I. — MÉLITOGOCGIE
Ghauffage du sérum dans le séro-diagnostic de la fièvre ondulante. — Société de Pathologie exotique, 9 avril 1919, p. 171 (avec L. Nègre).
Déviation du complément avec le Melitensis et le Paramelitensis. — Société de Biologie, 31 mai 1913, p. 1175 (avec L. Nègre).
Race deM. Paramelitensis isolée par hémoculture.
Société de Pathologie exotique, 9 avril 1919, p. 173
(avec L. Nègre).
Nos recherches antérieures sur le diagnostic sérologique de la mélitococcie nous avaient amenés à cette conclusion que des sérums provenant d’individus certai-
(1) Des difficultés d’impression nous ont obligé à réduire cette analyse que nous bornons à quelques-unes des infections que nous avons plus particulièrement étudiées.
nement indemnes de fièvre ondulante peuvent agglutiner le M. melitensis, mais que cette propriété particulière de certains sérums disparaît par un chauffage à 56o pendant 30 minutes. Les agglutinines spécifiques au contraire résistent à ce chauffage. Nous nous en étions assurés, à défaut de sérums provenant de malades méhtococciques,en employant des sérums d’animaux expérimentalement infectés.
Depuis lors, nous, avons pu observer quatre cas de fièvre ondulante à hémoculture positive. Chez çes malades, l’agglutination du M. melitensis s’est produite exactement au même taux (à 1/500 chez trois d’entre eux, à 1 /lOO chez le quatrième) avant et après chauffage
du sérum. . ,
Ces faits confirment donc ce que nous avions déjà annoncé et répondent aux objections 4e certains auteurs qui, tout ep reconnaissant l’efficacité du procédé, prétendaient que les agglutinines spécifiques pouvaient dans certains cas être détruites par le chauffage.
Le procédé que nous avons recommandé conserve donc toute sa valeur.
Nous avions déjà signalé dès le mois de mai 1912 l’existence, à côté du M. melitensis, de races particulières s’en distinguant par leurs propriétés d’agglutination et pour lesquelles nous avions proposé le nom de Paramelüensis. Ces faits ont été confirmés depuis par Basset Smith en 1913, par Labonnette et M. et Mme Delanoe, en 1916, qui ont observé des cas de fièvre ondulante à M. paramelitensis. Nous avons pu nous-même isoler par hémoculture une variété spéciale qne ses propriétés
agglutinatives classent entre le Melitensis et le Paramelitensis.
Ces faits, nous le répétons, sont importants à connaître : l’emploi d’un Paramelitensis pour l’épreuve du séro-diagnostic peut laisser passer inaperçus des cas authentiques de mélitococcie et inversement des paramélitococcies peuvent rester insoupçonnées puisque le sérum de tels malades n’agglutine pas ou qu’à de très faibles taux le M- melitensis.