Rapport
connais aucun livre moderne sur les plaies par armes à feu qui soit, à ce degré, basé sur les résultats d’expérimentation avec les armes actuelles. Or, comme l’armement de toutes les grandes armées est le même, sa lecture en est instructive pour chaque médecin militaire... J1 porte le cachet de l’indépendance du jugementetderesprit pratique. »
II. Lors de la présentation à l’Académie do Médecine du tome II du Traité de chirurgie de guerre de M. Delorme (séance du 25 avril 1893), M. le médecin inspecteur Kelsch s’exprime ainsi :
Il J'ai l’honneur de vous offrir, de lapart de M. le professeur Delorme, le dernier volume de son Traité de chirurgie de guerre, volume qui complète cette œuvre considérable.
Il Fardes expériences et des observations cliniques poursuivies pendant plusieurs années, l’auteur a pu apporter un contingent important do données h l’étude des traumatismes produits par les balles actuelles et devancer ainsi l’expérience de la future campagne.
Il Les lésions des os longs ont été l’objet d’une élude approfondie. L’histoire des fractures, notamment, a fourni à l’auteur l’occasion de développer dos idées toutes personnelles sur leurs signes diagnostiques et leur traitement. Grâce à de nombreuses et ingénieuses expériences.
sur les questions et les particularités les plus nouvelles de la chirurgie de guerre, sur les points compliqués de la pratique actuelle, depuis les perfectionnements des armes à feu, la portée plus longue et plus précise des projectiles. Cet ouvrage répond enfin aux principes établis par la Commission des Prix de l’Académie des sciences...
« Ce qui caractérise d’abord l’importance de cet ouvrage considérable, c'est qu’il a entraîné l’auteur b une multitude d’expériences cadavériques pour élucider les nombreuses questions à résoudre. Il s’attache à signaler ses propres recherches, parmi les plus importantes et les plus nouvelles, en prouvant qu'elles n’ont pas encore été soumises à la publicité de la part d’autres chirurgiens.
« !■> M. Delorme expose d’abord les désordres produits par les balles
les lésions sous-jacentes au cartilage dit d’accroissement sont limitées, tandis que celles superposées à ce cartilage présentent les caractères d’extensioh et de traumatisme des diaphyses osseuses. Cette donnée.
dit l’auteur de ces recherches aussi attentives que multipliées, domine la thérapeutique des résections.
« Notre savant confrère, M. le professeur Ollier, qui a publié trois volumes sur les résecliom des os pourrait à ce sujet apprécier le mérite des recherches de M. Delorme sur la variété des lésions produites par les fractures articulaires. Sa conclusion à ce sujet est que chaque extrémité articulaire comporte des types de fractures plus variés que ceux des diaphyses.
« M. Delorme a fait autant de recherches et autant multiplié ses expériences sur les lésions traumatiques de la tête, de la face et de chacun de ses organes, qu’il l’a fait pour le cou, le tronc et toutes
S8. Contribution à la chirurgie du rachis.
De l'intervention dans les ostéites tuberculeuses du rachis.
(In Essais de Chirurgie médullaire de Chipaulf, Paris, 1893.)
Depuis 1885, M, Delorme est intervenu directement dix fois, pour des maux de Pott de l’adulte. Grâce à une incision lombaire d’étendue suffisante, il a évidé des corps vertébraux lombo-dorsaux atteints d’ostéite, et simultanément gratté et curé des poches purulentes lombo-iliaques. Les douze observations de ses opérés, transcrites en détail, ont été fournies à M. le D' Chipault. Elles figurent dans son remarquable ouvrage. Elles ont d’autant plus servi à cet auteur, pour l’étude de cette question, qu’on s’est jusqu’ici, en France, montré très peu partisan de ces opérations. En 1887, M, Delorme avait déjà fait soutenir sur ce sujet la Thèse de Faucillon {De l'intervention chirurgicale dans le mal de P'ott dorso-lombaire, Paris, 1887). Dans cette thèse il donne, avec le récit de ses premières opérations, des indications sur la technique qu’il a suivie et qu'il conseillait ; elle permet d’éviter la section des troncs nerveux qui sillonnent le champ opé-