‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 11 sur 13 · Delasyphiloiepharyngo-nasale · texte numérisé non relu

Delasyphiloiepharyngo-nasale

(Gr. iD-8« de m p., Adrien Delahaye, éditeur, 1877).

Cet ouvrage se compose de sept leçons faites en 1875 à l’hôpital du Midi et publiées successivement dans la Gazelle médicale, dans le Bulletin de thérapeutique et dans \Union médicale, en 1876 et — C’est une monographie complète augmentée de tous lescas typiques que j’ai observés depuis l’époque où je commençai mon cours sur ce sujet.

Les trois premières leçons, avec l’appendice, comprennent l’exposition et l’analyse détaillée de trente et un faits. C’est la partie clinique et fondamentale de ce travail. On y trouve toutes le? formes, toutes les variétés, tous les degrés de la syphilis pharyngo-nasale, avec les particularités qui se rattachent à l’âge, aux coïncidences pathologiques, au traitement de la maladie constitutionnelle et de l’affection locale.

Les quatre dernières embrassent dans une vue d’ensemble ce qu’avait enseigné la clinique faite au jour le jour. C’est la synthèse après l’analyse. Cette seconde partie qui est didactique se compose de considérations générales et de descriptions détaillées ayant pour objet l’anatomie pathologique, les symptômes, l’évolution, l’étiologie, le diagnostic, le pronostic et le traitement de la syphilis pharyngonasale. J’ai donné des développements considérables aux questions qui offrent le plus d’intérêt. Parmi elles je citerai les adhérences du voile du palais dont je rapporte de nombreux exemples, un, entre autres, où au cinquième mois de la syphilis, une ulcération phagédénique d’une partie considérable du voile du palais fut suivie d'adhérences complètes de la paroi postérieure du pharynx aux débris du voile et de l’isthme, interceptant toute communication entre les arrières-narines et la cavité bucco-pharyngienne. - J’ai fait aussi une étu4e comparative de la syphilose et de'la scrofulose pharyngonasales, en m’efforçant de pénétrer aussi loin que possible dans les origines constitutionnelles, la pathogénie et l’interprétation physiopathologique des phénomènes communs ou propres à chacune des deux grandes diathèses.

42. Diminution des maladies vénériennes dans la ville de Paris, depuis la guerre de 1870-71.

Dans ce travail et dans les suivants, je me suis proposé d’étudier la contagion des maladies vénériennes au point de vue démographique, d'en poursuivre les conséquences sur de grandes masses et pendant de longues périodes de temps, et de déterminer les fluctuations que subissent ces maladies à diverses époques, sous le contre-coup d’événements qui jettent une perturbation plus ou moins profonde dans les rapports sociaux.

Les grands centres de population sont ceux qui se prêtent le mieux à de pareilles recherches. Pendant plusieurs années, j’ai dirigé mes investigations dans ce sens, à ma clinique de l’hôpital du Midi ; et, en accumulant de nombreux matériaux sur ce sujet, il m’a été possible de montrer, sous un jour nouveau, les résultats de la contagion vénérienne dans la ville de Paris.

En pareille matière, les statistiques sur une largo échelle sont indispensables; mais il ne faut voir en elles qu’un instrument. Que seraient les nombres par eux-mêmes, si l’on ne déterminait leur signification étiologique au point de vue médical et social ? Quoique la logique des recherches exigeât que les chiffres fussent au premier plan, je ne les ai jamais considérés que comme un moyen dont il fallait se servir pour s’élever plus haut dans la hiérarchie des causes particulières et générales.

Première partie. — Les statistiques des consultations données â l’hôpital du Midi, dans la période qui s’étend de 1869 à 1875 prouvent que le nombre des maladies vénériennes a diminué dans Paris, à partir du mois de juilbi 1870, c’eslrà-dire depuis le commencement de laguerre franco-allemande. — Le chiffre des consultants est tombé à son minimum pendant le premier semestre de l’année 1871 et la diminution des consultants, produite par la guerre a été de un tiers emviron, de juillet 1870 à juillet 1871.

Jf. Il y a eu une recrudescence momentanée des maladies vénériennes pendant l'année 1872, après la guerre, mais elle a été bientôt suivie d’une décroissance progressive dans leur nombre à partir de 1873 jusqu’en 1875. En 1875, elle arriva é être de trois à quatre dixièmes,

of- Les causes de la décroissance des maladies vénériennes dans la ville de Paris, de 1870 à 1875 ont été tout à la fois matérielles et morales ;

PSPMIÈBE CAUSE. — Dépopulation de la ville démontrée par le dénombre-

43. Diminution des maladies vénériennes dans la ville de Paris après la guerre jusqu’en 187b, et rareté à cette époque du chancre simple.

