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l’une existant dans les méningites, est due à une lactoacidose locale (variation de Cr indépendante de K et de S), l’autre, propre aux céto-acidoses, semble provenir de la décarboxylation de l’acide acétyl-acétique par les plexus choroïdes.
LES ŒDEMES
AVEC DESEQUILIBRE LIPIDO-PROTEIDIQUE
Les œdèmes avec déséquilibre Iipido-protéidique. (Avec Maurice Dufoix). Thèse Doctorat en Médecine. Mention très honorable, échange, concours.
Néphrose lipoïdique chez un nourrisson de onze mois.
(Avec Leenhard, Chaptal, Dufoix). Soc. de Pédia- . .trie de Paris, 7 juillet 1931.
Deux cas de néphrose lipoïdique chez l’enfant. (Avec Leenhardt, Chaptal, Dufoix). Soc. des Scienc. Médicales et Biol., 21 juillet 1931.
En 1930, dans la clinique des maladies des enfants et d’hygiène du premier âge de M. le Professeur Leenhardt, nous avons eu l’occasion d’observer chez deux enfants des signes cliniques et humoraux les plus caractéristiques du syndrome dit « néphrose lipoïdique ». Ces deux cas nous ont amené à étudier « les œdèmes avec déséquilibre Iipido-protéidique de l’enfant ».
Ce travail, dont nous donnons ici les conclusions, a fait l’objet de la thèse inaugurale de M. Dufoix.
Le syndrome peut être mis en évidence chez l’enfant :
1° Dans la néphrose lipoïdique vraie ou maladie d’Epstein, affection très rare, si elle existe ; le syndrome œdèmes et déséquilibre lipido-protéique y atteindrait le maximum d’intensité.
Nous n’avons, pour notre part, jamais observé la néphrose lipoïdique vraie de l’enfant, telle que 1 a conçue Epstein, et telle que l’admet, sans conteste, l’école germano-américaine.
Quelques auteurs en France paraissant seulement avoir retrouvé le syndrome avec tous ses caractères à l’état de pureté, il ne peut être question, à l’heure actuelle, d’opinions définitives.
2° Dans les néphrites aiguës ou chroniques. — On observe alors une très grande diversité de manifestations pathologiques, qui en fait, aboutissent à ceci . un tableau clinique de néphrite hydropigène et un syndrome humoral de néphrose lipoïdique surajouté. Les troubles lipido-protéidiques constatés au cours des néphrites de l’enfance n’apparaissent pas toujours comme une cause d’aggravation et d’irréductibilité des œdèmes.
3° Dans les troubles de la nutrition par erreurs alimentaires, et les états de carences multiples du nourrisson et du jeune enfant. — Le syndrome œdèmes et déséquilibre lipido-protéidique y revêt un type clinique tout à fait spécial.
Il peut exister toutes les formes de transition entre la néphrose lipoïdique vraie du nourrisson dont l’existence n’est pas encore prouvée d’une façon certaine, et les œdèmes par carences alimentaires ; ces derniers fréquemment observés dans la première enfance, ne sont souvent que l’expression d’un déficit protéique important.
Quelle que soit la physionomie pathologique des œdèmes, la connaissance des troubles de l’équilibre lipido-protéique vient apporter un élément capital du point de vue du pronostic des diverses manifestations œdémateuses de l’enfant.
ETUDE DE CERTAINS COMPOSES AZOTES DU SANG AU COURS DE L'INSUFFISANCE SURRENALE EXPERIMENTALE
Avec notre ami le Docteur Gondart nous avons entrepris depuis 1933 l’étude de la genèse de l’insuffisance surrénale, une partie de nos résultats a été publiée dans la thèse inaugurale de Aimé Mialhe ; nous continuons actuellement ce travail qui fera dans peu de temps l’objet d’un mémoire.
Nous résumons une partie de nos recherches en insistant auparavant sur les techniques opératoires employées.
Techniques opératoires
L’injection de somnifène intraveineux (1/3 de cc. par kilog), après injection préalable de morphine,
étant une anesthésie trop choquante, nous avons dû l’abandonner pour utiliser l’anesthésie à l’ether. Avant l’inhalation d’éther, nous injections de la morphine, mais ayant observé que les animaux surrenalectomisés paraissaient plus sensibles à la morphine, nous avons rapidement abandonné l’emploi de la morphine, malgré qu’en l’absence de celle-ci, une plus grande dose d’éther soit nécessaire.
Dans nos anesthésies à l’éther, nos animaux se réveillent aussitôt après l’intervention. Nous avons rejeté le chloroforme par crainte de la syncope adré-
nalino-chlor of ormique.
