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CONSERVATION DE L’UTÉRUS ET DANS LES OPÉRATIONS POUR

Conservation des ovaires et de l’utérus dans les opérât Mcm. de la Soc. de Chic., 1905, 7 juin, p. 557.

de 52 cas, les résultats obtenus

à être réglées, n’accusent aucun sj raissent dans la majorité des cas

ont été satisfaisants. La mortalité opératoire est 3s opératoires sont simples, les femmes continuent iptôme de ménopause précoce, les douleurs dispa-

sur 15 qui ont été revues) ; toutefois, c’est là que siégerait la pierre d’achoppement de ces opérations si on no choisit pas les cas favorables.

GREFFES OVARIENNES

A propos des greffes ovariennes. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 10 février 1909, p. 183 et 180.

Autogreffe ovarieune datant de six mois. Phénomènes congestifs. Bull, et Mém. de la Soc. de CUr., 28 avril 1909, pp. 522-525.

Greffes ovariennes. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 25 octobre 1911, pp. 1147-1159.

A propos des greffes ovariennes. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 15 novembre 1911,

Les accidents de la ménopause chirurgicale. Presse médicale, 23 novembre 1913 (en collaboration avec M. Muité).

Les greffes ovariennes. Communication à FAcailémie de Médecine, 4 mars 1913.

Étude anatomique de quatre greffes ovariennes chez la femme. Communication it la

Étude anatomique sur l’involution d'un ovaire greffé et remarques sur le processus anatomique de la greffe. Communication à la Société anatomique, séance du It avril 1915 (en collaboration avec MM. Vigses et Géav).

Guidé par le désir de la conservation des organes et do leurs fonctions, j’ai étudié très minutieusement les troubles qui succèdent a la castration ovarienne et leurs conséquences sur le métabolisme général; ces recherches m’ayant montré que ces troubles étaient constants et d’intensité variable, j’ai cherché à maintenir l’étal physiologique de la femme par les greffes ovariennes, dont j’ai précisé toutes les possibilités.

Les diverses observations de greffes ovariennes que j’ai publiées dans mes mémoires sont au nombre total de 131) — sur lesquelles 44 dans lesquelles j’ai conservé L’utérus

ï-echercher enlre le prête èt le porte-gretïe, entre le donneur et le récepteur, une constitution sanguine susceptible de permettre au tissu de vivre l’un sur l’autre. Le fait que l’aulogrelTe donne des succès là où l’hétérogreffe échoue plaide dans ce sens.

111. Dans les cas où je me servais d’ovaires conservés en cold storage, la glande était placée avec les plus grandes rigueurs d’asepsie immédiatement après son enlèvement, dans un tube de verre stérilisé, bouché à la Pasteur, renversé de façon à ne pas permetirc de circulation de l’air pendant la mise dans le tube, le bouchage au colon stérile était flambé, remis en place et le tube porté de suite dans l’étuve de 2 à 8 degrés. Il y restait de une heure à quarante-six jours; puis, pris avec les mêmes précautions, il était placé comme une autre greffe dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Je dirai de suite que toutes les greffes en cold storage ne m’ont pas donné un seul succès fonctionnel, aucune n’a présenté de phénomènes congestifs réguliers (dans un

résorbés, et cela, quelle que soit la valeur du greffon du donnor ou du réceptor.

Que va devenir la greffe? Elle peut être éliminée ou tolérée, et dans ce cas elle peut être indifférente ou bien présenter les fonctions de l’ovaire soit en totalité, soit partiellement.

Elimination. Je l’ai observée dans 5 cas où je me suis servi de glandes dont la périphéi'ic n’était pas rigoureusement aseptique. La région est devenue sensible {huitquinze-vingt jours après l’opération), elle s’est tuméfiée, un peu de suintement s’est fait au niveau de la cicatrice; une pince introduite à ce niveau a suffi pour enlever l’ovaire et tout a parfaitement guéri.

L’ovaire est toléré. — Après la guérison de l’opérée, l’état local peut n’ôlre le siège d’aucun trouble quelconque, la glande reste à l’état de tissu indifférent et cela pendant plusieurs mois, parfois dix-huit mois, elle diminue peu à peu et disparaît, c’est l’atrophie et la résorption.

