I. — Maladies de l’enfant du premier âge
du lait. — Il y a une dys Cet état d’infection dt vue clinique (apparition
Le choléra expérimenlal ainsi obtenu est identique à celui que provoque le bacille virgule.
Ce microbe produit les lésions, à l’aide de la sécrétion d’un poison dit cholérique.
pareil digestif.
as, l'infection aignë tient à la présence
part il est des cas de choléra intantile, où des accès de fièvre alternent avec des accès d’algidité. La diflérence clinique parait tenir à la production en qualité variable du poison algogène sécrété par le microbe. Quand la dose du poison est légère, il y a seulement production de fièvre. Si la dose est forte, après une période fébrile plus ou moins longue, survient l’algidité. Ces faits reposent sur des résultat? expérimentaux, qu’ont également obtenus MM. Gilbert, Roger.
Si l’on consulte l’étude précédemment faite du Tyrothrix et du poison cholérique, on arrive à cette conclusion que le bacterium
par jour. La courbe tend à être en plateau.
3, 6,10 grammes
à 1,000 grammes de bouillon dégraissé et glacé.
Cette poussée pondérale est importante, car si l’infection cesse, et si on soumet à nouveau l’enfant au régime lacté, il ne sortira pas
amaigri dans sa lutte contre l’infection, La courbe reprend ie thème normai. L’enfant n’a rien gagné à cette infection, mais il n’a rien perdu non plus. Au contraire, avec le régime de l’eau, si la maladie cesse, l’enfant a perdu 100, 200 grammes qu’il devra reprendre.
Cependant cette heureuse action du bouillon ne dure pas. On le voit nettement si l’infection persiste. Qu’arrive-t-il ? Après une ascension brusque en vingt-quatre heures de 50 à 100 grammes, la courbe devient en plateau, malgré la continuation du bouillon, puis
ment est donc passagère. L’enfant en profite beaucoup, si l’infection cesse après deux à trois jours et n’en tire aucun profit si l'infection continue. On peut se convaincre facilement de ce fait, en examinant
les courbes jointes au mémoire.
Dans les cas heureux où le bouillon a été donné et où l’infection
a cessé rapidement, nous avons pu observer quelques faits très curieux. L'enfant, grâce au bouillon, avait, au sortir de son infec¬
tion, un poids supérieur au poids qu’il présentait avant la maladie. On arrive ainsi à celte idée paradoxale que l’infection a été pour cet enfant un événement heureux qui lui a permis de gagner rapidement du poids, grâce au bouillon.
Si nous cherchons à expliquer cette action du bouillon, nous ne POUV0.1S faire que des hypothèses.
Cet accroissement si brusque et si intense esl il dû à la puissance nutritive ou n’esl-il pas le résultat de l’ellet du bouillon sur
II, — Recherches sur le Choléra
Etude sur l’algidité cholérique (en collaboration avec M. Thiercelin). — Arckims de médecine, 1897. (Mémoire couronné par
l’Académie de médecine. — Prix Barbier, 1893).
Ce mémoire contient une étude détaillée de i’algidité cholérique, d’après 180 observations prises durant l’épidémie de 1892, à l’hôpital Saint-Antoine. Les trois symptômes iondamentaux de l’algidité sont étudiés en détail : l’hypothermie, les modifications de la circulation, l’anurie.
1. — La baisse de la température est constante dans l’aisselle et inconstante dans le rectum, si bien qu’il existe souvent une dissociation entré les deux températures (fait signalé par Charcot, Guterbock, M. le Professeur Hayem). — Il n’est pas rare de noter un écart de 4 à 6». — Cette dissociation peut être observée dans les formes légères de la maladie. On peut, d’une façon générale, dire que plus l’algidité devient intense et plus la température centrale
2. — L’état du pouls ne peut servir à juger le degré de l’algidilé. 11 existe en eHèt des phénomènes régionaux, qui modifient la circulation périphérique, si bien que le pouls n’est pas le reflet exact du cœur, il y a dissociation entre la circulation périphérique et la circulation centrale.
Le véritable signe important est la faiblesse variable des contractions du cœur, qui ne sont pas influencées, comme le sont les pulsations radiales. La dépression de la circulation centrale n’est pas en relation directe avec le degré de l’hypothermie.