l'emporte toujours et invariablement sur l’autre. — 2° Originairement la longueur des os ne prédomine pas d’un côté sur l’autre ; les habitudes font les différences. — 3° Nous sommes droitiers parce que nos ancêtres l'étaient, mais nous le sommes essentiellement par éducation. — 4° Les centres nerveux ne sont pour rien, dans le développement des membres, et ceux-ci fonctionnent à un moment où lesdits centres sont encore très imparfaits : les anencéphales et les amyélencéphales confirment cette conclusion.

41. — A propos des gaines séreuses annexées aux tendons des muscles radiaux externes, avec applications à la pathologie. (Arch. de physiologie , ;;15 févi 1887, avec 3 fig. originales). En Collaboration' avec 'V. Rocket, prosecteur à la Faculté de Lyon.

La gaine séreuse de muscles radiaux est unique. C’est celle décrite par Larger sous le nom 'de gaine carpienne. — La gaine antibrachiale du même observateur n’èxiste pas.

La gaine séreuse des tendons des radiaux est simple ou double ; quand elle est simple et commune aux 2 radiaux, et c’est le cas le plus fréquent, elle communique toujours avec celle du long extenseur du pouce. Quand elle est divisée en 2 gaines secondaires distinctes, celle du premier radial est toujours parfaitement isolée des gainés voisines ; celle du 2* radial communique constamment, au contraire, avec la gaine du long extenseur du pouce.

La bourse séreuse intermédiaire aux tendons du long abducteur et court extenseur du pouce d’une part, et aux tendons des radiaux d’autre part, n’est ni une bourse séreuse accidentelle ni une bourse professionnelle; elle est constante et son importance est assez grande

en pathologie, car elle est le siège de tdi douloureux comme nous l’avons démontré..

42. — L’origine ancestrale et le développement embryonnaire du canal intestinal et de ses annexes (Bull. se. du Nord de la Frange, 1887), ; Avec fig.

A l’aide des travaux récents en embryogénie, l’auteur fait voir que la cavité digestive primitive est la mère commune de tous les viscères. D’elle sortent les organes respiratoires, les organes splanchniques, la

30 figures originales.

L’homologie des articulations de l’épaule ~et de la hanche sont examinées à certains points de vues spéciaux ; d’importantes appli-

pour le chirurgien que pour l’anatomiste.

44. — L’homme avant l’histoire. Etudes d’anthropologie générale. Vol. de 300 p., 84 fig„ Paris 1887.

L’homme est né au déclin des âges tertiaires.—Il a contemplé en Gaule les paysages grandioses d’une flore et d’une faune tropicales ; contemporain du mammouth et du rhinocéros à narines cloisonnées, il a disputé sa vie à ces grands animaux, une hache de pierre à la main, en face des grands phénomènes cosmiques que l’on appelle les périodes glaciaire et diluvienne.

De longs siècles plus tard, il apprit à polir la pierre, à domestiquer les animaux et à cultiver la terre. — Plus tard encore il découvrit les métaux, fit usage du bronze et du fer et conquit cet inestimable bien : le foyer et la famille.

Après avoir esquissé l’histoire primitive de l’homme ; après avoir brossé à grands traits les races humaines fossiles, l’auteur en arrive à l’étude de la nature et de l’origine de l’homme. A ce propos, il rappelle que la doctrine des Bimanes et des Quadrumanes est définitivement tombée. — Que l’on envisage le rachis, le squelette de la

polygénique.

45. — Les maladies infectieuses. Microbes, Ptomaïnes et Leucomaïnes. (Un vol. de 300 pages, Paris, 1888).

L’air est rempli de poussières et ces poussières sont des microorganismes. — Parmi ceux-ci, les uns sont inofifensifs, les autres sont nuisibles. — Par leur intromission et leur culture dans nos humeurs et nos tissus, ces derniers conduisent à la maladie. — Ce sont là les microbes pathogènes, et la maladie infectieuse et contagieuse devient du parasitisme. Ces notions étiologiques nouvelles ont révolutionné la pathologie.

