HYSTÉRECTOMIE DANS L’INFECTION PUERPÉRALE
De l’hystérectomie dans l'infection puerpérale aiguë, BiiU. el Mém. de te Soc. de CUr., •1899, 26 juillet, p. 795.
De l'hystérectomie dans l'infection puerpérale (en collaboration avec M. Il, Iiox'A.Mï). Rev. de Gynec. et de Chir. nhdom., août 181)9.
De l’hystérectomie dans l’inîection puerpérale aiguë. Presse médicale 1899, Snpp., 29 juillet.
A propos de l’hystérectomie dans la septicémie puerpérale Bull. H Mém. de la Soc. de Cliir., 1901, 15 mars, p. 276.
De l’hystérectomie dans l’infection puerpérale aiguë compliquée d'accidents septicémiques. BiiU. et Mém. de la Soc. de 1901, 6 mars, p. 258.
Les indications de l'hystérectomie dans l’infection puerpérale. Kapp.irl au 1V« Congrès itiLornational de Gynécologie. Home, 15-21 septembre 1902.
Des indications de l’hystérectomie dans les infections puerpérales, ilnn. de Gyn. Paris,
1902, t. VU, pp. 505-511.
L infection puerpérale, maigre les moyens que nous avons aclucllement de la prévenir ci de la combattre, n’a pas totalement disparu de nos maternités. Les injections continues et le curettage suffisent en général à juguler les accidents, mais si les agents microbiens ont dépassé la muqueuse utérine et pénétré le parenchyme môme, on peut être conduit à employer d’autres agents thérapeutiques. Dans ces cas, l’hystéreclomic peut-elle rendre service, comme « ullima ratio » ?
Dans notre rapport au Congrès de Rome, nous avons résumé nos recherches sur celle question.
L’infection puerpérale affecte des modes et des degrés divers : Il n’y a pas une infection, mais des inlections puerpérales. 11 y a des infections localisées, métriles, annexites, penmétritcs; il y a des infections péritonéales plus ou moins étendues, il y a enlîn l'infection généralisée à tout l’organisme. H y a l’infection aiguë, ou môme suraiguë, qui survient dans les premiers jours ou dans les premières heures qui suivent raccoucliemcnt et qui peut évoluer d’une façon foudroyante, el il y a l’infection suhaiguë qui peut se prolonger pendant des semaines cl pendant des mois. 11 y a l’infection qui reconnaît comme point de départ une plaie du périnée ou du vagin, une
sous-cutané n’ont pas arrêté la progression croissante des accidents, que l'accoucheur regarde comme ilemnl emporter la malade. Il me demande d’intervenir : je trouve les annexes et le péritoine indemnes, l’utérus est gros et mou, les forces de la malade semblent permettre une inlei vention. Je pratique l’hystérectomie et la malade guérit. Étais-je en droit de pratiquer cette intervention? — .l’ai répondu par l’affirmative. Nous n’avons plus dans ces cas extrêmes à discuter l’origine de celle septicémie, elle est utérine, qu’il s’agisse d’une rétention placentaire adhérente, d’un fibrome gangréné ou de la paroi de l'utérus sphacélé. C’est la clinique seule qui commande, et c’est notre conlianec à arrêter les accidents par notre thérapeutique bien dirigée qui donne l’indication.
Sans doute le moment exact de l’intervention n’est pas fixé, « opérer trop têt serait un crime — opérer trop lard est inutile » : cela est très vrai, mais nous sommes là en face de difflcullés que nous rencontrons et que nons résolvons chaque jour en clinique. Telle malade résistera mieux et plus longtemps que telle autre, la virulence, l’abondance du poison d'une part, la réaction individuelle de l’autre, fei'ont varier le moment de l’intervention dans des limites que rien ne peut faire prévoir; ce moment, l’accoucheur seul en esl le juge, et c’est lui seul qui porte le poids de cette détermination ; mais, de notre côté, c’est la résislancc encore suffisante ou non de la malade qui doit nous faire accepter ou refuser la responsabilité de l’opération.
Doit-on, en intervenant, suivre la voie vaginale ou la voie abdominale? J’ai pratiqué les deux variétés d’intervention ; dans les formes subaigues, quand l’accouchement date d’une semaine, la voie vaginale esl commode; si, au contraire, 1 accouchement est tout récent, on rencontre de sérieuses difficultés dans l’ablation de l’utérus par le vagin. La mollesse et la vascularité des tissus sont des obstacles à l’hémostase parfaite; ces obstacles sont cependant bien loin d'être insurmontables.