CHIRUKGIE DE L’INTESTIN ET DE L’ABDOMEN
grènc, arrêt de développement parfois sous la dépendance d’anomalies vasculaires, oblitérations muqueuses.
L’atrésie porte ordinairement sur tout un segment intestinal; l’on trouve un cordon avec un épithélium cylindrique atrophié; le mésentère manque. Les deux bouts de l’intestin peuvent rester séparés et le mésentère exister ou non entre eux; il est vraisemblable que ces cas sont consécutifs d’une invagination avec gangrène. On peut trouver des ectasies segmentaires multiples.
Dans tous ces cas, la règle est la dilatation du bout supérieur et l’atrophie de l’inférieur, fait important pour la thérapeutique.
Cliniquement, l’histoire est toujours identique ; c’est celle que rapporte la brève observation du début; le pronostic est régulièrement fatal. Tous ces faits ont été bien étudiés par M. le professeur Kirmisson.
Le traitement soulîrc quelques discussions, et en plus des faits rapportés par Braun, j’ai réuni 6 observations dues a MM. Kirmisson, Chaput et Savariaud, Mauclaire, Villcmin. L'entérostomie, logique s’il n’existe qu’une cloison membraneuse, est inacceptable si, comme habituellement, il y a rétrécissement seamentaire. L enterosioime est donc l’intervention de choix; elle est rapide, fait capital chez ces enfants morbides, dans certains cas; celui de M. Kirmisson en est un exemple; elle a pu être pratiquée par voie périnéale; M. Mauclaire, également, a pu, mais par voie abdominale, aboucher l’inleslin à l’anus. Ordinairement, l’on crée un anus artificiel; j’en trouve 0 cas à gauche, 4 à droite, 5 sur la ligne médiane. Au reste, le pronostic n’en demeure pas moins le même, fatal à brève échéance. Quant à l’entéro-anastomose, elle est impraticable sur le bout inférieur déjà trop étroit.
Perforation de l’intestin par une nervure de feuille de rhubarbe. Bull, et Mém. de la
Rétrécissements et oblitérations de l’intestin grêle (avec collaboration de M.4 rtis). Arch. des mal. de l’appareil digestif el de la nulriiion, mai et juin 1907, pp. 276, 359.
Dans ce travail, basé sur nos observations et sur tous les documents que nous avons pu rassembler, nous étudions les diminutions de calibre de l’intestin grêle consécutives à une modi/icalion pathologique de ses parois, laissant de côté les pseudorétiécissemenls de cause extrinsèque.
A côté des rétrécissements congénitaux néoplasiques ou tuberculeux, nous développons riiistoirc des rétrécissements inflammatoires dont l’existence n’est pas pour tous irréfutable et celle des rétrécissements consécutifs à l'étranglement herniaire les uns précoces, les auti-cs tardifs.
Dans l’étiologie des rélrécisseiiienls congénitaux, nous
comprenons les causes
de Gytiéc., Paris 1898, p. 441 (en collaboralion avec J. Dümo.vt).
Ce mémoire est basé sur 37 observations, dont 3 personnelles.
Les fistules inlestino-vésicales sont plus fréquentes chez la femme, et elles présentent chez elles, tant au point do vue étiologique que thérapeutique, certaines partielles relèvent surtout de suppurations pelviennes d’origine utérine, salpingiennc ou périuteriiie. ouvertes dans la vessie et l’intestin. Dans un cas seulement nous avons relevé I origine Iraumalujue. Les corps étrangers peuvent passer de la vessie dans l’intestin ou inversement, sans être suivis de l'apparition d’une fistule, pourvu qu’ils soient assez effilés. Enfin, comme chez l’homme, elles peuvent reconnaîire pour cause des Usions ulciralives avant leur point de départ soit dans la vessie, soit d.ms
Au point de vue clinique, aux signes de l’alfection causale se joignent, avant l’établissement même de la listule, des symptômes généraux graves, lièvre, vomissements, douleurs abdominales, pollakyurie qui manifestent l’infection et fout prévoir la fistulisation. Ensuite trois grands signes commandent le diagnostic, a^arition des matières
A propos des perforations typhiques. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1908, n» 10, 11 mars, p. 351.
J’ai été appelé six fois à intervenir pour des perforations au cours de la lièvre typhoïde : deux fois pour des pcritoniles généralisées, deux fois pour des péritonites qui SC sont localisées, et deux fois pour des erreurs de diagnostic.