Techniques chirurgicales
Les interventions chirurgicales sont pratiquées par le Docteur Gondart de la façon suivante :
« Les deux capsules sont enlevées suivant le même procédé. La glande est abordée par la voie lombaire, ce qui entraîne un choc moindre que la laparotomie médiane ou latérale. Nous pratiquons une incision de quatre travers de doigts, partant de l’angle costo-vertébral et suivant à peu près la bissectrice de cet angle.
Les formations vasculo-nerveuses du douzième paquet intercostal et de la première paire lombaire sont généralement sectionnées si leur écartement ne permet pas un jour suffisant. Il importe, dès ce moment, de pratiquer une hémostase très soigneuse de la paroi ; sinon l’hémorragie gênera considérablement les temps suivants.
La glande droite adhère étroitement, dans la majorité des cas, à la veine-cave inférieure : il faut donc pratiquer un prudent décollement. Le tronçon veineux capsulo-cave, ayant quelques millimètres de longueur au maximum, et perdu au milieu d’adhérences vasculo-glandulaires, est alors d’une découverte délicate.
Plus facile est la dissection de la veine lombo-capsulaire et sa ligature avant le hile de la surrénale ; la ligature du tronçon capsulo-cave permet alors la libération de la glande d’avec la veine-cave.
Restent alors les diverses formations vasculo-nerveuses qui retiennent la glande à la paroi. Le simple arrachement de ces vaisseaux et nerfs, permet la libération définitive de la glande ; il s’ensuit une petite hémorragie durant quelques minutes qui s’arrête spontanément, rendant par conséquent inutile la ligature systématique de ces dernières formations.
A gauche, l’intervention est beaucoup plus facile, car l’accès sur la capsule à enlever est bien plus rapidement obtenu. Parfois la glande est étroitement adhérente à la veine rénale gauche. A un examen superficiel, la veine surrénale gauche paraît se jeter dans celle-ci, reproduisant la disposition anatomique rencontrée chez l’homme : il n’en est rien, et une dissection attentive montre le trajet de la veine surrénale gauche jusqu’à la veine-cave où elle se jette. Il sera plus commode de pratiquer ici la ligature du segment vasculaire efférent, sa longueur étant de 1 à 2 centimètres. La particularité la plus intéressante de la surrénale gauche est le tronc nerveux important
qu’elle reçoit par son pôie supérieur, sur le bord interne, et qui doit être sectionné aux ciseaux. Parfois aussi un vaisseau veineux assez important pour nécessiter une ligature, accompagne le tronc nerveux.
Nous fermons la paroi par une suture à points séparés.
Soins post-opératoires
Immédiatement après l’intervention, les animaux sont réchauffés et mis dans une cage aménagée à cet effet. A cause de la longueur de l’anesthésie, les chiens endormis au somnifène sont suivis de très près, après l’intervention et soigneusement réchauffés dans les premières heures qui la suivent.
Les chiens opérés ne reçoivent aucun aliment dans les 10 heures qui suivent l’intervention ; on leur permet seulement de l’eau dès qu’ils veulent boire. Lorsque les animaux ont pu manger après la décapsulation, nous les avons mis strictement à un régime mixte avec prédominance hydrocarbonée.
Il ne reste plus alors qu’à pratiquer aux moments favorables suivant l’état du chien, qui est alors suivi très attentivement jusqu’à sa mort, les prélèvements de sang successifs.
Après la mort de l’animal, l’autopsie nous permet toujours de constater que l’ablation des deux surrénales a été pratiquée correctement, qu’il n’y a pas eu de fragments glandulaires perdus dans la masse graisseuse et laissés en place, bref qu’il n’y a aucune
critique à adresser à la correction de l’exérèse glandulaire. Nous prélevons également un rein aux fins d’analyse histo-pathologique et nous assurons de l’absence de toute hémorragie et de toute lésion des organes qui auraient pu être atteints au cours de l’intervention. »
A. — Les composés azotés chez les chiens
DÉCAPSULÉS
Les constituants azotés sont calculés par litre de sang, ou mesurés séparément par litre de plasma et de globules.
1° Les variations des composés azotés rapportés au litre de sang.
a) Les protéines du sang total. — Les protéines du plasma ont tendance à s’abaisser après la décapsulation ; nous notons une diminution d’environ 10 % chez les chiens 7, 8, 9. Chez le chien n° 10, qui a vécu 100 heures, les protéines s’abaissent durant les premières heures avec le maximum de 25 % vers la trentième heure. A partir de ce moment-là elles se relèvent, et vers la centième heure, elles ont repris à peu près leur taux primitif.
b) L’indice hypobromite. — L’urée a été dosée par l’hypobromite de soude (dans nos travaux en cours nous avons remplacé cette méthode de dosage par la technique au xanthydrol).
Chez tous les chiens décapsulés, il y a des élévations nettes atteignant 60 % quelques heures après