‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 7 sur 16 · REINS · texte numérisé non relu

REINS

Phlegmon périnéphrétique double. Opération. Guérison,

Société Médicale des hôpitaux. 21 juin 1901.

M"'L..., quarante-deux ans, habita Saigon deux ans, 1886- 1888. En 1887, elle a, pendant trois mois, une série de furoncles; elle fait une fausse couche de deux mois. En mars 1889, accouchement h terme mais laborieux suivi d’un érysipèle siégeant su les parois abdominales et nécessitant un curettage.

En 1890, fausse touche. En 1894, nouvel accouchement sut venu avant terme. En 1897, grossesse terminée par l’expulsio d’un enfant mort-né pesant plus de 9 livres. Le mort de l’enfar est attribuée à une scarlatine truste, contractée par la mère, e soignant ses filles, atteintes de cette affection.

Le 12 mai 1898, angine blanche avec état général sérieux. Ceti angine dure quinze jours et, après la guérison, la malade res très lasse et anorexique.

Le 31 mai, violent accès de fièvre. Du 1" au 15 juin, la fièvi

Le 15 juin, la langue est blanche et parsemée d’un petit pointi lé rouge, saignant facilement. La diarrhée n’est pas continuell Le cœur et les poumons sont normaux. Il n’y a pas de tachi rosées.

L’urine contient des traces d’albumine.

La région rénale droite est douloureuse à la pression et l’on perçoit une sorte d’empâtement profond.

Le foie semblait gros; il était douloureux. Au-dessous du foie, 0(1 retrouvait encore le rein droit gros, repoussé on avant et douloureux.

La région lombaire droite fut incisée le 26 juillet ; une collection périnéale fut évacuée. La fièvre disparut définitivement le 29 juillet.

L’histoire de cette maladie prouve que ces deux plegmons périnephrétiques ont évolué non pas successivement mais simultané-

Les plegmons dans les plis duquel on trouve du streptocoque étaient, sans doute, consécutifs à l’infection amygdalienne qui les précéda chronologiquement.

La guérison complète fut obtenue, au bout de deux mois et, aujourd’hui, la malade est dans un état do santé florissant.

C’est, à ma connaissance, la première observation de phlegmon périnéphrétique bilatéral, simultané.

Discussion sur l’application du bleu de méthylène au diagnostic de la perméabilité rénale.

Soà(U Médicale des Hôpitaux. Séance du 18 juin 1897.

Le bleu de méthylène comme agent de traitement de l’albumi-

amyloïde chez un tuberculeux.

Un malade rentre dans mon service pour œdème des jambes, dyspnée et albuminurie considérable (33 grammes). Il ne se plaint nullement de tousser et ne présente aucun signe fonctionnel de

Clicz le second, l’albuminurie semble ne pouvoir être rallachée à aucune infection.

Notre sujet ayant les stigmates de l’hystérie, on serait tenté de la classer dans les albuminueries intermittentes d’origine neuropathique.

Néanmoins nous croyons que, dans ce dernier cas, il faut faire des réserves sur l’intégrité du parenchyme rénal : il y a vraiseml)lablement néphrite parcellaire.

Peut-être s’agit-il d’une néphrite prébacillaire bien qu’il s’agisse d’une albuminurie orlbostatique vraie et non d’une albuminurie paroxystique influencée par l’alimentation.

Le rapprochement do ces deux cas si semblables au point do vue symptomatique nous conduit à nous demander si, dans la majorité des cas d’albuniinucrio orthostatique, considérés comme d’origine nerveuse, il n’y a pas fréquemment une origine infectieuse méconnue.

Ces albuminuries minimes des hystériques, des neurasthéniques feraient probablement fonction de néphrite parcellaires ; la station debout et l’action angibspastiquo viendraient jouer un rôle accessoire mais réel dans l’apparition do ces troubles uri-

Page 1