De tappendicite htberculeuse
{Bull, et Mém. SMiiie de Chirurgie, mars 1892, et Sazette des hôpitaux, 1892.)
Au moment où cette communication fut faite, l’appendicite tuberculeuse était considérée comme .une affection rare, d'un diagnostic difficile et incertain alors même qu’il est établi rétrospectivement d’après l’examen de l’appendice excisé. M. Delorme rapporte les cas qu’il a opérés. Il fait remarquer que, contrairement à ce qu’on avait avancé, l’examen bactériologique n’est pas indispensable pour fixer le diagnostic et que les autres signes concomitants, présentés le plus souvent par les malades, nous fixent bien sur la nature de l’affection typhlo-appendiculaire.
C’est en se basant sur eux que, de longue date, et bien avant les recherches bactériologiques, les médecins arrivaient à reconnaître cette forme qui n’est pas si rare que les chirurgiens le croient. Dans un service de médecine, M. Delorme en a vu trois cas sur une vingtaine de tuberculeux.
60. Amputation totale du membre supérieur avec l’omoplate (amputation intra-scapulo-thoracique) pour un sarcome de t épaule. (Bulletins et Mémoires de la SociéW de Chirurgie, juin (892.)
Les cas d’amputation intra-scapulo-thoracique se comptent en France.
Il y avait donc intérêt à présenter cet opéré dont l'histoire plaidait en faveur de cette opération.
Cette présentation donna lieu à une discussion sur la valeur de l’ablation du membre supérieur dans les sarcomes de l’épaule.
61. Cure radicale des hémorroïdes par le procédé de Whitehead. (Même recueil, 1892.)
Le procédé préconisé par Whitehead pour la cure radicale des
symptomatologie typique, son siège et son traitement doivent Iv réserver une place è part dans l’étude des phlegmons du cou.
Après en avoir retracé les caractères cliniques, il précise le sièg habituel et la profondeur de l’incision qui doit donner issue au pus.
C’est au-dessous de la muqueuse de la langue que se trouve le pus ; on ne l’atteint, par la voie sus-hyoïdienne, qu’après avoir traversé le muscle mylo-hyoîdien. En taisant une incision hâtive, en tenant bien compte du siège occupé par le pus, on peut, les faits de M. Delorme le démontrent, atténuer considérablement le pronostic de ces phlegmons dont les observations rapportées au cours de la discussion ont fait ressortir l’excessive gravité.
Ce mémoire a servi de base à celui que M. Matignon a consacré au même sujet dans les Archives de Médecine militaire au travail
de MM. Huguel et de Bovis in Archives générales de Médecine (1894), et à la thèse de M. Le Terrier à la rédaction de laquelle M. Delorme