‹ Titres et travaux scientifiques de Albert GorisChapitre 32 sur 37 · PERTE PERTE · texte numérisé non relu

PERTE PERTE

lY

YI

On voit que l’abaissement du titre peut atteindre-les 3/5 de la valeur initiale et ne saurait être négligé.

L’abaissement du titre des solutions d’Aconitine (voir p. 70) en serait un autre exemple aussi concluant.

Enfin il serait désirable que les diverses pharmacopées emploient des procédés de dosages identiques.

Lorsque, pour le dosage d’un même principe, on emploie comparativement les procédés de diverses pharmacopées, on obtient souvent des résultats nettement différents. Les progrès réalisés par l'adoption de formules internationales pour certains médicaments sont encore insuffisants et doivent être complétés par une unification analogue de leurs méthodes de dosage.

Cette unification est désirable tant au point de vue thérapeutique qu’au point de vue commercial.

L’extrait éthéré de Fougère mêle est employé efficacement contre la distomatose du mouton. En Grèce, on en fait particulièrement une énorme consommation, l n extrait, pour être efficace, doit renfermer d’après les essais des professeurs d’Alfort 15 % environ de fllicine, celleci étant dosée par la méthode de Schmidt. Or, la pharmacopée helvétique fixe le titre en fllicine à 2.5-26 %. Sur les marchés extérieurs, l’extrait français à 16 % paraîtra bien inférieur au produit suisse et cependant lorsqu’on lui applique la méthode de la pharmacopée suisse on obtient des chiffres beaucoup plus élevés. J’ai montré que l’énorme différence constatée tient à une défectuosité du procédé suisse. On peut admettre qu’un extrait accusant 26 % par la méthode suisse donnera 20 % par le procédé à la magnésie. Les acheteurs' peu familiarisés avec ces méthodes de dosages sont donc enclins à acheter ces produits à titre en apparence très élevé au détriment de nos produits.

Il en est ainsi pour le dosage des préparations de Strychnéés. Entre les résultats du dosage par le procédé français (volumétrique) et ceux du dosage par le procédé belge (pondéral), les divergences peuvent atteindre 8 à 10 %.

Il serait préférable comme l’a montré M. Lachaise (i), dans une thèse faite dans mon laboratoire, de baser l’évaluation des préparations de Strychnine sur la teneur en Strychnine établie d’après un dosage qui donne toujours des chiffres constants.

Il en serait de même des préparations de Belladone, de Coca, d’Opium, etc.

Page 1