COMPLICATIONS
Nous précisons en oiilrc la technique de l'inlervention et donnons les diverses statistiques publiées.
Gastrorragies de nature indéterminée arrêtées par la gastrotomie large suivie du nettoyage de l'estomac. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1903, p. 877.
J'opérai ce malade sur les instances de M. Troisier, qui me l'amena avec une liémalémése compromettant sa vie. L’exploration de l'estomac fut rendue très difficile par suite d’adhérences, vestiges d’une intervention antérieure. J’ouvris l’estomac, ne pus découvrir aucun ulcère, maisj’exiirpai un énorme caillot putride, du volume d’une tète de foetus, qui distendait l’estomac et, en l'empêchant de revenir sur lui-même, contribuait à entretenir l'hémorragie. La guérison fut rapide et complète et l’hémor- 'ragie n’a plus reparu.
Des rétrécissements du pylore d’origine hépatique (en collaboration avec Marchais).
Berne de Chir., Paris, 1897, t. XVII, pp. 100 à 121.
Dans ce mémoire, basé sur deux observations personnelles, nous avons tracé toute l’histoire des rétrécissements du pylore d’origine biliaire. Ces rétrécissements sont presque toujours dus à une cholécystite calculeuse avec péricholécystite. Le siège ie la lésion est aussi souvent duodénal que stomacal, comme le faisait présumer a priori la situation normale de la vésicule biliaire; ce point n’a d’ailleurs que peu d’imporlancc au point de vue clinique, parce que dans les deux cas les liquides biliaire et pancréatique se déversent dans l’intestin en aval de la sténose.
La sténose peut varier dans son mécanisme. Exceptionnellement, la vésicule, bourree de calculs peut comprimer le pylore, plus fréquemment un calcul enclavé dans le cholédoque peut effacer la lumière du duodénum, quelquefois enfin on a noté
plus complexe, on trouve un bloc d'adhérences enclavant le foie, la vésicule et la région pylorique: dans ce complcxus anatomo-pathologique, on peut trouver des calculs, des abcès, quelquefois des fistules cholécysto-intestinalcs. Il est difficile alors de délerminer la cause précise de l’occlusion. Elle peut être une coudure par traction, mais le plus souvent le mécanisme vrai est la compression par les adhérences fibreuses encerclant le pylore.
La laparotomie s’impose dans ces cas : les pièces en mains, on se décidera pour l’une des deux conduites suivantes ; soit tiailer la lésion hépatique si les désordres ne sont pas trop considérables et si la cause de la compression peut être facilement levée; soit pratiquer la gastro-entérostomie. Ce dernier traitement, uniquement symp-
éloignés. Gaz. hebd. de Méd., Paris, 1897, p. 1165.
Étude expérimentale sur le rétrécissement du pylore. Compte rendu de la Soc. de fiioL,
Paris, 1898, p. 577. (Voy. Recherches expérimentales, p. 56.)
Présentation d'une malade traitée pour rétrécissement du pylore d’origine biliaire.
Bull, et Mém. de ta Soc. de Chir., 1898, p. 521.
J’ai présenté une femme chez laquelle le rétrécissement du pylore était provoqué par des adhérences développées autour d’une cholécystite calculeuse. La gastro-entérostomie postérieure combinée à l'extirpation de la vésicule ont amené une guérison parfaite.
Traitement chirurgical des rétrécissements du pylore. Presse médicale, Paris, 1898, pp. 75-75.
Rapport de M. Hayem à l’Académie de Médecine sur un travail de M. Tuffier intitulé : De la gastro-entérostomie dans les rétrécissements non cancéreux du pylore. Bull, de l’Acad. de Médecine, 12 avril 1898, p. 401.
Nous avons établi, au point de vue des indications thérapeutiques, deux erandes variétés, suivant que l’estomac est libre, mobile, ou, au contraire, fixé par des adhérences. Dans le premier cas, on réussira le plus souvent à rétablir une communication entre les deux poches gastriques. On peut choisir entre une résection de l'anneau, ou une anastomose gastro-gastrique, ou une gastroplastie, suivant les lésions; dans le second cas, on se verra obligé de recourir à la gastro-entérostomie sur la poche supé-
Estomac en sablier sans traces de lésions inflammatoires au niveau du rétrécissement. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 6 décembre 1911,
Exuloeratio simplex de l’estomac avec grande hémorragie. Gastro-entérostomie. Mort.
Bull, et Mém. de la Soc. de Clnr., 1902, p. 1166.
Les opérations nécessitées par ces hémorragies considérables sont toujours très aléatoires et les chances de ne pas découvrir le vaisseau ulcéré sont nombreuses.
II s’agissait d’une jeune femme de vingt-six ans, prise d’une hématémèse paraissant devoir entraîner la mort. J'intervins d'urgence, j’incisai l’estomac après exploration, j’incisai la face antérieure, je retournai la muqueuse, mais, malgré un examen minutieux, je ne pus découvrir la source de l’hémorragie. .4 l'autopsie, c'est à grand’peine qu’on put apercevoir du cOtc de la petite courbure une minime ulcération dans laquelle on voyait un orifice vasculaire très petit, et ce fait montre bien la difficulté
cancers bien limilés au pylore doivent être enlevés par la opération est supérieure b la gastro-entérostomie au point de la gastro-entérostomie le malade peut s’alimenter, mais son i pas aussi nettement qu’après la gastrectomie.