Mais dans le plus grand nombre do cas d’autogrefle, nous avons vu l’ovaire persister et, de deux à cinq mois après l’opération, présenter des phénomènes de congestion périodique mensuelle ; avec un rythme parfait, pendant une durée de plusieurs années et souvent avec alternance entre les deux ovaires. Fait intéressant, s’il y a un ovaire en place, la greffe ne fonctionne pas. Il ne faut pas confondre les accès congestifs témoins d’une vitalité spéciale de la glande qui semble avoir conservé certaines propriétés physiologiques, avec une augmentation brusque du volume de la greffe, hypertrophie qui survient quelques jours ou quelques semaines après l’opération et qui précède sa résorption.

Dans une seconde communication, nous avons précisé la façon dont se fait la grefl'e et nous avons montré que le processus de soudure se produit au niveau du hile d’une part et d’autre part au niveau des points où l'épithélium germinatif a été lésé au cours dé l’intervention.

Dans ce même mémoire, nous avons montré la façon dont cet épithélium se comporte vis-à-vis du tissu cellukiire dans lequel se fait la greffe.

TECHNIQUE DE L’HYSTËRECTOMIE

Rapport sur un travail adressé à la Société de Chirurgie, par M. Guihal (de Béziers).

Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 7 déc. 1910, p, 1201.

vieille femme de 60 ans, à la suite dlune hystérectomie, totale pratiquée quelques années auparavant. Ce prolapsus, constilue par un gros sac extravulvaire contcnani vessie et réctum et présentant à son sommet la cicatrice de l’hystérectomie, s’accompagnait de troubles si pénibles que la malade ne pouvait plus ni travailler, ni même se tenir debout. ,M. Guihal pratiqua la colpectomie totale avec résection du péritoine et fit quatre plans de suture, péritonéal, recto-vésical, des releveure, de la peau. La malade guérit parfaitement et reste, après quinze mois, sans trace de récidive quelconque ; elle peut marcher cl travailler sans aucune gêne.

A propos de ce cas, j’ai étudié cette question de l’inversion vaginale consécutive h l'hystérectoraie, complication, en somme, rare, puisque je n’ai pu trouver que 6 observations publiées. Dans toutes, l’inversion a succédé à l’hystérectomie vaginale, je n’ai pas rencontré d’exemple où elle ail suivi l’hyslérectomie abdominale, sans que rien dans l’exécution des deux procédés permette de comprendre pourquoi la voie vaginale est.seule eu cause. L’inversion se produit rapidement après la castration utérine. Elle n’intéresse que le dôme vaginal et toute ta portion qui est située au-dessus des muscles releveurs. C’est sans doute l’adhérence du vagin à l’aponévrose des relcvcurs ou à la gaine des vaisseaux qui empêche le prolapsus total du canal vaginal. On doit considérer au canal vaginal prolabé deux portions, une llxe, l'autre mobile; à l’union des portions fixe et mobile, se trouve le collier de l’invagination, dont la largeur variable dépend de l’écartement ou du degré d’atrophie des muscles releveurs.

Le sac herniaire est constamment habité et contient des anses intestinales. Au sommet du dême vaginal retourné, on voit une ligne cicatricielle transversale, longue de 5 à 6 centimètres, qui est la cicatrice de l'hystérectomie.

pubis. La «" contraiî'e. est entraînée et pend plus ou moins complètement

hors de la vulve, la cyslocèle est parfois complète.

Le rèclum reste en place et no participe en rien au prolapsus.

Les muscles releveun de l’anus sont tantôt atrophies, sans consistance, tantôt bien développés et épais, mais refonlés contre les parois latérales de l’excavation.

Les troubles fonctionnels sont liés les uns, à Yentérocele vaginale, les autres à la cystocde.

