PRIX — RÉCOMPENSES DES SOCIÉTÉS SXVANTÉS
Prix de chirurgie militaire (1885).
Lauréat de l’Académie de médecine (prix Barbier, 1881).
Lauréat de l’Académie de médecine (prix Laborie, 1892).
Lauréat de l’Institut (Académie des sciences, prix Montyon de médecine et de chirurgie, 1893).
Lauréat de l'Académie de médecine (Récompense sur le prix Laborie, 1894).
Lauréat de l’.Académie de médecine (prix Desportes, 1896).
Lauréat de l’.Académie de médecine (prix Laborie, 1896).
Lauréat de l’Académie de médecine (prix Amussat, 1896).
Lauréat de l’Institut (Académie des sciences, prix Larrey, 1896).
Désigné par M. le Ministre de la guerre pour représenter la Médecine militaire française au Congrès de Madrid (1903).
Désigné par M. le Ministre de la guerre pour représenter la Médecine militaire française au Congrès de Budapesth (1908).
Mission ministérielle au Maroc (Chaouïa) et aux confins algéro-marocains (1908).
Missions ministérielles en vue de rechercher les origines des épidémies typhoïdiques des villes de Cherbourg, Lunéville, Cahors, Le Havre, Tout, Saint-Dié, Albi, Vannes, Avignon, Nimes, Arles, Alais, etc.
Ces missions ont généralement eu pour conséquences de faire assurer des modifications très importantes et heureuses dans l'hygiène de ces villes de garnison.
Missions ministérielles en vue do rechercher les meilleures conditions hygiéniques de fonctionnement des camps d’instruction : Mailly, Sissonne, Chûlons, Coeiquidan, Valdohon, La Courtine.
Missions ministérielles en vue de déterminer le degré d’utilité, comme casernes, et leurs conditions d’adaptation, surtout au point de vue hygiénique, de locaux collectifs devenus libres et appartenant à l'Etat ou aux villes : Saint-Dié, Marseille, Lunéville, Evreux, Chartres, Quimper.
EINSEIGINEMENT
Conférences el exercices de médecine opératoire à l’Ecoie du Vai-de- Grûce (1877 à 1881).
Conférences pratiques d’ophtalmoscopie à la même Cours de médecine opératoire (1879).
Cours de blessures de guerre (1887-1897).
Cours de clinique chirurgicale (1887-1897).
Ecole (1877-1878).
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Presque ù la fin d'une carrière scientifique, il est facile d’en tracer la direction générale, d’en apprécier le caractère, d’en peser l’apport. Il suffit d’y mettre un peu d’impartialité et de se garder autant contre la fausse modestie que contre l’exagération. Qui ne sait que les efforts les plus soutenus ne donnent, à la synthèse, qu’un appoint hors de proportion avec les aspirations, l’énergie dépensée, la largeur des horizons entrevus ! Quand on scrute l’histoire des vies scientifiques, on constate que doivent s'estimer bien heureux ceux dont le travail laissera trace durable, ceux qui ont pu. sur quelques points, fixer le présent et ménager des lueurs pour l’avenir...
La guerre de 1870-71, dont le souvenir est ineffaçable pour tous ceux qui y ont pris part, a orienté ma vie chirurgicale; elle a fixé mon but et mes plus constantes préoccupations ; elle m’a laissé, avec une haute conception du rôle du chirurgien d’armée, une expérience inespérée, hors de toute proportion avec mon ftge et ma situation militaire d’alors ; elle m’a fait sentir, avec la plus poignante et la plus durable émotion, la sublime beauté et la toute-puissance de mon art, l’étendue de mes devoirs envers ceux qui souffrent et la lourde responsabilité du chirurgien. Quelle épreuve !
Dans un hôpital du nord-est, le jeune étudiant qui, la veille, avait quitté la Faculté de médecine de Strasbourg, y trouve en foule les blessés évacués des premières batailles de l’armée du Rhin. Leurs blessures
en France, je puis étudier, sur les blessés des troupes indigènes, les suites éloignées de nos traumatismes.
Après ces épreuves, où la désorganisation des services plus que mon activité m’avait permis de jouer un rôle chirurgical disproportionné a mon grade, j’étais marqué pour être et rester chirurgien d’armée.
Après trois ans de préparation, à un concours ouvert à l'Ecole d’Appli-
guider, dans cette Ecole, les exercices opératoires des jeunes chirurgiens de l’armée et pendant quinze ans j’enseigne, comme agrégé et comme professeur, la médecine opératoire, les blessures de guerre et la clinique chirurgicale. Le futur doyen d’âge de la Médecine militaire fut donc appelé à compléter l’instruction chirurgicale des deux tiers des médecins
Entre temps, la Société de chirurgie, l’Académie de médecine avaient