Guérisoii
obsenalion clinique plus précise et faire espérer des tentatives thérapeutiques rationnelles.
Dans le chapitre II, j’ai indiqué quels renseignements on peut tirer de l’examen du suc gastrique.
Dans le chapitre III, J’ai montré comment on doit examiner un estomac, et quels sont les moyens modernes d’exploration stomacale (inspection, palpation, percussion, gastro-diaphanie, radioscopie, etc.).
les chapitres suivants sont consacrés h la pathologie gastrique ; Troubles de la tiwülüé de l’eslomac, Vices de position de l’estomac, Vices de formation de Testomac, Traumatismes de l'estomac. Tuberculose, Syphilis de l’estomac. Ulcère, et toutes ses
Fistules gastriques. J’attirerai tout particulièrement I attention sur les pages consacrées
rare et en présenter une étude. L’estomac est tordu à 180 degrés ou même à 270 degrés autour de l’axe transversal formé par l’épiploon gasirohépalique, sa face postérieure devient alors antérieure et les orifices cardiaque et pylorique sont obstrués. Le célon
le diaphragme en haut; son méso recouvre donc l’estomac. Le péritoine contient de la sérosité sanglante; l’estomac distendu, mince, a des plaques ecchymotiques (fig. 50,
Les points intéressants de la symptomatologie sont : r Les vomissements, qui, très constants, sont peu abondants et sans bile ;
2” Le cathétérisme de rœsophage manifeste l’arrêt de la sonde à son entrée au cardia;
3“ La forme du météorisme qui siège à l’épigastre et à l'hyponcondre gauche.
Au point de vue thérapeutique, la laparotomie permet d’évacuer, en le ponctionnant, l’estomac distendu par des liquides et des "gaz, puis colon et estomac sont détordus et remis en place après fermeture de l’orifice stomacal.
L’ulcère de l’estomac et ses complications conslituenl un chapitre aussi complet que son importance et la multiplicité des travaux récents le nécessitent. J’ai insisté
beaucoup sur l’ulcère chirurgical, ul plications hémorragiques ou perforai lions sous-phréniques et leurs localisi
l'e chronique, ou ulcère cicatrisé, sur ses comins multiples. Nous avons pu fournir une pièce
laires sur la présence desquelles les auteurs discutent. Quant è la pathogeme, elle offre plusieurs théories, qui ont chacune une part de vérité, car nous ne pensons pas que l’ulcus soit une entité morbide; les troubles vasculaires, l’infection, les toxémies, le traumatisme peuvent le provoquer, mais ses caractères spécifiques sont dus à son contact avec le suc gastrique.
J’ai attaché une grande importance à Yétude clinique médico-chirurgical de l’ulciis et du cancer et aux indications opératoires. La résection du cancer ayant comme limile
la gravité de l’opération.
Dans le chapitre Xll, les opérateurs trouveront la description de la technique des opérations qui se pratiquent sur l’estomac : gaslrolyse, gaslropexie, gaslroplicatioii, gastroplastie. dilatation du pylore, sastrostomie, gastrectomie, gastro-entérostomie, gastro-duodénostomie, jéjunoplastie, etc., etc.
De même, je me suis efforcé de préciser les résultats lointains des interventions
suc pancréalique sécrétés à ce moment dans le duodénum ont neutralisé le chjme y contenu, le pylore se laisse forcer de nouveau par la masse alimentaire gastrique et en laisse passer une nouvelle quantité. Le même mécanisme se reproduit jusqu’à la lin de la digestion gastr ique.
Comment se fait maintenant cotte évacuation après gastro-entérostomie? Grâce à la radioscopie, au moment même de 1 ingestion alimentaire, nous avons vu l’estomac surpris à l’état de relâchement, laisser passer quelques gouttes de liquide qui traversaient l’anastomose; la trace de cette violation de l’intestin était marquée sur l’écran par une ombre très limitée, mais très nette, séparée de celle de la grande courbure. Nous supposons que. sous celte influence, la première portion jéjunale, agissant comme succédané du duodénum, provoque une secrétion pancréatique et biliaire qui fait ouvrir plus rapidement le pylore normal ou la bouche artificielle. Ainsi s’expliquerait la rapidité d’évacuation plus gi'ande de l’estomac après la gastro-entérostomie.
Le rôle joué par le duodénum dans l'évacuation gastrique explique d’ailleurs aussi le phénomène dit de circulus viciosus et la dilatation aiguë posl-opératoire de testomac. Lorsque, par suite de la formation d’une coudure, d’un éperon par exemple, le duodénum se laisse distendre par la hile et le suc pancréatique qui s’y déversent, il provoque par action réflexe une paralysie de Vestomac pouvant conduire à des dilatations parfois invraisemblables et à des vomissements incessants.