Les deux premiers ont succombéà l’infection ébcrlhienne, les deux péritonites localisées ont guéri. Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité d’un diagnostic précoce et sur les difficultés de ce diagnostic dans certains cas. .Deux fois des cliniciens liors pair nous ont montré des malades présentant tous les signes d’une perforation. Un premier opéré ne présentait aucune perforation, chez le second l’examen du sang nous ayant fait constater une leucopémio, nous avons refusé d’intervenir et le malade a parfaitement guéri. On ne saurait donc s’entourer de trop do précautions dans ce diagnostic. L’intervention est toujours grave, elle doit être réduite à son minimum, d’autant plus que les sutures sont difficiles, elles tiennent mal comme dans tous les tissus enflammés. L'infection étant ici exceptionnellement rapide et grave, les adhérences se produisent difficilement. Aussi. M. le professeur Chanteraesse a-t-il justement conscilté de favoriser la leiicocytose dans ces cas, par l’adjonction d un leucocytogène.
L’hémo-diagnostic de l’appendicite. Semaine médicale, 26 juin i90i, p, 209,
Dans les cas douteux, la clinique doit s’aider des recherches de laboratoire. Nous avons rapporté dans cette leçon, faite h Beaujou, le cas d’une malade, présentant dans la fosse iliaque droite une tumeur dure, progressivement croissante depuis huit mois. J’hésitai entre un ostéosarcome et une suppuration refroidie. L’examen du sang montra : 5637 000 globules rouges par métro cube; 40600 globules blancs, dont 75 pour 100 polynucléaires et 25 pour 100 mononucléaires. Pas d’éosinophiles.
Le nombre trop grand de leucocytes éloignait l’idée de sarcome ; le nombre trop considérable de globules rouges écaitait la pensée de l’épithélioma. Je posai le diagnostic de suppuration ; l’opération le vérilia.
Rapport sur l’appendicite avec péritenite. Diagnostic différentiel avec l’occlusion intestinale (travail du D'' Je.«»e, de Rouen). BuU. et Uém. de la Soc. de Chir., 7 février 1900, p, 139.
Il s’agit d'une fillette de onze ans, envoyée à l’hépital après trois jours d’accidents. A son entrée : faciès péritonéal, vomissements fécaloïdes, respiration 52, pouls 166, température oB".?, ventre uniformément tendu, sonoi'e partout, douloureux sans maximum dans la fosse iliaque. Toucher rectal dénotant une vivo sensibilité du culde-sac péritonéal. M. Jeanne diagnostique une péritonite aiguë par appendicite. Laparo-
perforé ii la base, drainage. Mort huit heures après.
Nous insistons sur la difficulté de faire des sutures dans la paroi cæcale enflammée et friable. Nous attirons surtout l’attention sur les signes d’occlusion intestinale qui existaient dans ce cas cl sur les signes différentiels de l’occlusion et de la péritonite en général. Nous en donnons deux qui me paraissent excellents : 1“ la sensibilité extrême du cul-de-sae recto-mujinal ou recto-vésical dans le cas de péritonite ; 2" la persistance de la contraotililé intestinale dans l occlusion, son absence dans la péritonite.
Traitement de l'appendicite, llull. de la Soc. de Chir., 8 février 1899, p. 122.
De l'intervention chirurgicale dans les pérityphlites (en collaboration avec Hau.ios).
Arch, géii. de Méd., septembre iS90, p. 237.
Il y a dix-huit ans, nous avons montré que ces cas qu’on désignait alors sous le nom de. pérityphlite. d'inflammation péri-cæcale, péri-appendiculairc sont justiciables de l’intervention chirurgicale et que la méthode de choix consiste : dans l’incision iliaque ouvrant largement la région, l’évacuation des foyers, la résection do l’appendice vermiculaire, s’il y a lieu la suture do l’intestin, le tout suivi d’un bon drainage.
De la ptose du côlon transverse envisagée comme complication dans l'opération de l'appendicite (Discussion). BiiU. de la Soc. de Chir., 25 mai 1904, p. 570.
voluniiiieuse collection suppuréc; puis, quinze jours après, une collection pêri-cæcale. Le malade meurt au cinquième jour, cinquante jours environ après le début des accidents.
Vatilopsie montre que, de tous les organes, en dehors des lésions péritonéales, le
CHIRURGIE DU FOIE, DU PANCRÉAS Eï DE
Note sur un cas de cirrhose biliaire avec atrophie du foie (en col!
DiîAu). iievue de méd, 1882, pp. 1060-1069.