‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 17 sur 17 · I. — Conditions prédisposantes de l’infection amniotique · texte numérisé non relu

I. — Conditions prédisposantes de l’infection amniotique

1” Primipariié ou multiparité. — Les auteurs ne sont pas tous d’accord sur ce point. Les uns trouvent plus de cas d’intecüon chez les primipares, les autres au contraire chez les multipares.

2” Age. — L’infection amniotique s’observe surtout chez les femmes âgées : après 29 ans.

3“ Dystocie maternetle provenant des parties osseuses ou molles.

a) Les viciations pelviennes sont une cause de la plus grande importance. Suivant les statistiques on trouve le bassin rétréci dans 29,8 à 64,32 0/0 des cas de fièvre. L’infection tient alors à des facteurs multiples : longueur du travail, ouverture large du corps utérin, défaut d’obturation du segment inférieur par une tête foetale mal engagée. Ces conditions permettent l’ascension des germes vaginaux vers la cavité utérine où ils infectent la surface cruentée de la décidiiale.

b) La rigidité des parties molles favorise l’infection de ces parties, en rendant le travail plus laborieux et plus long, les lacérations et déchirures plus fréquentes par suite de contractions plus énergiques.

4“ Dystocie fœtale. — Elle tient soit à l’exagération du volume du fœtus (gros enfant, hydrocéphalie, etc.), soit aux présentations anormales qui se rencontrent en forte proportion dans les cas d’infection (23,8 à 28 0/0).

5“ Durée du travail — Cette durée a été toujours longue dans les cas d’infection amniotique : plus de 24 heures et jusqu’à 3, 4 jours et plus.

6” Accouchement prématuré artificiel. — C’est là un élément de fièvre du travail de grande importance, puisqu’on trouve l’énorine proportion de 34,12 0/0 d’accouchements provoqués sur 85 cas de fièvre du travail. Ces résultats s’expliquent si l’on tient compte que tous les moyens employés pour provoquer l’accouchement consistent dans l’introduction dans les voies génitales de corps quelconques, qui toujours, produisent quelque effraction et sont une source de septicité, en dépit de toutes les précautions.

7° Insertion basse du placenta.

8° Procidence d'une partie fœtale. — C’est en faisant drain dans le vagin, que le membre procidenl favorise l’arrivée des germes dans la cavité amniotique.

9“ Rôle de la rupture des membranes. — L’importance de ce facteur est capitale. Nous avons, nous-mêmes, fait là statistique des cas de rupture prématurée des membranes observés à la Charité pendant les trois années 1898,

Obs. VI : iufeçUon mixte aimépobte oi cali-bacilteirc,

Obs. VII ; intectipn aùpo-anaérobie, $ans çpU-bacille.

En jetant nn regard d’ensemble, aur les 7 observations on voit que les espèces microbiennes du liquide amniotique nul été les suivantes :

1” Espèces aérobies :

Streptococcus pyogènes 3 fois

Staphylococcus pyogènes à

Bactorium coli 4

S" Espèces anaérobies :

Bacillus perlriiigens Micrococcus foitidus Bacillus ramosus — tenuis

-- fragilis 1

Staphylococcus parviilus 1

Diplococcus indéterminé 2

Coccus indéterminé 1

lion du nouveau-né : un seul agit peut-être, les autres microbes ne jouant qu'un rôle adjuvant.

Si chaque germe est capable de donner naissance a ii'importc quelle variété d’infection, il faut pourtant reconnaître que certains possèdent volontiers une action élective : le streptocoque cause surtout les septicémies généralisées et les infections broncho-pneumoniques ; le staphylocoque, les infections cutanées, auditives, nasales, et certaines septicémies, le coli-bacillc, les infections intestinales ; les anaérobies, les infections digestives, cutanées, et quelques sepliceniies généralisées.

Infection intra-amniotique putride au cours du travail; mort de l’enfant par streptococcle

(DuH. de la Soe. d'Obst. de Paris, novombre-déoombre 1004)

Rupture des membranes nu début du travail, piilrélaclion du liquide amniotique, durée du travail 70 heures ; accouchement méthodiquement rapide. Pour la mère, les suites de couches lurent normales et apyrétiques.