(Gazette (les Hôpitaux, (875. In-8" de »S p., Adrien Delahaye, éditeur).

J’avais vu le chancre simple, une des trois espèces vénériennes, passer par tant de vicissitudes numériques, que j’en fis l’objet d’une étude démographique spéciale, quoiqu’il vienne après la blennorrhagie et surtout après la syphilis comme gravité et comme importance patholiigique. Cette publication était le complément de la précédente.

Peemiêre paetie. — Pendant l’année 1869 et le premier semestre de 1870, le chancre simple subil une diminution remarquable : il devint deux fois moins fréquent que le chancre syphilitique. Ce tait est d’autant plus frappant qu’aulrefois, en 1837, par exemple, le chancre simple était à Paris quinze à vingt fois plus fréquent que le chancre syphilitique. C’est en 1861

les'années suivantes, tout en perdant peu k peu du terrain jusqu’au début

tf Une modification profonde fut produite par la guerre et les deux sièges dans la proportion des trois espèces vénériennes. A la rareté relative du chancre simple succéda sa fréquence extrême pendant cette période. Il devint trois fois plus fréquent que le chancre syphilitique, et il représenta environ la moitié du nombre total des maladies vénériennes. — Mais cette période de croissance fut courte, car ta diminution du chancre simple recommença à se produire en 1872. Dès 1873, il ne représentait que le cinquième ; en • 1874, que le dix-neuvième; et, en 187S, que la vingt et unième partie du nombre total des maladies vénériennes. — De 1874 à 1878, il y avait, il Paris, à peu près dix fois moins de chancres simples que de chancres syphlitiques.

A Lyon, le chancre simple diminua aussi beaucoup de fréquence, surtout à partir de 1874.

Deuxième partie. — Causes qui peuvent expliquer la diminution du chancre simple. Considérations pathologiques sur innature des trois espèces vénériennes : le chancre simple est la plus locqle, la plus étrangère à l’organisme, et la moins constitutionnelle. C’est une sorte d’affection parasitaire qu’il est possible de détruire radicalement et dans un bref délai. — L’hygiène générale et l’hygiène des organes génitaux ènt une grande influence sur la diminution du chancre simple. Il offre beaucoup plus de jtrise h la théra- , peuthique que la syphilis et la blennorrhagie.

et. La police sanitaire peut le saisir et le réprimer plus aisément que les deux autres espèces. Sa contagion est moins insidieuse que celle de la blennorrhagie et de la syphilis.,— Oh le découvre plus aisément et il est possible

de le guérir vile et radicalement. C’est la prostitution clandestine qui fournit le plus fort contingent de la contagion (quatre fois plus que la prostitution réglementée), ponr le chancre simple comme pour les deux autres espèces

^ Causes qui produisirent la fréquence prodigieuse du chancre simple pendant les deux sièges. Importation du chancre simple dans Paris par les troupes qui y affluèrent en 1870. — Le chancre mou est plus fréquent en province qu’à Paris. Autres causes de fréquence : incurie, promiscuité, indiscipline, relâchement de la surveillance sanitaire.

La prostitution inscrite fournit un contingent de chancres simples plus considérable que celui des chancres syphilitiques, et la cause de ce fait, c’est que la femme en maison devient la proie forcée des catégories sociales où pullule le chancre simple.

44. Hechevchea sur la contagion des maladies vénériennes dans

ville de Paris depuis 187S jusqu'au commencement de 1881.

Léser augmentation. — Fréquence actuelle du chancre simple.

Depuis 1875, j’ai poursuivi nies investigations sur la contagion des maladies vénériennes à Paris. J’en ai publié les résultats dans un ouvrage qu’éditent MM. J.-B. Baillière. Des analyses (Union médicale 1881) et quelques fragments (Topographie des maladies vénérienne dans la ville de Paris, France médicale 1881) en ont paru dans les journaux. Voici le résumé de ces nouvelles recherches.

I. Augmentation des maladies vénériennes à Paris depuis 1875 jusqu'au commencement de 1881. — L’année 1875 occupe une place exceptionnelle dans la période de 1869 à 1881, car elle marque l’époque où s’est établi \'étiage des maladies vénériennes, c’est-à-dire celle où elles atteignirent leur niveau numérique le plus bas.

