I. — Inoculation vaccinale et icradiation consécutive
Dans une première expérience, deux lapins ont été inoculés, suivant la technique couramment employée à l’Institut supérieur de vaccine, à l’aide de dilutions de vaccin anti-variolique à 1/100, 1/1000,1/10.000, les deux premières dilutions devant donner une éruption con-
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fiuente, la dernière une éruption à papules séparées.
Les territoires ainsi inoculés ont été soumis, sur une partie à l’action des rayons ultra-violets, l’autre partie étant protégée par une lame d’aluminium. Dans ces conditions, nous avons pu constater que l’éruption fit défaut sur les zones irradiées, tandis qu’elle se manifesta avec ses caractères habituels sur les zones protégées.
Cette action empêchante des rayons ultra-violets se produit non seulement lorsque l’irradiation est effectuée aussitôt après l’inoculation, mais encore lorsqu’elle est différée au deuxième, voire même au troisième jour.
Les résultats ont été obtenus avec une irradiation de 3/4 d’heure au moyen d’une lampe de quartz à vapeur de mercure de 3000 bougies, placée à 30 centimètres de la surface cutanée (dose ayant produit un érythème net). Dans certaines zones irradiées tangentiellement, quelques rares pustules firent leur apparition.
11. — Aclîon des irradiations ultra-violettes sur le virus vaccinal in-vitro
On pouvait se demander si l’absence d’éruption dans tes zones irradiées ne tenait pas à une action destructive des rayons ultra-violets sur le virus vaccinal déposé dans les couches superficielles des téguments.
In vitro, nous avons pu nous rendre compte en effet qu’une irradiation de 3/4 d’heure, à 30 centimètres de notre brûleur, stérilisait complètement une dilution vaccinale à 1/1000, versée en couche mince dans un récipient à fond plat. La dilution ainsi traitée ne produit plus, chez le lapin, aucune éruption.
L’expérience suivante montre, cependant, que l’action des rayons, in vivo, ne se réduit pas à une simple stérilisation du vaccin inoculé dans l’épaisseur des téguments.