— iBD —

Le nouveau-né succoiBbo au 4* jour, avec du sclérème cl des ulcérations du cuir chevelu.

L’examen bactériologique du liquide amniotique a montré une li-cs grande richesse de la flore microbienne : coli-bacilles, quelques stroptocor qucs et surtout des anaérobies (B. pcrfringens, micrococcus fœlidus, strcpto. coccus tennis, etc.). Du côté de l’entant, le sang du cœur prélevé quatre heures apres la mort, donne des cultures do streptococjues pyogènes vivaces

Il est intéressant de mettre en lumière cette divergence bactériologique et clinique entre l’infection de la mère et de l’enfant. Du côté de la mère, l’infection fut arrêtée par la barrière des membranes et les microbes restèrent impuissants sur ce terrain qui se détendait bien. Chez l’enfant prématuré et débile, les germes de la putréfaction infectèrent les tissus superficiels et le tube digestif ; il ne put se défendre contre le streptocoque et succomba à la streptococcie.

Il nous a paru intéressant d’examiner la teneur de la bouche du nouveau-né en germes tant aérobies qu’anaérobies. La technique suivie a toujours été lu môme ;

Dans des tubes contenant très peu de bouillon, nous plajons à mi-hauteur, entre le liquide et le bouchon, un petit bourdonnet d’ouate hydrophile rigoureusement stérilisée et mis, en cette place avec toutes les précautions d’asepsie possible. Un certain nombre de tubes ainsi préparés sont mis è l’étuve à 37° pour bien s’assurer qu’ils ne germent point. Pour récolter le liquide buccal, l’entant est tenu la tête basse sur les genoux d’une personne qui lui immobilise les bras. Les lèvres étant soigneusement essuyées avec une compresse aseptique, ou fait ouvrir la bouche du nourrisson en lui pinçant tes narines. Le bourdonne! d’ouate placé dans le tube do bouillon en est alors retiré au moyen d’une longue pince flambée au préalable. Ce bourdonne! va essuyer toutes les parties de la bouche : la langue, le voile du palais, les joues, etc... Quand il est bien imbibé de liquide buccal, on l'appuie légèrement sur une lame stérile, qui servira à l’oxamen immédiat, puis on le plonge dans le bouillon du tube où il se trouvait primitivement, La lame est alors préparée comme d’ordinaire et colorée à la fuchsine phéniquée de Ziehl. Pendant ce temps, le bourdonne! d’ouate s'est imbibé de- bouillon auquel il cède les divers éléments qu’il a récoltés dans la bouche. Il nous suffit de l’exprimer in situ avec une baguette de verre stérilisée pour obtenir un milieu qui n’est autre que le liquide buccal dilué de bouillon. C'est ce liquide

qui va nous servir à faire des ensemencements. Ceux-ci sont faits en milieu aérobies : bouillon de bœuf, agar en surface, sérum gélatiné ; et en milieu anaérobies : tubes de Liborius remplis de la gélose glycosée de Veillon. On opère de telle façon que la dilution soit de plus en plus grande d’un tube à l’autre. Tous ces tubes sont placés à l’étuve à 37”, puis examinés au bout de 24 heures, de 48 heures et dans les jours suivants s’il est nécessaire.

Voici ce que nous avons observé : . - '

I. Au moment de la naissance. — Nos recherches personnelles ont porté sur 5 cas : quatre fois le liquide buccal s’est montré absolument stérile, l’accouchement n’ayant d’ailleurs présenté rien de particulier. Dans le 5” cas, il n’en fut pas de même, il est intéressant d’observer que dans ce cas, il existait un bec-de-lièvre ; simple coïncidence î Nous sommes donc portés à croire que, habituellement du moins, la bouche est stérile au moment, de la naissance. D’ailleurs il existe des circonstances dans lesquelles la contamination de la bouche doit s’opérer presque fatalement (longueur exagérée du travail, rupture prématurée de la poche des eaux, présentation de la face).

