‹ Titres et travaux scientifiques de Albert GorisChapitre 30 sur 37 · PRÉPARATION ET STÉRILISATION DU CATGUT · texte numérisé non relu

PRÉPARATION ET STÉRILISATION DU CATGUT

Sur la préparation du Catgut. — Bull. Ac. Méd. (3), 75, p. 168-172, 1916.

Préparation du Catgut. — Ann. Inst. Pasteur, 30, p. 5-33, 1916; Bail. Sc. Pharm., 23, p. 67-81, 141-151, 1916.

Histoire de la corde de boyau. — Ann. Inst. Pasteur, 30, p. 691-707, 1916.

Préparation de la corde à Catgut. — Ann. Inst. Pasteur, 30, p. 707-738, 1916; Bull. Sc. Pharm., 24, p. 80-81, 141-154, 1917.

Dn conseil à propos du Catgut. — La Presse Médicale, p. 50, 1918.

Sur la résorption du Catgut (on collaboration avec M. P. Rolland). — Ann. Inst. Pasteur, 31, p. 269-277, 1917.

Essai des cordes à Catgut. [Technique employée à la Pharmacie centrale des hôpitaux] (en collahoration arec M. Liot). — Ann. Inst. Pasteur, à riinpression.

Chargé par le Service de Santé de l’Armée de la vérification des livraisons de Catguts et de fils à ligature, j’ai dû étudier la fabrication de cet important matériel chirurgical. Pour en suivre la fabrication dès le début, il a fallu pendant des semaines fréquenter les abattoirs et les ateliers de boyauderie, puis, aidé d’une ouvrière spécialiste, étudier au laboratoire les différentes manipulations par lesquelles se prépare la corde.

L’étude a montré que, contrairement à ce que l’on trouve dans tous les ouvrages classiques, le catgut n’est pas préparé avec la tunique musculeuse de l’intestin, mais bien au contraire avec la tunique celluleuse, encore appelée sous-muqueuse. La musculeuse est éliminée avec grand soin, et sous le nom de filandre sert à d’autres usages.

J’ai demandé et obtenu la suppression de la macération que les boyaudiers faisaient subir , aux intestins avant de les travailler. Cette manipulation préalable est néfaste, car les boyaux, plongés dans un véritable bouillon de culture, s’infectent jusque dans leur profondeur et il devient impossible de stériliser les cordes faites avec de semblables matériaux.

J’ai ensuite donné des indications sur la préparation de cordes spéciales à résorption lente ou retardée et j’ai réussi à convaincre les boyaudiers que la corde à catgut demande une fabrication spéciale différente de celle de la corde musicale.

Abordant ensuite les méthodes de stérilisation, j’ai montré que pour obtenir un catgut stérile toutes les méthodes préconisées sont suffisantes, si l’on opère avec des cordes non infectées dans leur profondeur, tandis que dans le cas contraire toutes sont inefficaces.

Ceci explique pourquoi la stérilisation du catgut a donné lieu jusqu’ici à tant d’essais et de discussions.

Les spores ne peuvent être tuées que par un chauffage de 115“-120° en milieu aqueux, ou à 170°-180“ en chaleur sèche. La première opération n’est pas réalisable avec le catgut; d’autre part, le chauffage à 170°-180'’ dans un liquide anhydre ou sa vapeur est préjudiciable à la solidité du catgut.

Une des méthodes qui offre le plus de garanties consiste à stériliser le catgut au moyen d’une solution d’iode au 1/100 dans l’alcool à 30“ en présence d’iodiire de potassium, par simple contact, pendant vingt-quatre heures à l’étuve à 37“. En suivant ce conseil, les chirurgiens privés de tout approvisionnement peuvent utiliser les cordes non employées au cours d’une opération.

La vérification de la stérilisation se lait très facilement d’après une technique que nous avons établie peu à peu, et vérifiée sur plus de 10.000 échantillons de provenances différentes.

