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V. - CHIRURGIE DE L’ABDOMEN ET DES ORGANES ^ GÉNITAUX

son LES CONTUSIONS DE l’aDDOMEN. ;

J’ai observé dans les hôpitaux de l'ai-mée un grand nombre de cas de ! contusion de l’abdomen, surtout par coups de pied de cheval, et j’ai cons- t tatc que, dans la très grande majorité de ces cas, les blessés guérissaient ] par un traitement non opératoire. La thèse que le Docteur Mendy a sou- j tenue sur ce sujet et que j’ai inspirée, contient à elle seule quarante de . ; mes observations. Devant l’évidence de ces faits, je ne saurais donc être aussi partisan de l'intervention que d'autres chirurgiens. Peut-être faut-il | rechercher la différence principale de nos pratiques dans la différence des cas observés, aussi, si en principe je suis partisan de la laparatomie ■ immédiate dans certains cas, je suis loin d’intervenir dans tous les cas.

Sur les contusions de l'abdomen. (Bull. Soc. Chir., 1898, p. 883.)

Sur les contusions de l’abdomen. (Bull. Soc. Chir., 1900, p. 991. Thèse de Mendy, observations, Paris, 18.)

A propos des plaies de l’estomac par balles. (In Bull. Soc. Chir., 1905,

Gastro-enlérostomie par le procédé de Murphy. (Bull. Soc. Chir., 1895,

Sur le traitement de l’appendicite. (In Discussion générale sur ce sujet à l’Académie do Médecine, le 28 mars; Bulletins et Mémoires de l’Académie de Médecine, 1899.)

On sait le retentissement considérable qu’ont eu les communications du Professeur Dieulatoy, sur le traitement chirurgical de l'appendicite. « On ne meurt pas d’appendicite » quand elle est traités par un chirurgien compétent et à temps, telle était l’une de ses formules. Son absolutisme a poussé à l’extrême l’abus des interventions, à tel point que l’illustre maître s’est vu bientôt dans l’obligation de revenir sur ses préceptes.

Dans l’une des discussions qu’il a provoquées, il accusait des succès presque constants. Le Médecin-Inspecteur Chauvel crut devoir lui opposer une statistique de l’armée qui donnait 30 p. 100 de morts pour les appendicites traitées par l’expectation, et 31,8 p. 100 pour les appendicites traitées par la laparatomie. Les conclusions qui ressortaient de ces chiffres étaient que, dans l’armée, l’appendicite exposait à la mort très fréquemment, plus que dans d'autres milieux et que la terminaison fatale était à peu près également à craindre que le malade soit traité par l’expeclation ou l’opération.

Aux chiffres de M. Chauvel, j’opposai d’autres chiffres empruntés aux

lement, dans une année, j’avais pratiqué, disais-je, 13 laparatomies pour appendicite des plus graves (septiques, suppurées totales, etc.) sans mort. J’ai lait ressortir que si nos statistiques générales relèvent tous

n’est pas absolue, qu’à celles dont les risques sont nuis, les succès très habituels, les bienfaits assez évidents pour qu’elles puissent être réclamées du malade lui-même. C’est Ja raison principale des hésitations qui, pendant longtemps, dans l’armée, dans les armées, ont empêché de généraliser ces opérations.

Chez les adultes, j’ai montré que ces opérations pouvaient s’éxécuter par un procédé très simple, sans compromettre ni les anneaux ni la paroi abdominale. Lorsque la paroi abdominale a perdu de sa solidité et que les anneaux sont dilatés, je renforce la première par un procédé de suture spécial, une sorte de suture à la Lembert, qui condense l’aponévrose du grand oblique, sur une largeur de 4 à 6 centimètres, et je

Sur un mode de traitement du varicocèle. [Gazette des Hôpitaux, 1896,

Pour certains malades, j’ai proposé un procédé autoplastique.

Il est des cas, en effet, où la résection scrotale très étendue, combinée ou non avec des résections veineuses, ne suffit pas à assurer la guérison des malades. C’est lorsque la peau scrotale, d’une minceur extrême et pauvre en éléments contractiles, manque de la résistance nécessaire pour s'opposer à la poussée veineuse, surtout pendant les efforts. Pour ces cas, j’ai proposé de soutenir les testicules par une sangle de peau autoplastique prise sur la paroi abdominale.

Deux lambeaux transversaux sont tailles horizontalement au-dessus du pubis. Leur extrémité libre correspond à la base de la verge, leur extrémité adhérente aux orifices inguinaux externes. Après une résection scrotale très étendue, transversale, en croissant, les lambeaux sont

Ce procédé étranger n’était pas utilisé en France lorsque je présentai mon premier opéré à la Société de Chirurgie. Mes communications, les succès obtenus, ont contribué à le répandre chez nous et à l’imposer à la pratique. Il est actuellement jugé comme il le mérite, c’est-à-dire comme un mode opératoire excellent.

Dans mon premier exposé de titres, j’ai rappelé mes premières communications. Les suivantes sont postérieures à 1894.

Le résultat sur les 18 malades fut la guérison radicale avec affrontement immédiat de la peau anale et de la muqueuse rectale, une cicatrice linéaire, souple et dilatable, un sphincter actif.

Je lais remarquer dans ce mémoire que quatre conditions sont indis- : pensables pour en assurer le succès : 1" il faut dépasser les limites de la muqueuse malade ; 2" utiliser une bonne suture (je propose un perfectionnement consistant en des sutures en U, qui augmente les garanties de fixation de la muqueuse) ; 3° conserver avec soin les sphincters ; 4° obtenir par la constipation l'inertie des muscles péri-rectaux.

Il était très utile d’insister sur ces points à l’époque où l'opération ;

AUTOPLASTIE RECTALE APPLIQUÉE A CERTAINS RÉTRÉCISSEMENTS DE L’uRÈTHRE.

{Congrès de chirurgie.)

Dans une discussion au Congrès de chirurgie, j’avais proposé, dans les cas de rétrécissements anciens de l’urèthre avec altérations étendues du périnée, rétrécissements pour lesquels l’excision semble indiquée, de pratiquer l’autoplaslie uréthrale, en utilisant un lambeau è base intérieure, taillé aux dépens de la paroi antérieure du rectum. L’accès du rectum est facile en suivant la cloison prostato-péritonéale.

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