II. Dans les heures qui s’écoulent-entre la naissance et la première tétée. — Dès que quelques heures se sont écoulées, la bouche supposée aseptique au moffiient de la.naissance cesse de l’être. Il faut à ce point de vue tenir compte de l’influence de la respiration. Il est bien certain que l’air inspiré apporte dans la bouche les germes les plus variés.

Nous avons fait des prélèvements de 3 heures en 3 heures chez les nouveaux-nés entre le moment de ta naissance et la première tétée. Nous avons obtenu les résultats suivants :

Au bout de 3 heures un enfant fut examiné : la houche se montra stérile.

Au bout de 6 heures, deux enfants turent examinés : chez l’un d’eux la bouche était stérile ; chez l’autre, elle contenait uniquement du staphylocoque doré.

Au bout de 9 heures, chez un entant, on trouva du Bacterium coli commune et un anaérobie, le Staphylococcus parvulus.

Au bout de 12 heures, trois enfants sont examinés : chez le premier, on rencontre des staphyloques et un streptocoque anaérobie ; chez le troi-

III. Après la première tétée. — Nous avons été frappés dans nos recherchas personnelles du coup de fouet que le commencement de l’allaitement imprimait au développement de la flore microbienne. Il ne nous a pas semblé que le nombre total des colonies diminuai, bien au contraire. Nous avons trouvé d’un façon constante une assez riche variété en espèces. La formule bactérienne buccale nous paraît se résumer de la façon suivante : 2 aérobies, un staphylocoque et un coli-bacille ; 2 anaérobies : le staphylococcus parvulus et le streptococcus tenuis. De plus le liquide buccal coagule facilement le lait.

W. Au cours de l’allaitement. — Nos recherches portent sur 9 enfants tous également bien portants, présentant une courbe de poids réaruhèrement ascendante, n’ayant aucun trouble digestif ni accident d’aucune nature.

En jetant un coup d’œil d’ensemble sur ces observations nous sommes frappés d’un premier fait : la constance d’une flore polymicrobienne dans la bouche du nourrisson. Celte flore ne comprend jamais beaucoup d’espèces puisque nous en avons compté de 2 à 6. Les aérobies prédominent nettement sur les anaérobies. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : le pneumocoque d’abord, puis les diverses variétés de streptocoques parmi lesquelles le streptococcus pyogenes est incontestablement l’espece la plus

V. Chez les nourrissons malades. — Nos recherches personnelles portent sur 9 cas (exception étant faite pour les enfants mis en couveuses qui seront étudiés à part). Nous avons choisi à dessein des nourrissons atteints des affections les plus diverses (troubles gastro-intestinaux, syphilis congénitale, érysipèle ombilical, infection pyohémique, corp.a, ohptalmie, etc.), de façon à modifier dans la limite du possible les conditions expérimentales.

L’étude de cés observations nous montre tout d’abord la très grande richesse de la flore microbienne de la bouche chez les enfants malades. En comparant celle flore avec celle des nourissons sains, on voit que le nombre des espèces microbiennes est notamment plus élevé, puisqu’il ne s’est jamais montré intérieur à 5, atteignant le plus souvent 7 et 8. D'autre part, et c’est là que gît la différence principale, chaque microbe se développe en colonies beaucoup plus abondantes et baucoup plus vivaces.

■ Nous avons également été frappés de la place tenue par les germes anaérobies dans cette flore. Au lieu d’ôlre représentés à peine par l’espèce connue chez le nourrisson sain, on les voit ici au nombre de 2, 3 espèces et même plus,

’ D’ailleurs, il ne s’agit plus de germes banals comme le staphylococcus parvulus, mais bien d’espèces pathogènes, telles que le mlcrococcus foetidus et le bacillus perfringens, ce dernier exceptionnel, il est vrai.

Ainsi donc, il existe une formule bactérienne pathologique de la bouche du nourrisson comme il en existe une formule normale.

U' jour, s’accompagnant d’un mauvais état dé la bouche : muguet, phisieurs plaques de stomatite sur les gencives et le palais, une petite ulcération assez profonde sur le bord latéral gauche de la mftchoire mfeneure. C’est au centre de cette ulcération que l’on voit percer la dent. Celte dernière tombe au bout de 3 jours, l’état local s’améliore, l’état général est peu touché.