Les symptômes physiques sont ceux des hernies en g n i 1 o v t l leur

de volume variable, arrondie cl suspendue à un pédicule plus ou moins large suivant les dimensions de l’orifice vulvaire. Le palper permet de reconnaître deux portions, l’une, antérieure, rénitente, mate à la percussion, répond à la vessie; l’autre, postérieure a une consistance mollasse, elle est sonore à la percussion et réductible avec gargouillement, elle répond à l’intestin. Le sillon circulaire qui répond à l’union des portions fixe et mobile du vagin est trouvé à une faible hauteur, à 5 ou 6 centimètres de l’orifice vulvaire.

On réintègre facilement dans le ventre le vagin inversé et on peut alors explorer la valeur des muscles releveurs et la largeur du collet d’inversion.

Les facteurs pathogéniques de l’inversion du vagin sont multiples, le rôle principal semble devoir être attribué à Vécartement des releveurs-, en second lieu doivent être invoqués, l’allongement des ligaments utenns (suspenseurs du vagin), l’cMès d'étoffe du vagin devenu trop ample et flottant, enfin la profondeur exagéré du cul-desac de Douglas.

Le traitement sera piéventit ou curateur. Pour prévenir la formation de l’inversion du vagin, il faut supprimer les divers facteurs que nous venons de passer

Dans l'hystérectomie abibminale, après l’amputalion supravaginalc, on peut fixer soit la vessie, soit le dôme vaginal à l’angle inferieur do la plaie abdominale et terminer l’opération par une périnéorraphie et par une colporraphie antérieure.

Au cas d’hystérectomie vaginale, il est indispensable d’enlever en môme temps que l’utérus une large portion du dôme vaginal, pour supprimer l’excès d’ampleur, amorce d’une hernie ultérieure (colpohystérectomie), puis il faut s’attacher à reconstituer le diaphragme musculo-aponévrotique des releveurs en avant et en arrière du

Qmnd l'inversion du vagin est constituée, deux méthodes s’offrent à l’opérateur, suivant qu’il est décidé à conserver ou k supprimer le conduit vaginal. L une est la colpopexie associée ou non a la cyslopcxie. L’autre est la colpectomie suivie de la iCbUiii.ilion du périnée.

Dans la première méthode, le vagin peut être fixé (colpopexie) 4 la paroi abdominale ou aux ligaments ronds. Il sera toujours utile, parfois indispensable de prati-

quer en même temps la cystopexie, soit intrapéritonéale, soit extrapéritonéale. Enfin, on tei minera par une colporraphie antérieure el par une colpopérinéorraphie postérieure avec myorraphie des releveui-s? la colpopexie offre l’avantage de conserver le canal vaginal et par ce fait, semble devoir être la méthode de choix chez les femmes jeunes.

La deuxième méthode (colpeclomie) offre le gros inconvénient de créer une mutilation et ne convient, h ce titre, qu’aux femmes âgées. Elle constitue une opération très logique, puisque l’eritérocèle vaginale est une hernie et que l’on traite comme telle par la résection du sac el la rércction de la paroi. L’intervention comporte deux temps. Dans le premier temps, colpeclomie proprement dite, le vagin est libéré sur ses quatre faces jusqu’au péritoine; il ne tient plus que par son dôme, lequel est suspendu à la séreuse; on excise totalement le sac péritonéal (qui, laissé en place, faciliterait la récidive) en ne laissant qu’une collerette de 1 centimètre en avant sur la vessie, en arrière sur le rectum, latéralement sur les parois de l’excavation.

Le second temps comporte la restauration du périnée : cette restauration, pour

tion d’une nouvelle hernie; un plan viscéral, coiislilué par'la réunion de la vessie au rectum; un plan musculaire, le plus solide et le plus important, formé par le rapprochement large des releveurs ; un plan cutané, aponévrotique et musculaire, dû à la réunion du périnée moyen et superficiel.

11 n’y a pas le moindre point faible qui puisse céder.

A propos de la dégénérescence cancéreuse du moignon cervical après l’hystérectomie sulitotale pour fibromes (Discussion). Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 8 juin 1904, p.61.').

Nous avons conclu que sa rareté est telle que nous ne devons pas préférer l’hystérectomie totale, plus dangereuse, â l’ablation partielle, plus bénigne, pour cette seule

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