Mais les microbes morbifères ne paraissent pas nuisibles par euxmêmes. — Ils ne le sont probablement que par les produits auxquels ils donnent naissance par leur vie même. — Ces produits, qui sont ceux

conférée par le virus-vaccin, c’est l’anéantissement des cultures microbiennes malfaisantes par les antiseptiques.

Le livre de M. Debierre est consacré à la vulgarisation de cette pathologie nouvelle, à ces principes de premier ordre qui ont pour objet de sauvegarder la vie de l’homme.

plupart des anatomistes n’existe pa

52. — Anomalies des organes génitaux et urinaires dans l’espèce humaine : Double uretère à droite et à gauche; deux hymens, deux vagins et deux utérus; persistance du canal de Wolff d’un côté, (Bull, de la Société anatomique , mai 1888, p. 511). Üne fig. originale.

Dans cette note il est rapporté : 1° un exemple d’hymen, de vagin et d’utérus double; 2° un exemple d’une anomalie rare, un double uretère à droite et à gauche. — Relativement aux doubles uretères, l’auteur fait observer que l’on n’en peut donner l'explication qu’en admettant une double évagination rénale primitive, sortie comme l’évagination simple ordinaire, de l’extrémité cloacale du canal de Wolff.

53. — Sur le biceps brachial à trois chefs. (Compt. rend, de la Soc. de : Biologie , p. 486, 1888).

L’auteur rapporte dans cette note quatre nouveaux exemples de biceps huméral à chefs surnuméraires. — En s’appuyant sur la topographie relative du nerf musculo-cutané et du muscle brachial antérieur, il montre que l’opinion de Hyrlt ne peut être admise pour expliquer l’anomalie du chef huméral surnuméraire ; l’appel qu’il fait à l’anatomie comparée lui permet également de conclure, qu’il est

malies réversives. — Les chefs multiples du biceps lui paraissent être des chefs aberrants dont la signification morphologique échappe en raison même de la variété du biceps dans une même espèce et de la multiplicité sans ordre de ses portions chez un individu donné.

54.—Anomalie rare des muscles radiaux externes. ( Progrès médical, 1888).

Une figure originale.

Cette anomalie, observée dans les salles de dissection de la faculté, pendant l’hiver dernier, consistait en l’existence : 1° de deux petits muscles radiaux accessoires, dont le corps charnu se perdait en haut dansle corps charnu des radiaux principaux; 2° Xentrecroisement des tendons, le tendon du 1" radial accessoire allant s’insérer avec le tendon du 2’ radial principal, le tendon du 2* radial accessoire avec celui du 1" radial principal.

55. — Sur les anastomoses du nerf médian et du nerf musculo-cutané au bras, et sur l’anastomose du médian avec le cubital à l’avant-bras. ( Progrès médical, 1888). Une figure originale.

I. — L’anastomose du médian et du nerf museulo-cütané au niveau du bras est signalée par les uns, laissée dans l’ombre par d’autres ; cette anastomose, variable de siège et de volume, est la règle. Ordinairement grêle, oblique en bas, du nerf médian vors le nerf musculo-cutané, elle siège de coutume au niveau du tiers inférieur du bras.

Une deuxième anastomose oblique, plus ou moins distante de la première, peut réunir les nerfs médian et musculo-cutané au bras, deuxième anastomose très rare, que l’auteur a eu l’occasion d’observer,

qu’il y a échange de fibres entre les deux nerfs ou passage des fibres de l’un dans le tronc de l’autre.

II. — L’anastomose palmaire du médian et du cubital ne manque jamais. Certains auteurs en ont signalé une autre qui a lieu entre le médian et le cubital à la partie supérieure dé l'avant-bras. — L’auteur insiste sur cette dernière qui coexiste avec l’anastomose palmaire et se détache ordinairement du médian au pli du coude, suit le trajet de l’artère cubitale et vient se jeter dans le tronc du nerf cubital.

Les anomalies des nerfs ne sont donc pas rares et, au bras, elles sont au moins aussi fréquentes que les anomalies des artères. Ce fait est important en applications médico-chirurgicales, car il permet d’expliquer certains phénomènes anormaux de persistance de la sensibilité et de la motricité après une section nerveuse traumatique ou opératoire, comme dans les observations de Nélaton, Létiévant, Lenoir, Verneuil, par exemple, où, après la section du nerf médian,

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