Observation IV. — Un enfant de 1.950 grammes naît à 7 mois et demi d’une mère atteinte d’accidents syphilitiques ; le 5“ jour, on constata une légère altération au niveau de la moitié gauche du maxillaire inférieur ; cette ulcération gagna rapidemnent en étendue et en profondeur ; il en résulta l’ouverture de trois alvéoles dentaires, les dents correspondantes devinrent donc apparentes, et purent être senties par le doigt promené le long du maxillaire, mais elles ne firent pas saillie hors de leurs alvéoles. L’enfant succomba le neuvième jour, après avoir présenté des signes de septicémie généralisée.

Ces constatations cliniques appellent les réflexions suivantes ;

Les exemples d’éruption dentaire très précoce ne sont pas très fré-

d’un phénomène normal comme évolution, mais d’apparition précoce ; ou bien il s’agit d’un phénomène pathologique.

Dans le premier cas tout peut se passer sans le moindre désordre , l’eiifant possède une dent qui tombera quelques mois plus lard. Toutelois si l’on a affaire à un débile dont la résistance est faible, les germes de la bouche pourront envahir la petite plaie circumdentaire et y causer un foyer d’infection secondaire.

Dans d’autres conditions, il s’agit d’un phénomène pathologique : c’est l’infection qui débute. Elle trappe le rebord alvéolaire, gagne le follicule qui, en se tuméfiant, expulse la dent qui le revêt, au niveau d’une ulcération ; on peut donner à ces faits, le titre de jolliculile cxpulsive. Dans ces cas, inverses des premiers, l’infection est priniilwe. Le traumatisme (manœuvre de Mauriceau, par exemple) agit en créant aux germes de la bouche une porte d'entrée vers l’alvéole. Le pronostic de ces cas pothologiques est sombre: la terminaison en est bien souvent fatale. Le meilleur traitement consiste à désinfecter très énergiquement la cavité buccale dès la moindre trace de la plus légère infection ; l’eau oxygénée semble donner d’excellents résultats.

De la rhinite purulente à écoulement citrin chez le nouveau-né.

iL'ObsMriqua, 1900).

Il nous a été donné d’observer à la clinique ïarnier une variété de coryza, sévissant chez les nouveaux-nés et que nous avons cru pouvoir décrire sous le nom de rhinite purulente à écoulement citrin.

Description clinùiue. — Cette rhinite frappe les nourrissons au cours des deux premières semaines, avec un maximum de fréquence entre le troisième et le septième [our. Nous ne l’avons jamais observée à la naissance et elle est exceptionnelle durant les 48 premières heures ; elle devient rare à partir du 7* jour. Le début en est généralement brusque. On remarque

mogènc du slaphylococciis aureus, fourni par ce pus. Les tubes de bouillon présentaient au bout de 36 à 48 heures, une coloration citrine manifeste, rappelant exactement celle de l’écoulement nasal. Dans ces conditions, la rliiiiite purulente se présente comme la Iraduclion clinique de l’inleclion de la pitui-

I>a clinique vient également à l’encontre de l’opinion qui tendrait à reconnaître à la rhinite une nature gonococcique. En comparant les cas d’ophtalmie purulente des nouveau-nés et les cas de coryza, nous voyons qu’if n'exisle aucun parallélisme entre ces 2 aHeclions. D’autre part, malgré les laeililés de contage, nous ne voyons pas la eonlonelivile blennorragique et la rhinite à écoulement citrin coïncider chez le même en|an(.

Traitement. — Tout enfant atteint de rhinite purulente sera immédiatement et rigoureusement isolé. La thérapeutique doit répondre à deux indications principales : enrayer la marche de l’infection et rétablir la perméabilité nasale (vaseline mentholée, huile résorcinée ; instillation de 4 à 5 gouttes d’eau oxygénée neutralisée.

Accidents pleuro-puhnonaires consécutifs à un abcès périmammaire chez un nouveau-né

En collaboralion avec M. Coudeui (Bull, de ta Soc. dVbst. de Paris, 1901).

