EXPOSÉ SOMMAIRE DES PRINCIPALES RECHERCHES SCIENTIFIQUES
Chimie analytique appliquée à la clinique
Filtres en verre poreux et dosage de l’urée
Note sur l’emploi des filtres en verre poreux d’iena dans les procédés de microdosage de i’urée du sang.
(Avec P. Cristol). Arch. de la Soc. des Scienc. Méd. et Biol, de Montp. et du Languedoc Méditer., 1932, t. XIII, p. 203.
Au cours des années 1929-1930, en étudiant la répartition des constituants azotés non protéiques entre le plasma et les globules sanguins, nous avons essayé d’utiliser les filtres en verre poreux (Shott. G. 3) pour recueillir le précipité de dixanthylurée, au cours du microdosage de l’urée dans le sang par la méthode de A. Boivin.
Nos essais ont porté sur des sérums et sur des solutions titrées d’urée (Urée pure de de Haen). Nous avons été obligés d’abandonner l’usage de certains filtres qui nous occasionnaient des erreurs considérables égales ou même supérieures à celles signalées par J. Robert (Bulletin Soc. Chim. Biol., 1931, t. 13, p. 1178).
Protéines du plasma
Dosage comparé des albumines plasmatiques par azotométrie et par réfractométrie. (Avec P. Cristol et A. Puech). Arch. de la Soc. des Scietic. Médic. et Biol, de Montp. et du Languedoc Méditer., 1929, t. XI, p. 487.
Dans un certain nombre de cas, nous avons apprécié le taux des protéines plasmatiques par réfractométrie à l’aide de l’appareil de Pulfrich-Reiss et par azotométrie.
Comme Guillaumin, nous pensons que seule la méthode de dosage de l’azote ou celle de la pesée, nous donne une valeur acceptable de la protéinémie.
La réfractométrie donne des chiffres souvent aberrants. La différence est de 10 à 14 gr. 0/00 en moyenne.
La méthode réfractométrique doit donc être rejetée par suite des causes d’erreurs multiples qui lui sont inhérentes. Les résultats sont conformes à ceux qu’ont obtenus les divers auteurs qui ont étudié la question, Ch. O. Guillaumin, Wahl et Mlle Laurencin (Bull. Soc. Ch. Biol., 1929, t. XI, p. 387) en particulier, et ont été confirmés par A. Grigaut, A. Boutroux et A. Codounis (Ibid., 1930, t. XII, p. 20).
Réserve alcaline
Action de l’acide lactique à diverses concentrations sar les bicarbonates et les acétyl-acétates du sang.
Soc. Chim. de France. Section Montp., 19 décembre
Le Professeur P. Cristol a montré en 1929 qu’en extrayant par l’acide sulfurique à 5 % le CO 2 total du plasma pour doser la réserve alcaline avec l’appareil gazométrique, par la méthode de D. D. Van Slyke, dans le sang de diabétiques acétonémiques, on décarboxyle en outre une partie de l’acide acétylacétique du plasma. Cette décarboxylation est d’ailleurs bien plus complète avec la technique et l’appareil de Lesoœur et Mlle Man jean. Nous avons essayé d’autres acides pour savoir si dans les conditions de la technique de Van Slyke nous pourrions avec l’un d’entre eux obtenir une décomposition des bicarbonates sans décarboxylation de l’acide acétyl-acétique. Avec l’acide lactique employé en solution, de titre 0,5 N, 0,66 N, et N, le chiffre de la réserve alcaline a été le même qu’avec S0 4 H 2 à 5 %.
Dans le sang des diabétiques nous avons de même observé avec l’acide lactique une décarboxylation de l’acide acétyl-acétique égale à celle obtenue dans les mêmes conditions avec l’acide sulfurique à 5 %.
CHIMIE PHYSIOPATHOLOGIQUE
EQUILIBRES GLOBULO-PLASMATIQUES
Depuis 1928, nous avons entrepris une série de recherches sur les équilibres globulo-plasmatiques du sang en physiopathologie. Ces recherches ont fait en partie l’objet de notre thèse inaugurale de Doctorat en Médecine.
Elles portent sur la répartition entre le plasma et les globules des volumes globulaires et plasmatiques, des protéines totales, de l’azote total non protéique, des polypeptides de l’urée, de l’acide urique, de la créatinine et du chlore. De nombreux dosages pratiqués sur le sang des sujets normaux ou atteints d’affections variées nous ont permis de dégager certaines relations intéressantes.