‹ Titres et travaux scientifiques du Pr Edmond DelormeChapitre 8 sur 27 · CHIRURGIE DU PÉRICARDE ET DU COEUR · texte numérisé non relu

CHIRURGIE DU PÉRICARDE ET DU COEUR

Cette chirurgie me doit : le mode d’accès communément suivi pour les grandes interventions sur le cœur (volet thoracique), une étude nouvelle

, quand on attire le cœur à soi, l’hémorragie di- ■ayante quand on le laisse revenir à sa place, il avec deux catguts. Il ferme le péricarde, débari sang qu’elle contient, replace et suture le volet 1 se fait par première intention et vingt-deux ittait l’hôpital.

La ponction et l’incision du péricarde, faites longtemps sans guide anatomique précis et sans un souci suffisant des rapports de cette séreuse avec la plèvre gauche, exposait presque fatalement à l’ouverture de cette dernière. Or, si ces opérations étaient pratiquées pour une péricardite purulente, on aggravait ainsi l’état du blessé, en provoquant une pleurésie de même nature. Pour confondus qu’ils furent longtemps avec ceux des affections presque désespérées auxquelles on réservait l’intervention péricardique, ces dangers cependant ne pouvaient rester indéfiniment inaperçus. Baizeau, averti par un cas malheureux, les avait signalés, mais son procédé de ponction était délaissé. Impressionné par un cas malheureux et une opération incomplète, j’étais bien placé pour saisir les desiderata, des procédés classiques de ponction et d’incision péricardiques et leurs dangers. C’est l’impression qu’ils m’ont laissée qui a provoqué nos recherches multipliées, expérimentales, cadavériques et bibliographiques et nos efforts ont abouti à élucider cette question de chirurgie.

Contrairement à ce que l’on admet communément, la plèvre gauche se prolonge sous le sternum dans la presque totalité de sa hauteur. Même

Même par cette opération limitée, on obtiendrait encore un résultat fort utile. En séparant, en effet, les attaches péricardo-diaphragmatiques inf( on met fin à ces dépressions sous-costales qui, comme dans

un cas de Morel-Lavallée, ressemblent à des sortes d’aspiration et, en facilitant ainsi le retrait diastolique, on diminue ou on supprime des efforts si préjudiciables à des cœurs malades.

Ce signe de la dépression thoracique, qui eût dû depuis longtemps parler à l’esprit du chirurgien, précise donc le siège du mal et fixe celui de l’inten'ention.

Que si, au cours de ces diverses opérations, et surtout de la dernière, on rencontrait une médiastinite adhésive, il serait indiqué, avant tout, de rompre les adhérences péricardiques externes dans leur étendue chondro-sternale. L’éloignement du cœur rend d’ailleurs la chose facile

Ce mémoire, pour la première fois, conseille formellement de débarrasser le cœur d’adhérences nuisibles à son fonctionnement. Il donne le moyen d'y parvenir avec prudence et sûreté.

Il expose les idées qui ont servi de base à une autre méthode, postérieure en date, moins complète, qui s’arrête à la destruction des adhérences superficielles et à laquelle les chirurgiens allemands, qui l’ont pré-

Cette dernière intervention s’adresse à des cas particuliers de médiastinite adhésive ; elle ne saurait remplacer la première dans les cas de symphyse cardiaque pure.

Noie' sur un mode de traitement ùiilisable dans tes cas d'anévrysmes

volumineux de la cavité thoracique compliqués de douleurs vives.

(In Bull. Soc. Chir., juin 1911.)

Ce mode de traitement consiste dans une section double et étendue de la paroi de l’hémithorax, en vue de permettre l’expansion du contenu intra-thoracique tenu à l’étroit.

Je signale que, pendant mon séjour au 'Val-de-Grâce, comme professeur, j’ai, pour un officier atteint d’anévrysme de l’aorte, proposé à M. le professeur Richard, son médecin traitant, de faire chez ce malade, s’il s’agissait d'un cas d’anévrysme à collet rétréci, la ligature de ce collet

que M. Tuffier a tentée ultérieurement, et dans le cas contraire de recourir à la section costale.

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