II. - ÉTIOLOGIE Dü CHOLÉRA
Le choléra à Alais (Gard) et aux environs en 1893. Recueil des travaux du Comité consultatif d’Hygiène publique de France, XXIV, 1894, p. 181.
En 1893 éclata à Alais (Gard) une épidémie de choléra qui, du 20 mai au 24 juillet, fit 113 victimes, mais sévit surtout pendant le mois de. juin, oi* il y eut 97 décès cholériques.
Délégué à Alais par M. le Ministre de l’Intérieur, sur la proposition du Comité de direction des services de l'Hygiène* j’y séjournai
non contaminables, ne fut atteinte. Au contraire, le choléra fit au moins une victime dans chacune des familles qui puisaient leur eau potable au puits communal.
le lendemain même de l'éclosion des six cas dus à l'ingestion de.cette
Lors de l’épidémie de choléra qui sévit dans le département du Finistère en 1893-94, je pus, .dans maintes des nombreuses communes
gine hydrique : simultanéité de l’éclosion des cas, proportion plus élevée de la mortalité, disparition rapide de l’épidémie par la sup-
de choléra. (Revue pédagogique du 16 septembre 1893.)
Lors des épidémies de fièvre typhoïde ou de choléra, les hygié-
tenir dans les écoles, sur les mesures prophylactiques qu’il convient d’adopter et d’appliquer, et l’on conçoit tout l’intérêt et toute l’importance que comporte la solution de cette question.
même, puisque les conditions d’éclosion et de dissémination sont identiques pour ces deux infections.
Mais lorsqu’il s’agit d’un internat, on devra désinfecter tout ce que les déjections des malades auront pu souiller, et, de plus, licencier les élèves, pendant la durée des opérations de désinfection des locaux.
eaux d’alimentation épurées par la filtration ou par l’ébullition, lorsque les élèves rentreront.
2“ D’autres fois, et c’est le cas le plus fréquent, une épidémie de fièvre typhoïde ou de choléra éclate dans une localité où se trouvent une ou plusieurs écoles qu’il s’agit de préserver, et dans lesquelles peuvent survenir des cas isolés dont il importe d’éviter la propaga-
Qu’il s’agisse d’un externat ou d’un internat, on doit, dans ce cas, j appliquer les mêmes mesures que dans le cas précédent : désinfecter les fosses d’aisances, et ne distribuer aux élèves que de l’eau bouillie. Dans de telles conditions, le licenciement est une mesure
peut être certain que les mesures prophylactiques ont été insuffisantes, incomplètes ou trop tardives, et il convient dès lors de recourir aux
3° Les conditions sont, en effet, les mêmes que celles qui se présentent dans une localité infectée où l’épidémie se manifeste sous forme de foyers multiples et isolés et où l’école constitue l'un de ces
foyers- ! ^ ^ d 1
précédent, mais de plus on devra licencier les élèves pendant le temps strictement nécessaire à- la désinfection rigoureuse des locaux, du linge et de la literie contaminés. Les élèves à leur retour seront ainsi à l’abri de toute contagion, et la stérilisation de l’eau potable évitera
L’application de ces règles d’hygiène scolaire pendant les épidémies de choléra du Gard et du Finistère, ou bien encore lors d’une épidémie de fièvre typhoïde à l’École d’Arts-et-Métiers d’Aix-en-
et les causes bactériennes de la broncho-pneumonie nous ont enseigné que les agents pathogènes qui la déterminaient, venus du milieu ambiant • (origine exogène) ou des voies aériennes supérieures (auto-infection), se propageaient toujours par les voies aériennes pour se rendre
Mais de plus, l'observation clinique et les examens bactériologiques nous ont appris que si la broncho-pneumonie était parfois primitive, elle était, dans la grande majorité des cas, secondaire ; et que, quelle que soit son origine, qu’elle soit primitive ou secondaire, et, dans ce dernier cas, quelle que soit la maladie qui l’avait précédée, son agent
propagation de la broncho-pneumonie qui est épidémique et ,< 1° Épidémique, parce qu’elle peut atteindre en un temps d(
tions secondaires ou complications de cette maladie », et loin d’en atténuer la gravité, il en accroît la mortalité.
On avait bien proposé l’isolement des broncho-pneumonies dans les pavillons de morbilleux, l’isolement individuel et cellulaire, tous
efficacité douteuse. ^
d’isolement mixte, par chambres ne renfermant qu’un petit nombre de lits, facilement désinfectables, et de combiner avec cet isolement mixte, l’antisepsie la plus rigoureuse qui en est le complément nécessaire et indispensable.
2) Antisepsie. — Les moyens antiseptiques propres à combattre la dissémination des infections en général, et plus particulièrement de la broncho-pneumonie, peuvent se résumer par les deux propositions
a) Réduire au minimun les contacts dangereux.
b) Supprimer autant que possible la souillure de l'atmosphère. On atteint ce double but par la désinfection rigoureuse du milieu
habité par le malade et de tous les objets qui lui servent ; et de plus par la propreté la plus minutieuse et les soins antiseptiques les plus stricts de toutes les personnes qui l’approchent. A cette antisepsie du milieu occupé par le malade, nous ajouterons l’antisepsie du malade lui-même dont le but est de s’opposer aux auto-infections auxquelles son état même l’expose plus particulièrement.
Isolement le plus strict possible, et antisepsie rigoureuse, telle est donc en dernière analyse la formule à laquelle aboutit cette étude