‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 13 · Leçcms sur les myopathies syphilitiques · texte numérisé non relu

Leçcms sur les myopathies syphilitiques

{Annales de Bermatolegie et de Syphiligraphie, d'* série, I «76. In-S" de 208 p.,

G. Masson, éditeur, iS78).

Ce travail comprend cinq leçons. Les quatre premières sont consacrées à une affection signalée depuis longtemps, mais d’une façon très sommaire, et qui n’avait été encore ni décrite ni interprétée. J’ai pris pour base de cette monographie onze observations très complètes, et variées dans leurs formes symptomatiques, afin de montrer

sous toutes ses faces cette curieuse affection, que je désigne sous le tiom à’affection syphilitique du biceps, afin de ne rien préjuger sur sa nature intime. — Après l’exposition clinique j’ai décrit cette affection dans son ensemble :

I. On n’observe la myopathie du biceps que dans la syphilis; elle survient souvent en l’absence de toute cause occasionnelle, et elle est habituellement précoce. L’intensité de la maladie constitutionnelle ne semble avoir qu’une influence médiocre sur son apparition ; mais sa forme et particulièrement celle que j’appelle névropathique à cause de la multiplicité des déterminations qui se font sur le système nerveux périphérique, prédispose a la myopathie bicipitale. Elle n’est pas une émanation de la syphilose des centres, mais un des modes de la syphilose nerveuse périphérique. Eile prédomine dans le biceps et dans les fléchisseurs en général, quand elle envahit les extrémités inférieures; toutefois les extenseurs n’en sont pas

II. Caractères symptomatiques de la myopathie bicipitale : Flexion forcée de l’avant-bras sur le bras. — Myopathie tricipitale simultanée et ankylosé musculaire dti coude avec intégrité de l’articulation. — Le tendon du biceps n’est le siège d’aucune production morbide apparente; le muscle lui-même est quelquefois ramassé sur lui-même, sans grand changement de consistance, mais dans un état de raccourcissement actif et involontaire.

— Douleur et ses foyers, : foyer du pli du coude ; foyer péri-olécrâuien ; douleur dans lé corps du muscle. — Douleurs fixes et provoquées; douleurs spontanées irradiantes, névralgiformes des myonévropathies ; continuité et intermittence ; absence d'anesthésie cutanée.

■k Association pathologique de la myopathie bicipitale ; arthropalhies arthralgiques; rhumatisme et goutte; arthrites. Complexité des phénomènes morbides.

III. Guérison spontanée de la myopathie bicipitale ; elle est beaucoup plus rapide par l’iodurede potassium. — Diagnostic. — Pronostic. — Traitement.

l'y. Considérations pathogéniques sur la myopathie syphilitique du biceps : diminutiou de la sensibilité et de la contractibilité électro-musculaires; elle est inégalement répartie dans la masse du muscle. Une contracture spéciale sous l’influence de la syphilis constitue essentiellement l’affection ; elle est inégalement répartie dans le muscle. Le tendon reste inerte.

— L’action syphilitique, qui se détermine sur les muscles esl hyperhémique et résolutive. Peut-être s’établit-elle aussi sur les fibres nerveuses. Quelque-

cable pour le biceps brachial.

Dans la quatrième et la cinquième leçons, j’ai décrit les myopathies gommeuses.

I. Myosites et lénosites syphilitiques: Les myosites syphilitiques^se dis-

mées de myosites c durée et sans alropt litique des mâchoir IL Myopathies g(

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