‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 11 sur 14 · SANG · texte numérisé non relu

SANG

Société méd. des Hâp., 1891, p. 899.

Deux observations de purpura, intéressantes l’une par son étiologie, l’autre par sa phénoménalité clinique. Dans le premier cas, il s’agit d’un homme de cinquante-doux ans, alcoolique, surmené et soumis à de nombreuses privations (insuffisance alimentaire, malpropreté, etc.).

La misère physiologique est intense : la peau est sèche, jaunâtre, l’amaigrissement considérable, la diarrhée rebelle, l’intelligence obscure.

L’anémie est intense puisqu’on ne trouve que 496.000 hématies.

Malgré la gravité de ces symptômes, la guérison fut obtenue grâce au repos, à la suralimentation et à la médication martiale

Le purpura disparut et l’état général redevint normal.

exempt de syphilis, de tout alcoolisme, a eu successivement une dysenterie chronique et de nombreux accès paludéens, la fièvre typhoïde et la variole.

Atteint de cachexie paludéenne avancée avec hépato-splénomégalie, ce malade présente une grande anémie (1.643.000 hématies).

D’abord localisées aux membres inférieurs, les taches purpuriques apparaissent à la nuque, au cou, à l’avant-bras droite.

Enfin on ne tarde pas à constater l’existence d’une petite bos-

cette malade quelques observations comparables, nous avons .montré les différents éléments qui permettent de diagnostiquer ces syndromes purpuriques à prédominance viscérale et nous avons marqué quelles sont les différences et les analogies cliniques et pathogéniques entre les purpuras dits primitifs et les purpuras secondaires.

Lymphadénie aiguë avec oligolymphocytose.

Arch. med. exp., janv. 190t. En collaboration avec MM. Deumabe et Geatoieb.

Un homme de cinquante-sept ans, assez robuste, alcoolique, mais sans passé infectieux, entre à l’hôpital parce que depuis un mois, il éprouve une sensation de lassitude profonde.

La peau est pâle, cireuse, les muqueuses sont décolorées ; quelques pétéchies sur le tronc et les membres inférieurs.

Hypertrophie considérable des ganglions axillaires et inguinaux; hypertrophie moins considérable des ganglions cervicaux, sous-occipitaux, épitrochléens.

Ascite peu abondante ; pas de circulation collatérale. Le foie déborde de i centimètres les fausses côtes. La rate est volumineuse et douloureuse.

Examen du sang : i.4S5.000 hématies.

On trouve :

62 polynucléaires neutropliiles .... p. 100 lencocylcs

23 lymphocytes.

0 ccUulefd'Ehrlich »

La température matinale est de 36*6, la température vespérale de Se-S.

Pas de sucre ni d’albumine, I4",46 d’urée par vingt-quatre heures ; 0'',44 d’acide urique ; 1",75 de phosphates et 12 grammes de chlorures. Traces d’indican et d’urobiline.

Puis la température monte et le malade présente pendant deux jours une lièvre à type inverse.

Le malade meurt dans le coma six semaines exactement après le début des accidents.

Un jour avant la mort le sang contient :

35 polynucléaires. p. 100 leucocytes

33 lymphocytes. »

En somme, à côté de signes classiques (fatigue initiale, pâleur, hypertrophie ganglionnaire, hémorragies), nous enregistrons quelques anomalies (faible intensité de la réaction hématique, ascite, absence d’azoturie).

Histologiquement, on observe iesganglions absolument embryonnaires plus riches en corpuscules co/ora5/es qu’en karyokinèses.

La rate qui pèse 9S0 grammes est trbs.cpngestionnée.’mais ces formations lymphoïdes sont manifestement atrophiées.

Rouge, la moelle osseuse contient, surtout des lymphocytes et des macrocytes non granuleux.

Le foie pèse 2.950 grammes. Il contient de nombreux amas lymphoïdes périvasculaires ; il présente un début de cirrhose péripprtales et de nombreuses zones de stéatose.

La plupart des cellules hépatiques sont chargées de pigment ocre,

L’ascite est hémorragique ; après centrifugation, on trouve dans ce liquide beaucoup de globules rouges et de lymphocytes,

Le liquide péricardique renferme des cellules endothéliales, quelques lymphocytes et des hématies.

Il s’agit donc d’une lymphadémie (lymphonies ganglionnaires, hépatiques, médullaires) à réaction hématique fruste (oligolymphocytoso, hypoplasie des cellules granuleuses).

Cette lymphadénie s’accompagnait d’hépato-spléno-mégalie et d’ascite. L’alcoolisme intervenait sans doute dans la pathogénie de l’ascite et de la dégénérescence hépatique. Remarquons toutefois que les exsudais péritonéo-péricardiques de ce leucémique non tuberculeux renfermaient des lymphocytes.

Remarquons aussi que la splénomégalie est moins le fait d'une hypergenèse parenchymateuse, d’une hyperactivité leucogénique que celui de la stase sanguine énorme.

pées. La clavicule droite mesure 1 centimètre, la gauche 5 centi-

Tous les appareils ligamenteux de la main présentent une laxité extrême : en appliquant fortement la paume des mains l’une contre l’autre, notre malade peut ramener les doigts h angle droit vers le dos do la main.

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