Un enfant bien conforme, pesant à sa nai.5sance 3.425 grammes présente le 8' jour une montée laiteuse assez prononcée à gauche. Le lendemain ce sein gauche est tendu et rouge, la température s’élève légèrement et la courbe de poids s’abaisse. Le lO'Jour, on peut faire sourdre par la pression du sein malade une gouttelette de pus et la température monte à 39" ; le

endroits les plus fluctuants donne issue environ à une cuillerée à soupe de pus verdâtre, bien lié et non fétide. En dépit du bon drainage de la collection, la température atteint le lendemain de l’oiiverlure de l’abcès 40",2 et se maintient les jours suivants.'L’état général s’altère, il devient malgré le bon aspect de la plaie, de plus en plus mauvais. L’enfant présente des accès de cyanose, et succombe le 14" jour.

L’autopsie permet de constater que le sommet du poumon gâuche est entouré par une nappe de pus. Cet épanchement est limité en bas par une adhérence transversale cloisonnant la plèvre. Il n’existe aucune communication entre l’abcès périmammaire et la pleurésie purulente. La surface du )>oumon droit et du tiers inférieur du poumon gauche présente des infarctus.

Un cas de méningite purulente chez un nouveau-né.

En coUaboralion avec lo P' Bodchacoubi (Bull, de la Soc. d'Obst. de Paris, Bvrior 1903).'

Une femme, âgée de 32 ans, terlipare, accouche spontanément et facilement d’un enfant normalement constitué, pesant 2.800 grammes. Lés suites de couches de la mère sont troublées par une grippe qui dure quatre jours ; elle allaite son enfant. Olui-ci présente au septième jour, au niveau’, de la suture fronto-pariétale droite, un petit abcès superficiel qui s’ouvre spontanément le'troisième jour. Ce même jour, on amène dans le service de l’isolement, une femme avec le diagnostic de grippe et dont les crachats contiennent du pneumocoque. Quelques jours plus lard, l’enfant est pris de phénomènes convulsifs et succombe avec les signes d’une méningite. A l’autopsie, on constate l’existence d’une méningite à pneürnocoques.

Hémorragie méningée guérie par la ponction lombaire (Sociélé d'Obsmnque de Paris, 19 janvier 1911).

Cet enfant pesant 4.300 grammes, fut extrait par version en état de mort apparente. Le lendemain il était pris d’une crise de convulsions généralisées pendant plusieurs minutes. Les crises se renouvelèrent plusieurs fois dans la journée et leur fréquence augmenta encore le jour suivant. On pratique alors une ponction lombaire et on retire 10 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien qui ne semble pas hypertendu ; il s'écoule goutte à goutte, nettement teinté par du sang hémolysé.

A partir de ce moment, l’enfant a encore 3 enses convulsives ; le lendemain il est parfaitement calme. Il reprend progressivement les jours suivants et quitte l’hôpital en parfait état le 18“ jour, pesant 3.875 grammes.

Dans cette observation l'action curative de la ponction lombaire en cas d’hémorragie méningée du nouveau-né, a été des plus typiques.

Deux cas d'hématomes multiples chez le nouveau-né

En coUaboralion avec le D' Bouchacouht (Soc. d'Obst. de Paris, mars 1903).

C’est l’histoire clinique et anatomique de deux enfants morts après avoir présenté des hématomes et des phénomènes d’infection mal déterminés. Chez .le premier de ces entants, il s’agit nettement d’hémophilie (hématomes, ecchymoses, hémorragies ombilicales rebelles) d’origine syphilitique, très probablement. Quant au deuxième enfant, la cause de l’hématome du psoas, constaté à l’autopsie, échappe complètement. Les deux enfants, ayant pré-

de toute lésion macroscopique des vaisseaux ombilicaux rend celle voie d’infection plus douteuse. Il pourrait s’agir peut-être d’une infection intestinale, l’enfant ayant présenté de la diarrhée fétide à plusieurs reprises.

Inondation péritonéale consécutive à une hémorragie surrénale chez im nouveau-né.

