I. — Répartition globulo-plasmatique du chlore
Equilibre du chlore sanguin chez le sujet non azotémique et non acidosique. (Avec P. Cristol et A. Puech). Arch. de la Soc. des Scienc. Médic. et Biol, de Montp. et du Languedoc Méditer., 1929, t. X, p.
Modification de l’équilibre du chlore sanguin dans l’hyperazotémie et l’acidose d’origine rénale. (Avec P. Cristol et A. Puech). Ibid., p. 195.
A propos des rétentions chlorées sèches (Avec P. Cristol et A. Puech). Congrès de Médecine, Montpellier,
De nombreux dosages de chlore dans les globules et le plasma sanguin nous ont permis de montrer que l’hyperazotémie s’accompagne assez souvent d’hyperchlorémie en majeure partie plasmatique, surtout, semble-t-il, entre 1 et 2 gr. Les constatations de Laudat (Soc. de Biol., t. C, p. 33), basées sur un très grand nombre de dosages, se rapprochent des nôtres. Il n’existe pas de rapport bien net entre les chiffres des chlorémies plasmatique et globulaire, et les modifications de la réserve alcaline.
Une réserve alcaline abaissée, peut notamment exister avec une chlorémie globulaire normale, basse ou plus ou moins élevée.
L’étude des rapports des chlorures du sang nous Cl globulaire
montre que le rapport-oscille, à 1 état
Cl plasmatique
normal, autour de 0,50 (entre 0,47 et 0,54) — le même rapport considéré par litre de sang oscille autour de 0,32 (entre 0,28 et 0,35). Mais il y a des différences assez étendues, de telle sorte que nous avons trouvé des chiffres extrêmes de 0,40 et 0,65 pour le premier, et 0,116 et 0,62 pour le second. A l’état pathologique le rapport peut rester normal, mais ses variations sont fort étendues. Un fait presque constant, est de voir l’abaissement de la réserve alcaline s’accompagner de rapports bas, en particulier du rapport relatif, considéré par litre de sang.
Si au lieu de considérer les chiffres analytiques, on en fait la synthèse, et que l’on suive chez un même malade les variations des chlorémies globulaire et plasmatique, de l’azotémie et de la réserve alcaline, on s’aperçoit que, d’une façon générale, l’abaissement de cette dernière coïncide avec un abaissement des chlorémies, plus particulièrement de la chlorémie globulaire, et par conséquent des rapports chlorurés.
Nos résultats sont tout à fait contraires à ceux qu’ont obtenus Blum et ses collaborateurs, mais ils ont été souvent confirmés par de nombreux auteurs.