L’augmentation de ces maladies ne s’accentue d’une façon sensible qu’en 1877. — En 1878, année de l’Exposition universelle, elle prend un développement considérable. — Après l’Exposition, en 1879, le mouvement ascensionnel, loin de se ralentir, s’accélère. — Il en est de même et sur une plus grande échelle pendant l’année 1880. — En cinq années, à partir de 1875, l’augmentation des maladies vénériennes a été près de deux fois plus considérable que n’avait été leur diminution en six années, de 1869 à 1875.

II. Causes de l'augmentation,des maladies vénériennes à Paris depuis 1875.

Pkemière cause. — Augmentation de la population parisienne.

Deuxième cause. — Augmentation de la fortune publique et des fortunes

privées. Côié hypothétique de cette cause.

Troisième cause. — Pégime de la prostitution à Paris depuis 1875. Dangers croissants de la prostitution clandestine. — Diminution des prostituées

inscrites, pendant les années 1876,1878 et 1879. — Ralentissement i arrestations des ûlles insoumises et des filles inscrites. — AugmenU nombre des prostituées qui se dérobent à la surveillance administi

Réswmé de mes recherches statistiques sur la contagion des maladies vénériennes dans la ville de Paris, depuis le commencement de jusqu’au commencement de 188d.

A. Le nombre des maladies vénériennes, dans la ville de Paris, diminua considérablement après la guerre de 1870-71. A partir de 1872, époque à laquelle se produisit une recrudescence .légère, le décroissement fut progressif jusqu’en 1875.

H- Parmi les espèces vénériennes, le chancre mou fut le plus atteini par cette diminution, et il devint, en 1875, d’une rareté extraordinaire, tout à là fois absolue et relative, puisqu’il nè représentait plus alors que la vingtième partie du nombre total des maladies vénériennes, et qu’il était,

1879, et elle a acquis un maximum numérique eu 181 chiffre de 1869. Le chancre simple a regagné prompt qu’il avait perdu depuis 1869 jusqu’en 1875, et, à sa fréquence absolue ét relative, qui a atteint son maxii époque, il représentait la dixième partie du nombre h riennes et se trouvait par rapport au chancre syphilit; de 1,54 à 1. Dans cette dernière période quinque . l’augmentation des maladies vénériennes et du cha ; o) l’augmentation de la population parisienne ; — 5) 1’

l’assainissement de la prostitution parisienne.

Note complémentaire sur Vexcision du chancre syphilitique.

J’ai constaté récemment que le malade chez qui j’avais pratiqué l’excision de la papule chancreuse, cinquante heures après son début, avait eu,' depuis l'apparition de la syphilis généralisée : a) plusieurs poussées de syphilides eclhymateuses et tuberculeuses dont j’ai constaté les cicatrices, une, entre autres sur la nuque, d’une étendue de quatre centimètres carrés. — b) Au dix-septième mois de l’excision, une syphilose naso-paiatine, avec nécrose du

^b. Leçons sur les maladies vénériennes, professées à l’Hôpital du Midi.

(Un volume grand in-8» raisin de 1072 pages. J.-B. B.iia.uèBE et fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille. Paris, 188.1).

Depuis quatorze ans que je suis médecin de l’Hôpital du Midi, j'ai publié un grand nombre de travaux originaux sur les maladies vénériennes. En même temps, je faisais chaque année des leçons cliniques. Ce sont mes recherches et mes leçons que je me suis décidé à réunir dans un ouvrage d’ensemble et complet sur ces maladies.

nombreuses variétés du Chancre syphitüi^ue et de toutes les circonstances

if Les dix dernières leçons ont pour objet l’étude des accidents consécutifs de la syphilis et en particulier des Syphilides, dont j’ai donné une description complète dans les l’2«, 13', 14*, IS', 16* eH7" leçons.

If La 18* leçon comprend les Tumeurs gommeuses du tissu cellulaire sous-cutané et les Affections syphilitiques précoces de ce tissu.

f. Dans la 19', j’ai décrit toutes les formes du Phagédénisme syphilitique, Jf Quant il la 20* et dernière leçon, elle a pour objet le Traitement de

la syphilis.

Tel est, en résumé, le contenu de celte première série de leçons. Une deuxième série comprendra la syphilis tertiaire et la syphilis héréditaire,

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