L’enfant qui fait l’objet de celte conanunication est venu au monde à terme, à la suite d’un accouchement spontané, il pè.se à la naissance 5.000 grammes. Il est bien constitué et paraît se développer normalement les premiers jours qui suivent sa naissance. Le .3* jour, au moment d’une tétée, l’enfant est pris brusquement de cyanose débutant aux extrémités et se généralisant rapidement. Il meurt une demi-heure après. La température avant la mort était de 39»2.

A l’aulonsie, on constate une inondation sanguine de la cavité péritoneale, la quantité de sang épanché étant de 200 grammes environ. En recherchant la cause de cette hémorragie, on trouve que le rein droit est surmonté d’une cavité anfractueuse remplie de caillots et corrimuniquant largement avec la cavité péritonéale. De la dissection attentive de celle poche, après ablation des caillots qui l’encombrent, il ressort que l’on se trouve en présence d’un hématome primiiil de la capsule surrénale droite, ouvert secondairement dans le péritoine. Le poids du rein droit et de la capsule surrénale avec son caillot est de 50 grammes. Le rein gauche et sa capsule surrénale ne présentent aucune lésion et pèsent 10 grammes.

En somme, il s’agit là d’un cas de mort subite par hémorragie de la capsule surrénale. Ces cas d’hémorragies mortelles de la capsule surrénale sont moins rares chez le nouveau-né que chez l’adulte.

en général que l’épanchement sanguin s’explique par le fonctionnement plus actif des capsules surrénales et leur rapport intime avec le système de la veine cave inférieure, conditions particulières au nouveau-né. Quant à la cause déterminante, elle serait d’origine mécanique (stase veineuse intraabdominale pendant le travail). Le IrauiDatisme a pu parfois être invoqué. Enfin, cette hémorragie pourrait etre la conséquence de processus toxiinfectieux de toute nature.

Aucune de ces causes ne semble pouvoir être invoquée dans notre cas. Peut-être s’agit-il'de syphilis? Alais ce n'est qu’une hypothèse que nous suggère le volume du placenta (1.110. gr.). La mort est ici la conséquence directe de l’hémorragie interne.

PARALy,SIE DE LA LANGUE CHEZ LE NOUVE.-VU-NE

Hémiparalysie de la langue cl

Paralysie de l’hypoglosse chez un nouveau-né.

(Soc. d'ObMlriqua de Paris, ]9C9, on collab. avec M. Bbac). ^

Les hasards de la clinique nous ont permis d’observer deux fois ce très rare accident.

Observation I. — Il s’agit d’un enfant qui s’était présenté en 0.1. D. P. et qui fut extrait par une application de forceps très pénible. L’instrument employé avait été le forceps Demelin, n' G. La prise se trouva presque directement occipito-frontale. Dès les premières heures, le nouveau-ne présenta une déformation très particulière de la langue : cet organe apparaît, lorsque l’enfant crie, comme irrégulier et asymétrique ; toute la partie droite est mince et affaissée par rapport h la partie gauche ; sa mobilité semble disparue ; la pointe de la langue se dévie du côté droit. L’enfant ne réussit pas à téter, car à peine avait-il pris le sein qu’il rejetait le lait par la bouche et par le nez. Chaque repas était suivi de menace d’asphyxie. Cet état local ne tarda pas à s’accompagner de troubles de l’état général : chute de la courbe de poids, diarrhée, muguet, etc. Enfin on fut obligé de gaver le nourrisson. Vers la fin de la 2” semaine, l’enfant commença à s’alimenter plus aisément ; les progrès turent rapides, et ce nourrisson put quitter la clinique Tarnier le 19' jour, définitivement guéri.

OBSEnvATioN IL — Cet enfant s’était présenté en 0.1. D. P. et tut extrait par application de forceps qui se fait régulièrement sans difficulté. L’enfant

apophyse transverse, l’hypoglosse. Il s’agit donc là d’une paralysie par élongation du nerl.

Paralysie des muscles fléchisœurs de la tête (Soc. d'Obsl. de Paris, avril 1907).

Il s’agit d’un entant présentant une lésion d’une extrême rareté. C’est

l’hyperextension nécessaire pour l’accouchemenl par la faceî hypothèse plausible.

D’autre part les muscles sterno-cléido-mastoïdiens, inner

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