B. — PATHOLOGIE
Occlusion congénitale de la région pylorique ■ Gastro-entéro-anastomose au 5' jour. Mort 8 heures après l’opération.
Entant né à terme, de sexe léminin, normalement contormé. Poids de naissance 2.900 grammes. Expulsion du méconium pendant 3 jours, plus d’évacuation par Tanus à Ijarlir du 4“ jour, rejet de tout aliment introduit dans l’estomac ; perte de poids de 550 grammes, en 5 jours ; abaissement de la température (.30° au •5’’ jour). En présence de ces symptômes le diagnostic d'occlusion intestinale s’impose. La coïncidence de ces deux symptômes, évacuation du méconium, vomissement de toute tétée, fait placer l’obstacle sur la première portion du duodénum. La laparotomie, seule chance de salut, est pratiquée le 5" jour. Elle ne permet de constater aucun rétrécissement sur toute l’étendue du tractus intestinal. La région pylorique ne peut être mise à nu, mais par voie d’élimination, l’obstacle est supposé à ce niveau. On pratique alors une gastro-entéro-anastomose, enlre l’anse la plus élevée de Tiniestin grêle et la partie mopnne la plus déclive de la grande courbure de l’estomac. Durée de l'opération : 35 minutes. L’enfant succombe le soir même : l’opération a sans doute été trop tardive.
A t’autopsie : l’estomac est nettement bilobé. Le lobe intérieur ne montre à l’intérieur aucune trace d’orifice pylorique ou la moindre fossette en
adhérent aux . viscères abdominaux qui n'esl autre que du méconiunii. Les anses intestinales sont adhérentes en haut et à gauche, où elles constituent une masse unique. L’orifice par lequel sort le méconium siège à la partie supérieure du cOlon descendant, dans sa portion prérénale. Au-dessous de la perforation le côlon est atrésié, mais perméable et contient une matière d'aspect muqueux, formée d’éléments épitheliaux nullement colorés par la bile. Au-dessus de la perforation, au contraire, on a du méconium qui semble avoir été la cause de l’obstacle à la progression du méconium.
La cause de la perforation reste incertaine. Il n’existait pas d’infection amniotique. D’autre part, l’enfant est mort trop rapidement pour que la lésion ait pu évoluer après la naissance.
Mallormation du cœur chez un nouveau-né.
L’enfant qui a tait l’objet de cette communication est né vivant, bien constitué en apparence et pesant 2.880 grammes. Le troisième jour, il est pris d’accès de cyanose, qui se répètent et entraînent la mort dans la nuit du cinquième jour. A l’autopsie, on constate que les poumons sont très congestionnés ; le cœur pèse 35 grammes. La cavité auriculo-ventriculaire droite mise à nu présente des^/dimensions considérables ; le ventricule très spacieux est divisé en deux loges dont une correspond à la valvule tricuspide et l’autre à l’infundibulum de l’artère pulmonaire. En y introduisant le doigt on voit que son extrémité va jusqu’à la paroi gauche du cœur. Cette disposition peut faire penser, au premier ahord, à un cœur mono-ventriculaire. Mais, en examinant le cœur plus attentivement, on arrive à découvrir sur le bord gauche, une sorte de cellule qui paraît creusée dans la paroi du ventricule droit et dont les dimensions en tous sens n’excèdent pas 1 centimètre ; c’est le ventricule gauche qui cohimunique avec son oreillette par l’orifice mitral pourvu de sa valve et dont la disposition est normale. I-es deux oreillettes communiquent très largement par le trou de Bolal.
En résumé, persistance intégrale du trou de Botal, dilatation considérable du cœur droit ; atrophie du cœur gauche et de l’aorte. Le canal artériel n’a pas persisté.
les membres spendu parmbres supélobiles, rap-
eur première scniairlc. Nous rappor-
moilis d’uHO façon rapide, au cours de le
Il s’agit dMn enfant né 4 8 mois, après un accoucliemenl spontané, bien conlormé et pesant à la naissance 2.450 gr. Il est nourri au sein et présente pendant les huits premiers jours une courbe de poids régulièrement ascciidapte. Le 9* jour, elle est stationnaire et, le 10“ jour, cet enfant qui n’avait présenté aucun, signe anormal se met à pâlir brusquement, et, sans présenter ni cyanose, ni convulsion, meurt en quelques minutes.
A l’autopsie, on trouve que l’hémisplièro gauche de l’encéphale est comiplèlement transformé en une poche, résultant de la dilatation du ventricule latéral. Cette poche est remplie par un liquide clair, transparent, et assez fortement coloré en jaune. Le crâne n’avait subi aucune déformation, les diamètres étant tous normaux. Il n’existaft aucune autre anomalie viscérale.
Le diagnostic d’une pareille lésion est impossible à établir et ne reste qu’une trouvaille d’autopsie. On t)eut rapprocher ce cas de l’hydfocéphalie anencéphaliquo dont il ne diffère que. par l’unUaléraK^'d’o fa lésion ; il s’agit peut-être là d’un degré intermédiaire entre la dilatation ventriculaire et l’hydrocéphalie anencéphaliquo.
Parmi les infections que l’ènfant peut contracter in utero, les unes lui sont transmises par la voie placentaire, les autres se sont développées dans l’intérieur même de l’œuf ; dans ces dernières, des germios variés pullulent dans le liquide amniotique et contaminent ainsi facilement le fœtus qui y baigne ; ce sont là des infections amniotiques.
Elles se traduisent cuxiquemknt de façons très variables, suivant la nature et la virulence des germes, suivant aussi la résistance de 1 organisme fœtal. On peut ram,ener les différents cas à 3 groupes :
a) Toute la maladie se passe « in utero » : l’enfant succombe avant d’être né.
b) L'enfant natt vivant mais en étal de mort apparente : on, le ranime, mais il succombe au cours des'24 premières heures.
c) L'enfant natt vivant et indemne en apparence : mais au bout do 2 à 5 jours, l’infection qu’il avait contractée in utero se déclare. On peut observer alors les infections les plus diverses : infections respiratoires, digestives, cutanées, oculaires, otiques qui, une fois déclarées ne se différencient pas cliniquement des infections contractées après la naissance.
L’étude symptomatique étant laissée de côté, la pathogénie et l’étiologie vont faire l’objet unique de ce rapport.
Ces infections ne sont pas très fréquentes : on les rencontre suivant les statistiques dans la proportion de 2,07 à 5,70 %. Par contre elles sont sérieuses puisque, d’après les recherches les plus récentes, la iriortalité des enfants s’élève à 80 0/0.