Avec la collaboration d’un de mes anciens internes, M. Rolland, chef de laboratoire du professeur Cunéo, j’ai en outre étudié la résorption du catgut. Nous avons montré que celle-ci dépend surtout de la qualité physique de la corde et secondairement des substances chimiques qui l’imprègnent.

En somme, il est facile de livrer au chirurgien le catgut stérile, solide et souple, qu’il désire ; mais il est indispensable pour cela de surveiller la fabrication de la corde et de contrôler la stérilisation qu’on lui fait subir, en ensemençant des tubes de bouillon glucose avec les catguts pré- |)arés.

Pour obtenir ce résultat, que l’on peut consictérer comme définitif, il était nécessaire, comme je l’ai fait, d’envisager la préparation du catgut dans toutes ses phases et non pas la stérilisation indépendamment de toute manipulation antérieure.

Dans une note toute récente, j’ai indiqué la méthode suivie à la Pharmacie centrale des Hôpitaux pour l’essai des cordes et les résultats obtenus par la surveillance continue de leur fabrication à l’usine.

Mon opinion basée sur plus de 3.000 ensemencements pratiqués depuis quinze ans ne modifie en rien les conclusions de mes recherches antérieures et je suis de plus en plus convaincu que l’on peut donner aux chirurgiens des fils à ligature leur offrant toute sécurité.

RECHERCHES SUR LES SIROPS IODÉS : lODOTANNIQUE ET RAIFORT IODÉ

Dosage de l’iode dans le sirop iodotannique (en collaboration avec M. Winru). — Bull. Sc. Pharm., 19, p. 198-202, 1912.

Sur l’état de l’iode dans le sirop iodotannique. — Bull. Sc. Pharm., 19,

Sur l’état de l’iode dans le sirop iodotannique (réponse à M. Coubtot). — Journ. Pharm. et Chim. (7® sér.), 6, p. 398-400, 1912.

Sur le sirop iodotannique (dernière réponse à M. Couktot). .— Journ. Pharm. et Chim. (7® sér.), 8, p. 209-215, 1913.

Sur la préparation des solutions iodotanniques à base d’extraits végétaux. Bull. Sc. Pharm., 26, p. 305-312, 1919.

Sur la préparation du sirop de Raifort composé et du sirop de Raifort iodé (en collaboration avec M“® Claeysen. — Bull. Sc. Pharm., 38, p. 545- 561, 1931.

La méthode de dosage de l’iode dans les solutions iodotanniques que nous avons établie avec M. Wmra est maintenant couramment em-

ployée dans les laboratoires d’analyse. Le tanin est complètement précipité par deux défécations successives, la première, par addition d’oxyde de zinc, la seconde par formation, au sein de la liqueur déféquée, d’un second précipité gélatineux d’oxyde de zinc. L’iode est dosé à 1 état d iodure par la méthode au sulfocyanate ou par pesée, ou même les deux à la fois, lorsqu’il s’agit de solutions iodotanniques à base d’extraits végétaux qui renferment souvent des chlorures.

A la suite de ces recherches sur le dosage des solutions iodotanniques, nous avons étudié la composition du sirop iodotannique et l’état de l’iode dans cette préparation pharmaceutique. Le sirop iodotannique contient du saccharose, du sucre interverti, du tanin non attaqué, de l’acide gai-' lique, d’autres substances tanniques solubles dans l’éther en le colorant fortement et qui proviennent de l’oxydation du tanin. Tout l’iode se trouve à l’état d’acide iodhydrique. Nous avons enfin démontré la nonexistence de l’iodotanin au cours d’une série d’expériences entreprises pour réfuter les arguments de M. Courtot.

Avec Mlle Claetsen nous avons constaté que dans le Sirop de Raifort iodé une petite partie de l’iode est combinée aux essences sulfurées, la presque totalité est transformée également en acide iodhydrique.

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